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Les joies d'un passage express au centre commercial! [Libre]

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MessageSujet: Les joies d'un passage express au centre commercial! [Libre] Jeu 18 Juil - 22:11

En ce samedi après-midi, Astrée s'était rendue au centre commercial. Elle qui était pourtant toujours si prévoyante s'était rendue compte la veille qu'il ne lui resterait pas assez de feuilles de copie pour rédiger ses devoirs du week-end et pour assurer la prochaine semaine de cours. Elle aurait pourtant préféré accompagner ses amis au cinéma comme ils l'avaient prévu mais avait finalement dû se résoudre à changer ses plans. Aucun d'entre eux n'ayant accepté de l'accompagner, ce qu'elle pouvait comprendre, elle était donc partie à contre-coeur faire son achat, en espérant qu'il n'y ait pas trop de monde afin qu'elle puisse avoir le temps d'être à l'heure à la séance.
Elle sortait donc tout juste de la librairie, contente d'en avoir enfin terminée. En effet, le soleil étant plus que radieux en ce jour là, beaucoup de personnes semblaient être d'humeur à faire des achats et le centre commercial était bondé; tout comme la libraire. Ses trois paquets de copies dans les bras, elle entreprit alors d'atteindre les escaliers les plus proches.


La foule l'entourant était tellement opaque que c'est à peine si elle pouvait voir sa montre. Elle s'arrêta donc un instant près d'une vitrine et leva la tête pour observer l'heure sur la grande horloge du hall d'entrée. Bien évidemment, la séance de cinéma commençait dans moins d'un quart d'heure et elle n'y serait jamais à temps... Elle n'en voulait pas à ses amis et ne s'attrista même pas. Il fallait rebondir.
Elle en profiterait pour réviser un peu et, ainsi, elle serait tranquille le lendemain.
Se mêlant de nouveau à la foule, elle eut dû mal à se frayer un passage. Elle ne se souvenait pas d'avoir déjà vu le centre commercial aussi rempli de monde. Certes, elle n'y était allée que très rarement; mais quand même! Comment autant de gens pouvaient-ils se trouver en même temps dans un espace aussi clos? C'était à peine si l'on pouvait marcher tant il y avait de monde.
En fait, Astrée n'allait que très rarement dans ce centre. Le plus souvent, elle faisait ses courses vestimentaires ou autres dans des boutiques indépendantes du centre ville. L'ambiance d'un centre commercial ne lui avait jamais vraiment plu; et puis, elle avait ses adresses préférées.


Son téléphone portable se mit à sonner dans son sac. Elle fit une première tentative pour l'en sortir et décrocher mais comprit rapidement qu'elle ne pourrait pas y arriver. Elle dut alors dévier de sa trajectoire pour se sortir un peu de la foule mais, à l'instant même où elle y arriva, la sonnerie avait déjà cessé. Tenant ses paquets de copie de sa main gauche, elle se pencha sur son sac à main et en sortit son téléphone. Elle rappela alors la personne qui venait de tenter de la joindre. Il s'agissait en fait de l'un de ses amis. En raison du bruit environnant, plus le fait que ses deux mains prises lui empêchent de se boucher une oreille pour mieux entendre son interlocuteur, elle eut du mal à comprendre ce qu'il lui disait. Elle comprit toutefois qu'il parlait du cinéma et d'horaires. Elle lui expliqua alors qu'elle ne pourrait y être à temps et qu'ils n'avaient pas besoin de l'attendre, avant de finalement raccrocher. Replaçant son portable dans son sac, elle regagna l'agitation du centre commercial. Elle détestait avoir à piétiner ainsi, se faisant bousculer et n'arrivant pas à marcher à une allure rapide.
En passant près d'une boutique, elle regarda quelques instants la vitrine (de toute façon la file dans laquelle elle se trouvait semblait ne plus vouloir avancer et elle n'avait aucun moyen d'y remédier ou de doubler les personnes devant elle). En détournant le visage de la vitrine, elle posa les yeux sur son reflet. Elle portait aujourd'hui les cheveux relevés en un chignon haut et son expression lui parut étrange. Ses traits tirés par la fatigue lui semblèrent méconnaissables, alors même qu'ils conservaient leur grâce. Ne voulant pas passer pour folle et n'ayant pas vraiment l'envie de se contempler, elle détourna rapidement le regard et le reporta sur la file devant elle. Les personnes la devançant semblaient s'être arrêtées pour contempler la devanture d'un magasin de jouets.


Cette fois, elle en avait plus qu'assez et son impatience et son intransigeance étaient en train de prendre le dessus. Se mettant de profil pour passer plus facilement, et ceci bien qu'elle soit très mince, elle prit l'initiative de vraiment se frayer un chemin à travers la foule. A grand renfort de "pardon", "veuillez m'excuser", elle réussit à avancer de plusieurs mètres, jusqu'à ce qu'elle se heurte au refus d'une femme âgée d'une cinquantaine d'année de se pousser. Alors même qu'elle s'était montrée polie et courtoise jusque là, elle ne put retenir de s'exclamer "poussez-vous!".
Une mouvement dans la foule l'amena, contre son gré, à se trouver au centre de l'allée. Il lui serait alors d'autant plus difficile de se frayer un chemin. Resserant l'emprise de sa main droite sur l'anse de son sac, elle sentit la fatigue l'envahir. Tout ce bruit et cette agitation ne faisaient pas bon ménage avec la fatigue qu'elle avait accumulé durant la semaine et sa vision commença à se brouiller. Mais, loin de se laisser aller, elle secoua la tête pour se ressaisir. Elle détestait et craignait par dessus tout de se montrer faible. Elle continua donc son avancée tout aussi lentement quand, au bout de quelques secondes, quelqu'un qui semblait réussir à se frayer un chemin à grand renfort de coups de coude à travers la foule, la bouscula et le choc de son bras contre l'un des bracelets d'Astrée lui entama la peau du poignée. Son sac en tomba également par terre et elle vit une partie du contenu de ce dernier se répandre sur le sol du centre commercial. Il s'agissait de son téléphone et de son agenda. Elle tenta alors de se baisser pour les ramasser mais le mouvement incessant des personnes, qui continuaient de marcher dans l'allée, lui permettaient à peine de tendre un bras. Réussissant enfin à atteindre son sac, elle  se fit incendier par des passants que son geste avait gêné dans leur passage.  L'un d'eux envoya un coup de pied dans son portable qui partit s'arrêter un mètre plus loin. Le groupe s'en alla ensuite, tandis qu'Astrée respirait un grand coup. Décidément, elle garderait toujours une mauvaise image des centres commerciales...


Les gens semblaient comme inconscients, ne voyant pas qu'elle tentait de récupérer un objet sur lequel quelqu'un pourrait à tout moment marcher par inadvertance. Elle eut beaucoup de mal à s'avancer sur ce simple petit mètre et se sentit affreusement mièvre. Or, elle détestait cela. Voyant son portable se faire projeter encore quelques mètres plus loin, suivant alors les mouvements de la foule, elle désespéra de le récupérer en bon état. Et, bien qu'elle ne soit pas du genre à parler à haute voix, ne put se retenir de s'exclamer:

"Non, mais ce n'est pas possible!"

C'était devenu comme un cauchemar. Exactement comme si elle était entourée d'une armée de robots continuant sans cesse d'avancer sans rien voir ou remarquer autours d'eux.
En cet instant, elle aurait aimé que l'un de ses amis soit avec elle. Elle se laissa même espérer qu'une personne se pencherait finalement pour ramasser son téléphone portable et lui tendre.
De loin, elle vit alors sur l'écran allumé de son portable que quelqu'un devait être en train de l'appeler. Cependant, de là où elle était, elle ne pouvait entendre nettement la sonnerie...
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MessageSujet: Re: Les joies d'un passage express au centre commercial! [Libre] Sam 27 Juil - 3:00

Mais merde, je les ai foutus où, ces pinceaux? Y’a pas une boîte que j’ai oublié de défaire? Une armoire que je n’ai pas fouillée? Pourtant, j’habite pas dans un palace, mon appart’ n’a que quatre pièces! Ce n’est pas trop long à fouiller, et je ne suis pas du genre à amasser des centaines d’objets inutiles. Oui, je suis bordélique, mais quand même : ça fait trois fois que je passe mon chez-moi au peigne fin afin de retrouver mes fichus pinceaux! Bon ben… je dois me rendre à l’évidence : je les ai tous oubliés à quelque part dans mon sous-sol, au Québec. Je m’applaudis intérieurement. J’avais pourtant su amasser, au fil des années, une quantité non négligeable de pinceaux afin de faire mes toiles abstraites. Et tout va être à recommencer. Avais-je mentionné que je suis une véritable tête en l’air? Ben là, vous le savez. Toujours en train de penser, la tête dans les nuages. Je me connais, j’oublie toujours au moins un truc, quand je pars.
Et ça me fait chier, parce qu’en ce moment, je n’ai pas envie de dessiner. Je veux peindre, j’ai une rage de peinture. Et j’ai oublié mes putains de pinceaux de l’autre côté de l’océan. Je tourne la tête vers la cage de mes rats, à ma gauche. Eux, ils sont tranquilles, ils n’ont pas de soucis. Tiens, à ma prochaine vie, je devrais me réincarner en rat. Avec un peu de chance, peut-être que ma vie serait légèrement plus facile… Je me mets à fixer le mur devant moi – qui était blanc avant que je le tapisse d’affiches, de photos, de dessins et de toiles… tout comme le reste des murs de mon appartement. Je n’arrive pas réellement à  me mettre en tête que j’habite cet appartement. Seul. En France. Je prends de ces décisions, moi, parfois… J’aurais pu foutre le camp à Montréal, là où je connais tant de gens, continuer mes études là-bas, me trouver un job… Mais non, j’ai voulu aller en France. Ça me semblais être une bonne destination pour refaire ma vie à neuf, changer d’air.
Bon, c’est pas tout, mais j’ai toujours autant envie de peindre. Je n’ai donc pas  trop le choix : je dois aller acheter des nouveaux pinceaux. Et puisque je viens d’arriver, je ne connais pas le coin, alors je n’ai aucune idée d’où est-ce que je pourrais aller me procurer ça. Il doit bien y avoir une boutique vendant du matériel artistique, pas loin, non? J’ouvre donc mon laptop et vais voir mon meilleur ami du moment : Google. Je trouve rapidement une boutique d’art au centre commercial le plus proche. Le mot «centre commercial» me fait grincer des dents. Qui dit centre commercial dit gens. Et on est samedi, et normalement, le samedi, ce genre d’endroit est bondé. J’ai franchement pas envie de voir qui que ce soit, et putain, j’ai de ces maux de tête! J’éteins mon portable, me rendant dans ma chambre. J’hésite longtemps, je lance des coups d’œil à mes toiles que j’ai posées là, contre le mur. Et puis merde, j’ai vraiment envie de peindre. J’espère sincèrement que je vais me remettre de cette excursion dans une foule, aujourd’hui. Au pire, en revenant chez moi, l’art fera une excellente thérapie. J’enfile donc mon éternel jean complètement foutu, mes Doc Martens vertes et un t-shirt noir affichant une machine à tatouages où on peut lire l’inscription «addicted to ink» avant de foutre le camp. Sans oublier mon portefeuille, mes clés et mes clopes.
Aussitôt que je pousse la porte du centre commercial, je regrette d’être venu. Je savais bien qu’il y aurait du monde, mais bordel, pas à ce point! Je ne peux réprimer un soupir agacé. Bon, puisque je suis ici, autant aller les acheter, ces maudits pinceaux. Ça va m’apprendre à oublier mes trucs. La foule est dense, et je réprime un bon nombre de jurons en tentant de m’y frayer un chemin. Lorsque j’arrive enfin à ladite boutique, j’ai l’impression d’avoir fait un véritable parcours du combattant. J’suis jamais entré dans un endroit aussi bondé, dans mon pays. Ils ont quoi, ces Français? Peut-être qu’ils ont plus de plaisir à faire du shopping que leurs cousins américains, et du coup, la fin de semaine, ils se dirigent tous vers les centre commerciaux? Bref, j’achète mes pinceaux en vitesse, ne prenant que le strict nécessaire pour faire des toiles. Je saurai m’en contenter pour le moment. Je reviendrai plus tard, lorsqu’il y aura moins de gens.
Je dois trouver un sacré courage pour aller affronter de nouveau la foule de femmes et d’hommes qui se pressent les uns contre les autres. Y’a une chose qui joue légèrement en ma faveur : mon look. Mes tatouages recouvrant mes bras entiers et montant jusqu’à mon cou, mes piercings, mes cheveux et mon style vestimentaires font tourner les têtes autour de moi et, parfois, sous la surprise, on s’écarte de moi, ce qui me permet de respirer. J’imagine que mon air grandement fatigué et irrité doit aussi y être pour quelque chose. Alors que je tente de me frayer le plus rapidement et le plus efficacement possible un chemin jusqu’à la sortie, je remarque un portable traînant par terre, presque à mes pieds. Merde, alors! Je me pressais tellement pour sortir de ce merdier que j’ai presque marché dessus! Avec mes bottes, il n’aurait eu aucune chance de survie. Sans trop me poser de questions, je me penche et l’attrape. Puis, je cherche des yeux le potentiel propriétaire de l’objet. J’sais pas, moi, peut-être est-il dans les environs, tentant désespérément de le récupérer? Et c’est là que je vois une fille littéralement excédée, tentant de ramasser un agenda tombé par terre. Peut-être que le portable est aussi à elle? C’est assez probable. Je me faufile tant bien que mal jusqu’à la jeune fille. Si le téléphone ne lui appartient pas, je n’aurai qu’à le porter aux objets perdus. Visiblement préoccupée, elle ne remarque pas tout de suite ma présence. Je suis pourtant difficile à manquer. Je tapote l’épaule de l’inconnue, brandissant le cellulaire.
-Eh, c’était par terre, j’ai failli l’écrabouiller. C’est à toi?
Ma phrase est presque assourdie par l’exclamation d’une jeune femme qui me rentre dedans, me hurlant de débarrasser le passage. Je me tourne vers elle, carrément irrité, et alors que j’ouvre la bouche pour lui dire d’être plus agréable ou de se fermer la gueule, elle me tourne le dos en chuchotant des vacheries sur mon apparence à ses amies.
-C’est ça, ouais, fous le camp, salope.
Je vois des gens se détourner vers moi, murmurant des trucs incompréhensibles à leur tour. Apparemment, l’autre connasse vient d’attirer toute l’attention vers moi. Je profite du fait que je semble choquer les personnes autour de moi pour en pousser quelque unes en leur disant de dégager avant de me pencher une nouvelle fois et d’attraper l’agenda que la fille à côté de moi essayait d’atteindre. Je me tourne une nouvelle fois vers elle, lui tendant ses biens. Et voilà le travail! Parfois, être poli ne sert à rien.
-Et je crois que ça, au moins, c’est à toi… non?
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MessageSujet: Re: Les joies d'un passage express au centre commercial! [Libre] Dim 28 Juil - 10:50

Après avoir fixé désespérément pendant plusieurs secondes son portable en train de sonner à quelques mètres seulement d'elle, elle vit finalement l'écran de ce dernier s'éteindre; indiquant alors qu'elle venait de rater un appel. Elle détourna le visage et jeta un regard circulaire à la foule qui l'entourait. Toujours bousculée en tout sens, elle se demandait bien pourquoi les gens pouvaient se montrer aussi indifférents et pressés alors qu'ils se trouvaient dans un centre commercial. Lieu où ils avaient choisi de venir et dont ils devraient normalement se réjouir. Légèrement agacée, elle jeta un regard noir à une personne qui la bousculait de nouveau en la gratifiant d'une remarque peu plaisante, avant de tenter une énième fois de récupérer son agenda. Elle se sentait vraiment sotte ainsi mais n'avait aucune envie de laisser ses affaires en plan uniquement par soucis du regard des autres.
Un peu inquiète pour son portable, elle se détourna à nouveau et regarda dans la direction où il s'était trouvé projeté. Posant son regard sur la partie du sol où il devait être, elle prit panique en constatant qu'il ne s'y trouvait plus. S'avançant difficilement d'un pas, elle regarda autours de l'endroit où il aurait du se trouver. En vain, elle comprit qu'il devait avoir été emporté plus loin à cause des mouvements de la foule ou bien que quelqu'un l'avait pris. Et ceci uniquement pendant le bref instant où elle avait détourné le regard.... Cette fois, l'expression de son visage devait clairement exprimer sa préoccupation.

Toujours en quête de récupérer au moins son agenda, elle ne remarqua absolument pas le jeune qui s'approchait d'elle malgré son allure peu commune et qui attire facilement l'attention. Avant même qu'elle se décide à se pencher pour retenter de prendre ses affaires, elle sentit une main sur son épaule. Elle comprit alors directement qu'il ne s'agissait pas d'une nouvelle bousculade puisque le geste ressemblait plus à un tapotement. Elle y répondit alors en haussant les sourcils puis se tourna pour faire face à la personne.
Elle saisit difficilement les paroles prononcées par l'inconnu puisque une nouvelle altercation eut lieu. Une femme venait de bousculer, non pas Astrée cette fois, mais le jeune homme qui se trouvait en face d'elle. Alors que ce dernier se tournait rapidement vers la femme qui lui avait hurler avec dédain de "débarrasser le passage", Astrée distingua mal son visage puisqu'elle rapporta instinctivement son attention sur la jeune femme. Cette dernière avait un visage très grossier et abusait visiblement des séances d'UV. Maquillée à outrance et vêtue d'une manière peu avantageuse, elle partit en critiquant puérilement l'apparence du jeune homme avec ses amies. Cette attitude paraissait d'autant plus grotesque et enfantine que la jeune femme semblait avoir plus d'une vingtaine d'année et qu'il y aurait bien des choses à dire sur son propre look. Impersonnel est le mot qui vint en premier à l'esprit d'Astrée pour qualifier ce dernier.
Elle ne pouvait elle-même toutefois pas porter un jugement sur celui du jeune homme puisqu'elle n'avait même pas pris le temps de le regarder tant les derniers évènements s'étaient passés rapidement depuis qu'il lui avait tapoté l'épaule, l'arrachant ainsi à ses efforts pour récupérer ses affaires. Elle nota toutefois qu'il tenait en main son téléphone et comprit alors son geste.

Elle s'apprêtait à lui répondre quand ce dernier ouvra de nouveau la bouche pour ordonner à bon nombre de personnes les entourant de dégager. Ces derniers semblaient avoir fait plusieurs commentaires sur son apparence; commentaires provoqués par l'altercation avec l'autre femme qui avait incontestablement attiré l'attention des passants auquel le look du jeune homme n'arrangeait rien. En effet, en prenant finalement le temps de le regarder, Astrée avait bien pu constater qu'il se démarquait nettement des autres personnes présentes dans le centre commercial. Et de tous les autres gens d'ailleurs. Ceci n'était pas uniquement du à ses nombreux tatouages et piercings mais également à son attitude et son allure en général.
Sans difficultés, elle le reconnut alors. Tout comme elle, il étudiait à Suki Gakuen et en première année de prépa. Non pas qu'elle le connaisse personnellement, mais il était facilement reconnaissable. Astrée l'avait remarqué en raison de son style certes, mais contrairement aux gens du centre commercial, elle se fichait bien de porter un jugement quelconque sur les choix vestimentaires et de mode de vie du jeune étudiant. D'ailleurs, elle n'avait jamais aimé tout ce qui touchait au domaine des rumeurs et autres. Bien souvent, elle se contentait de tracer son propre chemin en se comportant avec froideur face à des personnes enclines à la moqueries et au commérage.
Elle écarquilla toutefois les yeux en entendant le jeune homme hurler à qui voulait bien l'entendre de dégager et elle se demanda elle-même si elle ne ferait pas mieux de partir. Pourtant, elle n'y songea pas vraiment. Elle voulait récupérer ses biens et il se trouvait être en possession de l'un d'eux, et pas du moindre en plus. Le regardant se pencher, elle ne comprit pas tout de suite son geste puis fut surprise de constater qu'il ramassait son agenda. Voyant qu'il l'attrapait sans difficulté, Astrée se murmura intérieurement que sa méthode n'avait pas été des plus inefficaces et que la jeune femme qui l'avait bousculé quelques instants plus tôt méritait bien l'insulte choisie.
Elle posa ensuite ses yeux violets sur son visage tandis qu'il se relevait pour finalement se tourner vers elle en lui tendant son agenda.
En réponse à sa deuxième phrase, elle hocha la tête et attendit qu'il ait fini de parler pour répondre à ses deux questions.


" Merci beaucoup ! En effet, ce portable est bien à moi, ainsi que cet agenda. "

Elle prit les deux objets des mains du jeune homme avant de les ranger dans son sac. Elle lui était très reconnaissante car si elle avait du se débrouiller seule, elle était bien partie pour y rester l'après-midi. Malheureusement, elle n'était pas le genre de personne à se répandre en remerciements et en excuses. La simple manière qu'elle avait choisi de lui montrer sa gratitude lui semblait assez sincère et suffisante.
Se rappelant alors de l'une des premières choses qu'il lui avait dit concernant la possibilité qu'il ait pu écraser son téléphone, elle ne put se retenir d'ajouter quelques mots.


" Et merci de ne pas l'avoir écrasé... Je suis même surprise qu'il ne soit pas plus abîmé après le nombre de coups de pied qu'il a reçu ! "

Elle haussa les sourcils pour accompagner ses paroles et dirigea son visage vers le jeune homme. Cette fois, elle pouvait nettement voir les nombreux piercings présents sur son visage. Ses cheveux aussi étaient très longs et rasés sur un côté. Accompagnés également de quelques dreadlocks. Décidément, il n'avait vraiment pas un physique, ou du moins un look, commun. Détournant ensuite le visage vers les vitrines marquant l'un des bordures de l'allée centrale du centre. Elle exprima à voix haute ce que son interlocuteur devait certainement pensé également.

" Bon, je crois que sortir de cette foule ne serait pas une mauvaise idée ! "

Bousculée à nouveau dans le dos par un passant pressé, elle tint fermement son sac et commença à se frayer une chemin vers la vitrine d'un magasin de jardinerie dont l'entrée laissait un espace vide et plus aéré sur quelques mètres.
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MessageSujet: Re: Les joies d'un passage express au centre commercial! [Libre]

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Les joies d'un passage express au centre commercial! [Libre]

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