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Où nous mène la paranoïa... ? [PV : Shiny ]

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Localisation : Hum...
MessageSujet: Où nous mène la paranoïa... ? [PV : Shiny ] Dim 10 Nov - 14:49

Il déambulait dans les rues, un visage d'ange qui camouflait divinement une méfiance croissante. Quelqu'un le suivait. Ah mais c'est pas vrai, à peine inscrit, il fallait que ces crétins lui sautent à la tronche ? Habillé dans sa tenue habituelle, il ouvrit en grand son large manteau de cuir & continua de déambuler avec sa face d'ange. Il s'éloigna peu à peu de la ville, s'adossa nonchalamment à un arbre qui annonçait le début de la forêt & se mit à réfléchir.

Qu'on lui rappelle qui lui avait donné l'idée brillante de se promener dans la ville ? Ah oui... Lui-même, à tout hasard. Bon. Pourquoi ? Il passa sa main dans ses cheveux bizarroïdes, vu qu'une partie recevait la lumière du soleil ( et était presque turquoise ) tandis que l'autre, dans l'ombre, restait d'un bleu roi envoûtant. Ombre & lumière. Exactement le reflet de ses pensées aussi farfelues que ne l'était sa personnalité.

Son père l'avait appelé, maintes et maintes fois & il avait ignoré royalement ces appels. Conséquence de quoi, son abruti de père avait immanquablement vouloir lui coller un garde du corps à ses basques. Et c'est pour cela qu'il était sorti. Pour prendre son père de court & lui expliquer ce qu'il en faisait, de ce monde de mafieux plus insupportables les uns que les autres. Bien... Et naturellement, il s'était encore fourré dans un beau pétrin.

Comme c'est bizarre, comme c'est étrange, mais quelle coïncidence !...

Finalement, un individu habillé d'une tenue similaire à celle de Chi, si ce n'est la couleur de la cravate qui était noire, lui fit face. L'individu suspect s'avança de manière suspecte & fit un geste aussi suspect qu'il ne l'était. Sans s'en rendre compte, Chi s'était enfoncé dans la forêt. Il s'arrêta dans une sorte de clairière, avec l'individu suspect toujours aux trousses qui lui dit finalement qui il était.

... Ouais, son père était un paranoïaque du cerveau. Encore un garde du corps. Encore un. ... Et puis quoi, encore ? De son visage d'ange calme et serein, il regarda l'individu très suspect, enleva son manteau, sa cravate & sa chemise & le toisa. Avec le même visage angélique. Il finit par dire, en élevant une voix aussi suave qu'androgyne.

- On règle ça à ma manière. Soit tu files, soit je te brise les côtes & tu files. Quel est ton choix, joli petit chaton ... ?

L'individu suspect se mit à reparler. Enfin, à murmurer, mais on se comprend hein. Juste pour dire que le père Ieyasu souhaitait juste avoir des nouvelles de son fils. Chi répondit froidement qu'il se porterait mieux si on lui fichait la paix, ce que l'individu reçut en acquiesçant la tête. Et en se retournant pour s'en aller.

Comme c'est bizarre, comme c'est étrange, mais... Quelle coïncidence !

Chi s'assit contre un arbre, à la fois rassuré d'avoir au moins une semaine tranquille & amusé de ce qu'il allait devoir faire une fois la semaine passée. Il se massa légèrement les tempes en constatant qu'il frissonnait, mais pas de froid. Il jeta un coup d'œil à ses vêtements posés noblement sur une branche d'arbre, à quelques mètres de là.

Il commença à se lever, entendit un bruit furtif et silencieux, s'arrêter pour se lever totalement. S'il commençait à se méfier du bruit de ses pas, ce n'était pas de paranoïa dont il était atteint. Il était donc debout et s'immergea dans des enchaînements d'arts martiaux, d'une part pour se réchauffer vu qu'il n'avait absolument pas l'intention de mettre sa chemise, d'autre parts parce qu'on ne garde pas le titre de n°1 mondial en se croisant les pouces.

Au bout de plusieurs enchaînements, il commença sérieusement à s'entraîner en s'imaginant des adversaires de son niveau & ses mouvements n'en furent que plus magnifiques & souples, même s'ils étaient plus rapides. Il ferma les yeux lorsqu'il venait d'atterrir sur le sol après une demi vrille, et se concentra. Deux respirations, et non une. Lui & une autre, beaucoup plus absconse et qui se rapprochait.

Comme c'est bizarre, comme c'est étrange...

Il n'en redoubla que plus d'ardeur dans son entraînement, décidant d'omettre ce léger détail. Mais ne pouvant décidément pas l'ignorer plus d'une seconde, il mit en place les options. Soit une personne se prenait pour le grand méchant loup et se baladait dans la forêt, soit ce crétin de pseudo-garde n'était pas parti & l'épiait. Son pied fendit l'air en direction de l'un de ses ennemis invisibles & il prit appui sur l'élan pour exécuter un saut périlleux arrière.

Il atterrit non sur le sol, mais sur une branche, en équilibre précaire. Il se replongea dans son entraînement, rigoureux et minutieux, & entreprit de mettre hors d'état ses ennemis imaginaires, un à un. Avant de s'imaginer, comme il le faisait souvent, face à lui-même. Et là, un petit changement s'opéra. Il changea de tactique & opta pour la meilleure ; l'improvisation. Sa méfiance l'avait emmené à être féru des Arts Martiaux, à un tel point qu'il était une arme redoutable & justement, l'improvisation avait l'avantage.

L'improvisation avait le mérite d'improviser, justement. Et personne ne pouvait prévoir ce qu'il allait faire, pas même lui-même, & là résidait toute la force & la faiblesse de l'improvisation. Lorsqu'il conclut sa dernière seconde en faisant un salto arrière & en se mettant dans la position d'attente la plus connue de l'Histoire Martiale, il entendit un bruit de branche brisée dans son dos.

Mais quelle... Coïncidence..

Chi fit aussitôt volte-face, yeux fermés, rendant sans forcément le vouloir son visage encore plus angélique qu'il ne l'était déjà. Et sa voix toujours aussi suave & androgyne rompit le silence.

- Dois-je en conclure que le méchant loup a faim, ou bien... ?

A ce moment-là, Chi ouvrit ses yeux avec un sourire taquin sur les lèvres. Qui cachèrent formidablement bien sa surprise. Aïe. Ce n'était pas l'individu suspect. C'était qui encore, celui-là... ? Il arqua un sourcil, aussi amusé par ce revirement de situation que de sa propre réaction, & se laissa choir en position assise à même le sol. Décidant de rompre une nouvelle fois le silence, il lança, taquin :

- Ou bien le grand méchant loup aurait perdu l'usage de la parole ?

C'est à ce moment-là que Chi revisita ses propres paroles & se rendit compte qu'à part être provocateur sur sa première phrase, et que sa deuxième prise de paroles avaient quelques insinuations, il n'incitait guère à ce qu'on l'approche. ... A moins d'être nympho. Ouais. Certes. ... Et bien tant mieux, il n'avait pas ferré encore de proie aujourd'hui, & il allait falloir qu'il s'y mette. Cela pouvait potentiellement être lui mais... Pas sûr.

Il joignit ses mains & posa son menton sur celles-ci, coudes sur les genoux. Il ferma les yeux & décida d'attendre. Après tout, dans beaucoup d'enchaînement, la dernière position était une position d'attente. Car si notre adversaire se relève, même s'il n'était pas censé se relever, on pouvait le mettre hors d'état de nuire avant qu'il se relève. Là, c'était pareil, à quelques différences près. Il ne faisait qu'attendre.

Ne faisait-il vraiment qu'attendre... ? La paranoïa l'avait-il emmené à ça, attendre éternellement que le futur devienne présent ? Mais non, voyons... Nous parlons d'attente & non de paranoïa, n'est-ce pas... ? Encore une fois..

Echec & mat..

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Shin
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MessageSujet: Re: Où nous mène la paranoïa... ? [PV : Shiny ] Dim 17 Nov - 0:55

  • Sa main vint fortement froisser le tissu de son jean. Son poing se referma ensuite, lentement. Ses ongles s’enfoncèrent dans la peau, un filet de sang s’échappe. Il mordilla sa lèvre une fois, puis deux, puis trois, jusqu’à en goûter le liquide métallique s’injectant tel un opium dans sa bouche. L’opium de la folie au goût d’ivresse. L’élixir de la jeunesse éternelle, une marque indélébile aux lettres argentées. Plus de volte face, elle s’imprimait sur sa peau, par le bas, par le haut. Folie, elle marquait sa chair, la violait et elle cédait. Cédait sous la lame. Dulcem, acerbum dementia, il l’aimait, la fuyait comme la peste, c’était à la fois son amante cruelle, le pendant sur les cils ficelées d’un amour bien qu’impossible, à la fois son ennemi redoutable, un ennemi qu’il apprenait à haïr jour après jour. C’était à la fois l’amante, l’amie, l’amoureuse, l’ennemi. C’était cet enfant impitoyablement diabolique le narguant de loin. C’était la délivrance de son âme, c’était ce qu’il aimait le plus, ce qu’il haïssait. Cette raison qui le poussait à rire et pleurer à la fois. Folie, ses lettres qu’il avait décidé de tatouer au fond de son cœur. Ce sentiment qui lui offrait à la fois libération et emprisonnement. Qui lui offrait une douce agonie illusoire sur un plateau d’argent. Il la connaissait et elle le connaissait, tout deux s’aimaient. Tout deux s’étaient aimés du début à la fin.
    La lame ondulant sur son dos lui procurait une invraisemblable sensation de satisfaction. Bien qu’elle torturait, violait, martyrisait et blessait la chair offerte, laissant derrière elle quelques traces de rougeurs et de longs traits noirs. Un gémissement –était ce de douleur ?- franchit la barrière des lèvres gonflées à force d’être châtiées. Un gémissement étouffé, de douleur, de bien être, de satisfaction. Une éternelle satisfaction, pas une fois il avait pensé qu’il regretterait un jour ses lettres qui seraient imprimées perpétuellement sur son dos. Les initiales de son âme. Le dos se cambrait, le sang coulait, chaud, vital, ayant la fière couleur du jus des mûres. Donnant un peu de vie au corps pâle et froid. Les gémissements de douleurs s’intensifièrent, mais il ne le dérangeait pas, au contraire, il se sentait vivant. Lui, la lame et son corps se tordant sous la lacérante douleur. Il l’aimait, il l’aimait la douleur, à présent c’était la dernière chose réussissant à prouver son existence. L’existence de son corps, il avait toujours eu besoin de miroir pour se prouver qu’il était bien là. Mais ce n’était plus suffisant. Il avait besoin d’une punition, d’un châtiment. Et il n’avait rien trouvé de mieux, rien. C’était une punition égoïste en soi, mais il l’a toujours été, égoïste, manipulateur, calculateur, mort de l’intérieur. Alors à quoi bon ? Si au fond, ce châtiment n’était qu’un fait pour prouver à lui même qu’il était là, en vie. Que son corps ne pourrissait pas comme son âme ayant prit incendie. Elle avait été rebelle, son âme, bohémienne, refusant de suivre les règles et en subissant les circonstances. Elle était jeune, incroyablement jeune et insouciante. Au fond, il était lui, il était lui et elle, lui et toutes ses personnes tout autour, il était tous leurs désirs refoulés, il était tout leurs envies enfouies, incendiées et refoulées, il était ce qu’eux n’osaient pas être. Alors, pourquoi, pourquoi était il victime de son honnêteté ? Pourquoi tout était difficile ? Pourquoi étre sois méme était plus difficile qu’étre quelqu’un d’autre ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi, penser autant, le menait à la folie. La folie de se voir seul, la folie d’étre hanté par les yeux de la mort. La folie de n’avoir plus la flamme d’autre fois, la folie dans la nostalgie, et la nostalgie était certes le sentiment le plus horrible qu’il n’avait jamais connu. Un sentiment déchirant, étouffant, tel les fils d’une araignée invisible, tirant toujours un peu plus. Il soupirait, il soupirait de douleur, la douleur d’avoir perdu, la douleur d’avoir fait des erreurs. La douleur de regretter ce que l’on a pu faire, ceux que l’on a courrumpu, toutes ces bétises qu’on a pu commettre, et pourtant, on dit que les folies étaient les seules choses qu’on ne regrettait jamais. Mais en quoi pousser quelqu’un à la mort était amusant ? en quoi pouvait il le rendre fier, ? Rien n’est en effet plus effrayant, que de rencontrer la mort en face.
    La lame continue sa course sur son dos meurtris, dessine des courbes et des lettres. Tout d’abord un M, un joli M en lettres capitales. Puis un A, un grand A, un A fier. Puis le suivent le D, et le N ensuite finalement deux SS. Il souffre, c’était évidant. Ce mot se gravait sur sa chair, à jamais. Ce mot ne le quitterait plus et il aurait à le voir, le sentir enfler sous ses doigts à chaque fois qu’il se regarderait dans une glace ou qu’il le toucherait. Il aimait les tatouages, il aimait ces marques qu’on ne pouvait effacer. Mais certaines choses n’avaient pas besoin d’être tatouées pour qu’on s’en rappelle l’espace de toute une vie. Ses traits se détendirent, une perle de sueur vint mourir à la naissance de son cou. Ses paupières s’élevèrent. Son visage se décontracta, et il cessa toute pression contre le tissu déchiré. C’était fini, mais ce n’était pas assez. Ce n’était que le début de la fin.
    C’était bon de se sentir vivant, c’était bon de se revoir. Il se releva d’un bond, passa une main dans ses cheveux de jais aux mèches rouges. Il n’eut pas le courage de mettre sa chemise rouge à carreaux. Ses yeux étaient soulignés par d’épaisses cernes, mettant en valeur la couleur pourprée de ses yeux. Il eut soudain envie de nouveau. Peut être un nouveau piercing, mais il en avait déjà neuf. Il eu envie d’un peu de changement, peut être fumé un bon coup. Non, il lui fallait plus que ça, il lui fallait quelque chose de plus fort. Quelque chose comme de la cocaïne. Plus d’une bonne baise, il voulait aller mieux, oublier, aller mieux, ne plus penser. Il voulait suspendre ses pensées. Il voulait vider ce qu’il avait sur le cœur, mais ne trouvait rien, il était aussi seul qu’au jour de sa naissance. Il avait été abandonné et a abandonné tout le monde. Alors, il croyait trouvait du réconfort chez Morphine. Mais Morphine était une amante addictive. Morphine était belle, le soir, dans le noir, elle était bonne très bonne. Morphine était cruelle, et les bras de morphine étaient chauds, incroyablement chauds et agréables.
    Il s’alluma une clope, une énième fois. Du Marlboro, il ne fumait que ça. Ou du moins avait du mal à accrocher aux autres marques. Il cracha la fumée, comme il aurait aimé le faire avec ce trop de nostalgie qui le tuait à petit feu. Il ne sut ou ses pas le menées, mais partout, on regardait ce jeune homme, ce jeune homme aux yeux trop noirs se trimbalant torse nu en plein hiver. Ça lui réussissait de sortir toujours de l’ordinaire. Tout d’abord avec les dragons en tatouage ornant tout son bras ainsi que son bas ventre. Puis avec son apparence peu commune. Il en était fier, il aimait ça, il aimait qu’on le regarde, car le monde était à lui, quand on le regardait, ça prouvait qu’il était là, ça prouvait qu’il existait, alors putain ! Ce que c’était foutrement bon d’être dévoré des yeux, ce que c’était bandant de se sentir désiré, mais ce qui l’était plus, était de se sentir haï.
    « Putain ! Mais il est cinglé ! »
    C’était ce qu’il avait le plus entendu ce jour là. Cinglé, fou ou encore détraqué, dégénéré, il s’en foutait. C’était un peu lui au fond ? il s’était tatoué à jamais la folie sur son dos, alors, ce n’était qu’un plus, ce n’était qu’une affirmation, il était bel et bien fou, ou il prétendait alors l’être, pour se sentir plus en sécurité, pour se dire que ce n’était pas sa faute, pas sa faute à lui, que tout irait bien car les autres prendraient soin de lui, mais ce n’était pas ça, il était tout juste loin de la réalité, très loin. Il faisait ça parce que la culpabilité était trop amère. Un humain, ne pouvait pas supporter tout cela. Avait-il perdu toute humanité ?
    Du calme, c’était ce dont il avait besoin, Morphine était une amante capricieuse, Morphine était trop exigeante, Morphine le voulait pour elle seule. Alors il cédait, il cédait à ses caprices car il l’aimait. Shin aimait Morphine, Morphine était son amie, c’est ce qu’elle disait. Elle était sa chérie, elle le faisait se sentir bien sans rien demander en retour, juste un peu de lui, juste un peu de sa raison pour elle. Juste une place dans son quotidien, elle l’était intelligente, et il l’aimait tellement qu’elle le poussait à faire des choses incroyables. Des choses qu’il n’aurait jamais faites pour une autre. Il l’aimait, il l’aimait, il l’aimait. Il l’aimait tellement alors qu’elle détruisait ses cellules, une à une.

    Des arbustes étaient visible au loin, trois, quatre puis cinq. Il sentit d’un coup l’odeur d’humus frais et des arbres. Le vent vint balayer ses boucles noires et il ne pensait qu’à une chose, son mante, Morphine. Mais hélas, il n’était pas seul. Il s’en rendit compte bien que trop tard. Il le jaugea d’un regard hautain, comme si il jaugeait de la marchandise. Une corpulence masculine, mais que trop peux. Des traits tellement fins que l’on dirait une fille. L’allure d’un mannequin. De gros yeux vairons reflétant le vide. Des cheveux longs, mais pas trop, dont la couleur était à définir. Une souplesse incroyable et une gueule d’ange. Tout pour me plaire, mais Morphine était possessive. Morphine ; cette pute fuyant au lever du soleil. Il jeta un mégot –éteint- à terre. Il remarqua ensuite que le jeune homme, lui aussi était torse nu, et cela le fit sourire d’un air mauvais. Alors, il n’était pas le seul con à se trimballer ainsi, d’un coté, ça le rassurait. Puis, une voix suave. Une voix éteinte, le tira de ses « constatation ». Le jeune homme lui adressait la parole.

    - Dois-je en conclure que le méchant loup a faim, ou bien... Ou bien le grand méchant loup aurait perdu l'usage de la parole ?


    Ses yeux se posèrent sur lui, et il le déshabilla du regard. Il descendit grignota ses pectoraux et gagna sa ceinture. Il ne sut quoi répondre, était-ce une invitation, une sorte de provocation ? Par contre, il ne pu se retenir de pouffer. Un élan de rire le prit, secoua ses épaules. Un rire très violent, un rire, s’étant imposé, ainsi, n’ayant aucune raison. Le regard las du brun se posa dans celui du plus jeune. Son rire c’était calmé, il était redevenu lui méme. Il s’approcha de Chi, puis s’accroupis devant lui. Sa main vint caresser sa joue de porcelaine, il frémit à ce contact. Il pouvait à présent humer son doux parfum, il était là, devant lui, il était là, il était vivant…Il respirait et il pouvait sentir son souffle contre sa joue. Sans se défaire de son regard, Shin commença, d’un air moqueur ;

    -Laisse moi deviner…Probablement asiatique, fils de riche, pourris gâté….Populaire du coté des filles et des garçons. Plus puceau depuis deux mois, ou moins qui sait ? Curieux, capricieux. Une envie d’essayer l’homme peut être ?


    Il souffla sur sa nuque, puis, susurra au creux de son oreille ;

    -Une fois que tu y auras goûter, tu ne pourras plus t’en défaire….

    Un sourire mauvais étira ses lèvres, sa main descendit, serra un peu son cou de ses longs doigts d’ivoire. Sa voix se fit plus sombre et il ajouta ;

    -Comme tu l’as dit, petit agneau, le méchant loup a faim alors, il faudrait
    mieux ne pas jouer dans la cour des grands mon p’tit. J’te laisse une chance, tu peux filer.



_______________________________________



Surgit aux commissures
Un appétit de luxure,
Une montée subite
Nous incite, nous invite
A des gestes explicites.


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MessageSujet: Re: Où nous mène la paranoïa... ? [PV : Shiny ] Dim 17 Nov - 2:44

- Dois-je en conclure que le méchant loup a faim, ou bien... Ou bien le grand méchant loup aurait perdu l'usage de la parole ?

Oh que Chi connaissait ce regard hautain... Pourtant, non seulement ce dernier ne fit que lui faire arquer un sourcil amusé & en plus, Chi n'hésita absolument pas à lui renvoyer un regard espiègle. Voilà que ledit inconnu se mettait à le détailler de la tête aux pieds. Enfin, de ce qu'il pouvait, vu que Chi était assis en seiza à même le sol. Lorsque l'inconnu, que Chi se dit qu'il allait appeler le nympho, se mit à rigoler d'un rire de dément, notre Héritier ne broncha absolument pas. Encore un qui voulait être fou, non mais franchement, qu'est-ce qu'avait la population avec la folie... ? C'était à la mode ou quoi... ?

Combien de personnes disaient l'être alors qu'elles ne savaient même pas ce que c'était ? Ah, mais quelle horreur... Le nympho ne s'arrêtait pas dans son rire de dégénéré, ce qui poussa Chi dans ses réflexions. Et si nous abordions le sujet d'une autre manière ? C'est vrai que rire permet de tout surmonter, même la folie, même la mort, même la vie, même tout ce qui est ou existe en cette planète, mais... La folie permettait-elle de surmonter le rire ? Non, là c'était aller un peu trop loin ou alors trop vite en besogne. Au choix... Lorsque le rire baissa, Chi émergea de ses réflexions. A la rigueur, un rire de nymphomane qui se croyait fou restait un rire de nymphomane qui se croyait fou, inutile de disserter là-dessus, donc.

Le regard las du nympho ne fit que faire naître une étincelle d'indifférence qui alluma ceux de notre Mafioso. Le rire se calma & finit par cesser, en revanche, un autre bruit survint. Celui du froissement de feuilles que provoquait des pas quelconques, ici les pas du nympho. Et bien... Ah, le nympho s'accroupissait devant lui à présent ? Qu'est-ce qu'il voulait, encore... ? Après le rire du dément, la chaleur du diable.. ? Chi se mit machinalement en tailleur pour appuyer ses coudes sur ses genoux, joindre ses mains et poser son menton sur ses doigts entrelacés. Hors de question qu'une proie le force à être sa proie du soir, il n'en avait pas encore décidé ainsi.. Mais le nympho décida de le devancer dans ses taquineries, car il parla d'un air moqueur, avec un accent... Significatif.

- Laisse moi deviner…Probablement asiatique, fils de riche, pourris gâté…

Ce fut au tour de Chi de rire, un rire léger faisant bien comprendre au nympho qu'il faisait fausse route. Probablement asiatique... ? Les asiatiques se reconnaissaient par bien des aspects physiques, qu'est-ce que "probablement" venait faire ? Ah... Une simple provocation, donc. Chi se mit alors à détailler les traits de son interlocuteur pour en déduire rapidement que sa deuxième déduction, celle de la provocation, était la bonne déduction. Ce type nympho avait les traits d'un asiatique. Mais c'est pas vrai, encore un asiat' nympho, c'était vraiment une maladie... Ou alors un vrai stéréotypé. Encore que, Chi n'avait absolument rien à dire, question stéréotypé, alors bon... Le rire de Chi se calma.

Fils de riche ? Alors là, il avait tapé dans le mille, le cachottier... Bon, en même temps, il ne fallait pas chercher midi à quatorze heures, quand vous vous baladez avec des armes ou des tenues suspectes, mieux vaut avoir de l'argent pour assurer ses derrières. Jusque là, rien de bien impressionnant, donc. Fils de riche ? Chi dirait plus exactement fils de mafieux, aristocrates côté paternel & royaux côté maternel. Ah, ça changeait considérablement la donne, mhm ? Comment ça non ? Des riches, il y en a partout. Et surtout, des riches qui émergent. Des familles, qui gardent leur influence & leur fortune, sont bien plus rares à trouver. De plus, riches émergeant & riches depuis longtemps avaient des comportements nettement différents.

Pourri gâté ? ... Chi passe sur ce sujet. Il ne l'était pas du tout & ce pour une raison très simple ; il ne souhaitait pas faire encore plus "déjà-vu" qu'il ne l'était déjà. De plus, inutile d'être pourri-gâté quand on était facile à vivre & qu'on vivait avec peu de choses. Ecrasante défaite de déduction du nympho, m'enfin, personne n'est parfait... Ou plus exactement, personne ne peut ne serait-ce être perfectible. Encore moins en étant pourri-gâté. Ha. Bref... Il disait quoi d'autre, le nympho ? Chi sortit vite de ses pensées, en essayant de se remémorer des paroles qu'il entendait à défaut de les saisir sur le vif.

- Populaire du côté des filles et des garçons. Plus puceau depuis deux mois, ou moins qui sait ?

Un sourire énigmatique se forma sur les lèvres de Chi. Jackpot pour le début, échec cuisant pour la suite. Et ben, le nympho jonglait entre victoires & défaites de déductions... Populaire du côté des filles comme des garçons... ? Oh, très beau panier, mister. Quoique, ça manquait un peu de panache... Des yeux moqueurs allèrent agrémenter le sourire énigmatique de Chi. Populaire des deux côtés, totalement opportuniste sur ce fait, pervers pas loin d'être invétéré mais pas assez féru de baise pour ça. Dommage... Encore, Chi était suffisamment pervers pour avoir une vie sexuelle très mouvementée, basée sur l'autodidactisme & sur les proies qu'il ferrait. Populaire ? Totalement. En revanche, pour le reste...

- Comptes plutôt en années, l'asiat' nympho.

Le ton de Chi était toujours moqueur, quoique aussi énigmatique, & avait des intonations toujours aussi suaves & une voix d'androgyne. Comment ça, ce n'était pas respectueux de couper un pauvre homme dans son monologue ? Il était suffisamment respectueux pour le corriger, n'allons pas provoquer une guerre psychique pour rien. Plus puceau depuis quelques mois... ? Et ben, il n'avait pas froid aux yeux de dire, le nympho. Bon, il faisait certes jeune, mais n'exagérons rien... Il avait beau être idiot & stupide, il ne l'était pas assez pour que son Q.I décline. Dommage... Bon. Il avait quoi d'autre à dire, le nympho... ?

- Curieux, capricieux. Une envie d’essayer l’homme peut être ?

Curieux ? La curiosité fait vivre & il ne pourrait pas être autant réfléchi & observateur s'il n'était pas curieux. Constatation aussi stupide que futile, mais bon, le nympho marquait au moins une autre victoire de déduction. Capricieux ? Encore une fois, une victoire du nympho suivie... d'une défaite du nympho. C'en devenait maladif, à ce stade si peu avancé de la conversation. Une envie d'essayer l'homme... ?

- Déjà essayé, vraiment navré de te décevoir.. L'asiatique nymphomane...

Et bien, cette conversation ressemblait plus à un balancement de moqueries plutôt qu'à autre chose. En effet, Chi avait déjà " essayer l'homme " & cela lui réussissait plutôt bien... Nous pouvons même dire qu'il lui arrivait de préférer cela aux relations sexuelles homme-femme. Seulement sexuelles. Et cela ne faisait que lui arriver de temps à autres de tenir ce genre de discours. Jamais éternellement, vu qu'il appréciait homme comme femme. Ce qui se nommait les joies d'être bisexuel. Parfaitement, les joies. Le jour où Chi rencontrera une personne androgyne... Ah, qui sait ce qui arrivera ? En tout cas, le souffle du nympho sur sa nuque lui rappela qu'il avait un homme en face de lui & non un androgyne. Damn it. Un homme qui toutefois lui susurra dans l'oreille quelques paroles... hm.. nous passerons les connotations.

- Une fois que tu y auras goûter, tu ne pourras plus t’en défaire…

- Je n'ai jamais dit que je m'en étais défait, l'asiat' nympho...

Bon, soit il l'allumait, soit il le testait, soit Chi pouvait aller s'enterrer dix mille pieds sous terre. Unité anglaise qui avait fait ses preuves. Le sourire mauvais que lui lança le nympho ne fit que lui faire arquer un sourcil, aussi amusé que provocateur. Il ne voulait pas lâcher l'affaire, celui-là... Lorsque des doigts d'ivoire vinrent serrer son cou, Chi eut le réflexe, le tic, la mauvaise habitude, appelez ça comme vous l'entendez, de pencher la tête sur le côté. Une voix mauvaise l'intercepta au vol. Encore une erreur qu'il répétait sans cesse, geez...

- Comme tu l’as dit, petit agneau, le méchant loup a faim. Alors... Il faudrait mieux ne pas jouer dans la cour des grands mon p’tit.

Donc il l'avait bien allumé depuis de tout à l'heure & le mettait désormais en garde. Est-ce qu'il était aussi prévisible quand il séduisait, ou bien le nympho était juste un nympho.. ? Ah, mais Chi se l'était déjà dit tout à l'heure... Un nymphomane restait un nymphomane, il allait devoir se rentrer ça au marteau dans le crâne, décidément... Petit agneau ? Oye, il ne fallait inverser les rôles non plus... Être soumis.. Mouais, ça à la limite, il pouvait le supporter. Par contre, le nympho restait la proie de Chi, ou plus précisément une proie potentielle de Chi. Ce type était vraiment un cas. Cette pensée fit rire Chi, léger, un rire suave aux intonations aussi fluides que douces. Rire qui s'arrêta pour laisser le nympho poursuivre ses dires.

- J’te laisse une chance, tu peux filer.

Et puis quoi encore, c'était quoi ce... Ah... Tentative de briser la fierté masculine.. Défaite cuisante pour le nympho. Chi ne comptait d'ailleurs jamais sur la chance. Laisser dire que la chance existe revient à accepter que le hasard existe. Mais le hasard n'existait pas & n'existera jamais. Conséquence ? La chance n'existera jamais. Hasard comme chance ne sont que deux mots que l'être humain a inventé pour... Pour quelles raisons, d'ailleurs ? Ah, peu importe, l'être humain pose des mots sur chaque chose qui n'en avait pas, et même sur des choses qu'il avait déjà nommé, c'est dire. Quant au reste... Il n'était pas dans la nature de Chi de filer, ni dans celles qu'on lui avait inculquées. Ouais bon, il avait peut-être déjà agi sur des coups de tête, mais des coups de tête réfléchis & préparés, il n'était pas fou non plus. Ou du moins pas encore.

En guise de réponse à ce qu'il préférait voir comme une provocation plus qu'à une menace ou tout autre chose dans ce jargon-là, Chi leva sa main & caressa du bout des doigts la joue du nymphomane. Venant de rompre ses mains & ses doigts, il releva donc sa tête qui se retrouva très bizarrement au même niveau que celle du nympho. Ceci fait, il souffla des paroles, de la même voix suave & androgyne aux tons moqueur.

- T'es dans la réalité, l'asiat' nympho, pas dans un rêve... Si tu cherches une quelconque forme de lâcheté, si ce n'est venant de toi, tu n'en verras pas, l'asiat' nympho.

Ceci dit, Chi planta ses yeux vairons dans ceux, rouges, de son interlocuteur. Notre Mafioso n'eut absolument aucun mal à soutenir le regard de celui qui était face à lui & cessa de caresser du bout des doigts la joue du nympho. Il laissa sa main choir gracieusement sur son genou, comme l'autre était par terre. Chi posa son autre main par terre afin d'avoir un parfait appui & se pencha en avant, s'approchant du visage du nympho. Dangereusement. Chi approcha ses lèvres de l'oreille de son interlocuteur, frôlant la joue de ce dernier de la sienne comme une caresse irréelle & douce. Puis, sans plus de cérémonie, il murmura d'une voix aussi suave que moqueuse au creux de l'oreille du nympho, un murmure pareil à une brise.

- Apprends-le, les agneaux ne font pas que fuir, chaton...

Ceci étant dit, il mordilla l'oreille du nympho en passant & recula son visage jusqu'à retrouver sa position initiale. Une lueur énigmatique & moqueuse flottant toujours dans son sourire comme dans ses yeux vairons. Et Chi qui ne bougeait toujours pas. Avant de se remettre en seiza d'une légère poussée de bras & de pencher cette fois-ci tout son corps en avant. De sa main droite, il poussa l'épaule droite du nympho jusqu'à ce que celle-ci heurte le sol. Seulement à ce moment-là, Chi posa fermement son coude droit sur l'épaule gauche de l'asiat' nympho, le regardant toujours, & pencha son visage vers le sien. Un sourire sibyllin collé sur les lèvres cette fois-ci. Il n'effleura pas les lèvres du nympho, mais aurait pu en un seul léger mouvement de tête.

- Et tant que nous y sommes, l'asiat' nympho... N'avais-tu pas dit que le méchant loup avait faim, neh ?

Sur ses paroles, il poussa sur ses deux bras & se releva. Et, tout en accordant un regard à celui qui était désormais au sol, son sourire sibyllin devint bien rapidement le sourire moqueur qui trônait jusque là sur ses lèvres. Il lui tourna le dos pour chercher sa veste, mais à ce moment-là précisément, il se figea. Aïe... Est-ce que ce nympho avait vu les deux tatouages dans son dos, comme son immense cicatrice aussi visible que palpable qui barrait son dos, & lesdits tatouages en passant, en une croix... ? Le tatouage du serpent noir, autour d'une rose, tige noire & pétales rouges sang, entourant son bras gauche, le nympho devait l'avoir remarqué. Mais ce qui se tramait sur son dos ? ... Chi ferma les yeux & finalement se retourna pour s'asseoir en seiza perpendiculairement à l'endroit où les épaules du nympho avaient touché le sol. Il n'avait qu'à lui taire les significations que son dos donnait, après tout, il avait toujours des cartes en main...

Echec & mat, chaton...
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Où nous mène la paranoïa... ? [PV : Shiny ]

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