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Discussion divine avec des mains aristocrates.

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MessageSujet: Discussion divine avec des mains aristocrates. Lun 22 Avr - 19:48

  • Je me sentais chuter dans le vide, chuter. Certes, face aux mains d'une haute gamme, des mains aristocrates n'ayant que deux exemplaires partout dans le monde. Et il était clair que ce furent les plus belles et subtiles sculptures que je n'avais jamais vu durant toute ma vie. Et malgré ma nature plutôt peu impressionnable, je me voyais faire milles louanges et prières à dieu à la vue des mains au toucher satiné. Ce toucher vous brûlant la peau quand votre main vint frôler la sienne. Ravivant chez vous ce sentiment de sécurité et bien être. J'en voulais plus bien plus que ce que je ne devais avoir. Beaucoup plus de ce que j'avais le droit d'avoir. Je me sentais d'un coté, entièrement nerveux d'admirer les mains de porcelaine. Et je me sentais de l'autre, rassuré, impatient de les prendre dans les mienne pour absorbé sa chaleur réconfortante. C'était drôle, comme sa présence avait un drôle d'effet sur moi. Ce qui l'était encore plus, c'était que sa présence me fut aussi agréable qu'une tornade de papillons. Aussi calme, légère. Et je me retrouvais victime de sa peau lisse, de son toucher obsédant. Et oui, j'avais envie de saisir sa main dans la mienne de nouveau y'avait il autant de mal que ça de vouloir le contact de son ami ? C'était étrange, mais ça me fendait le coeur. J'en avais besoin pour faire partir toute ma nervosité. Je me sentais en même temps-ci tendu. C'était après tout, ma première journée. Et l'incroyable sensation du regard des autres pesant sur mon dos m'était tout bonnement insupportable. Mais je me sentais tellement rassuré, que Gabriel allait bien, en vérité, savoir qu'il pouvait souffrir m'était horrible. C'était comme si j'avais mal, moi même. C'est ça alors, l'amitié ? En vérité, j'y pensais tellement qu'il m'était impossible de me concentrer sur mes cours...Je n'avais même pas pu me concentrer sur le cour, et tous ce que je fis de remarquable était des croquis de portraits de Gabriel que j'avais gribouillé presque inconsciemment sur ma feuille de cour.

    Le temps s'est écoulé avec une lenteur presque inhumaine. Je soupirai, après tout, je ne pouvais absolument rien. J'étais contrarié, et je lançai des regards discrets à Gabriel, parfois à Ayumi, sans trop y attardé mon regard. Enfin la cloche sonne ! Je me relevai ramassant mes affaires soigneusement et m'approchant de mon nouvel ami ;

    -Gabriel, il est hors de question que celà continue ! Les cours sont finit maintenant, il sera bon pour toi d'aller te reposer, je te raccompagne à ton dortoir.


    Même si j'aurais quand même aimer rester en ta compagnie, songeais-je intérieurement. J'étais plutôt attristé, je voulais encore passé du temps en sa compagnie mais...Je ne voulais pas qu'il tombe malade non plus. Il était fatigué, et il fallait qu'il se repose, point. Il fallait parfois sacrifier ces petits moments d'aise.

    -Moi aussi, je suis au dortoirs en fait, tu n'auras pas une idée où se trouve la chambre A7 s'il te plais?
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MessageSujet: Re: Discussion divine avec des mains aristocrates. Lun 22 Avr - 23:39

Chaque secondes qui s'écoulaient me semblaient être des heures, longues et interminables. Des heures qui se prélassaient, qui prenaient tout leur temps avant de s'écouler. Ce n'était en réalité que des minutes, des secondes et des centièmes de secondes, mais en fait, ça n'avait que trop peu d'importance. Mes yeux étaient rivés sur mes cahiers déposés devant moi, et je me concentrais de me mon mieux pour peut-être, comme par magie, faire disparaître mon mal de tête. Pourquoi cela devait-il arriver dès maintenant, en plein cours? Généralement, ces ''incidents'' -les maux de tête- ne se produisaient que lorsque j'étais en train de lire, à la maison. Et là, comme pour empirer la situation actuelle, ça devait absolument arriver, avec ma superbe chance habituelle. Parfois, mon regard divaguait vers Lavita, à mes côtés. De temps à autres, il gribouillait sur ses feuilles de cours et tout comme moi, il semblait trouver le temps très long. Je ne pouvais pas voir exactement ce qu'il dessinait, mais une question me vint à l'esprit; était-il doué en art? En fait, Lavita semblait doué pour beaucoup de choses, alors qu'il excelle dans ce domaine ne m'étonnerait pas le moins du monde. En comptant qu'il soit doté d'une grande intelligence, qu'il soit magnifiquement habile de ses doigts pour jouer du piano, en n'oubliant pas bien sûr le fait qu'il ait un goût développé en matière de littérature. Je l'enviais un peu, au fond, d'avoir tant de si bons talents. Des talents qui créaient un charme de plus en lui, qui s'ajoutaient à ses maintes qualités. Il avait un grand avenir devant lui, fait de plusieurs opportunités, j'en étais sûr. Probablement pas comme moi, qui ne serait forcément qu'au final un piètre auteur ou une carrière de ce type. J'avais toujours désiré écrire des livres, certes, mais je doutais d'avoir le talent requit et par dessus tout, je voulais essayer quelque chose de... différent. Une bonne partie de ma vie avait été consacrée aux livres, et au fond, j'aurais aimé avoir quelques autres passions, ou simplement d'autres talents ou aspirations.

Je lâchai un léger soupire, avant de sursauter lorsque la cloche annonçant la fin des cours retentit. Je commençai à rassembler mes affaires lorsque Lavita s'approcha, son regard doré et généralement si pétillant reflétant l'inquiétude. Son fin visage, porté vers moi et seulement moi. Pourquoi me portait-il cette attention? La méritais-je vraiment? Peut-être. Au moins rien qu'un peu. Et je devais surtout me considéré chanceux.

- Gabriel, il est hors de question que celà continue ! Les cours sont finit maintenant, il sera bon pour toi d'aller te reposer, je te raccompagne à ton dortoir.

Je l'observai, quelques instants, un peu déçu. C'était dommage, je n'avais pas envie d'aller au dortoir tout de suite; cela signifiait que je me retrouverais seul, enfermé dans une chambre. Une chambre qui, j'avais appris, je devrai partager à partir d'aujourd'hui. Avec qui? Je ne le savais pas du tout. Ça ne me dérangeais pas réellement, en soi; après tout, j'adore la compagnie des gens. Je me levai, hochant de manière indignée la tête. Il avait raison après tout; je devais me reposer.

- Moi aussi, je suis au dortoirs en fait, tu n'auras pas une idée où se trouve la chambre A7 s'il te plais?

Chambre A7. A7. Bien sûr que je savais où elle se trouvait; c'était la mienne. Je ne pus retenir le sourire qui me retroussa les lèvres, me donnant probablement un air sot et niais;

- J'ai le plaisir vous annoncer que nous partageons la même chambre, cher jeune homme! Suivez-moi je vous prie, dis-je sur un ton moqueur.

D'une certaine façon, je me sentais déjà un peu mieux. Une autre bonne nouvelle s'ajoutait à ma journée. Les journées seront tellement moins ennuyantes!

Je l'invitai donc à me suivre et nous conduisit jusqu'aux dortoirs. Une fois devant la porte de la chambre A7, je sortis une clé de ma poche et l'ouvrit. Je laissai Lavita passer en premier, avant d'entrer à mon tour et de fermer la porte derrière moi. Je souris à mon nouveau colocataire en m'asseyant sur le bord de mon lit respectif.

- Je suis vraiment soulagé de partager cette chambre avec toi, c'est bien mieux que ce soit avec un parfait inconnu! Faute de quoi, j'ai l'impression d'avoir déjà moins mal à la tête. Tu dois avoir un don!

Mon regard se porta sur la commode installée non loin de mon lit, où s'empilaient plusieurs romans. Je me levai avant d'y déposer Cyrano et reportai mon attention sur Lavita. Je ne savais pas réellement quoi dire sur le moment, chose qui m'arrivait rarement à vrai dire. Ça me faisait un peu étrange qu'on se retrouve finalement dans le calme, seuls, après les quelques turbulences d'un peu plus tôt. Quoique mes oreilles pouvaient enfin profiter d'un léger silence, d'une tranquillité qui planait tout naturellement dans l'air.
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MessageSujet: Re: Discussion divine avec des mains aristocrates. Jeu 25 Avr - 22:25

  • L'on dit que la vie, est constituée de plusieurs hasards et coïncidences qui sont capable de rendre notre vie plus plaisante. Ou insupportable, cépendant, je ne savais si je pouvais mettre sa rencontre sur le compte du hasard. Comme je ne saurais le classer comme coïncidence, en effet. Celà se trouverait absurde envers moi, lui, et notre rencontre qui ne pouvait qu'être destinée. Je ne pouvais imaginer que l'or de ses yeux mielleux était le fruit du hasard. Ni la noblesse de ses traits fins. Et en vérité je fus choqué d'apprendre qu'il n'était pas de famille noble. Une telle élégance et subtilité ne pouvaient qu'être royales. Une telle finesse et de tels gouts n'étaient donnés qu'a de nobles gens. Où avait il appris à être ainsi ? Et à gagner mon entière confiance l'espace de quelques minutes ? Je savais que si je me laissait absorbé par son voluptueuse âme, je me retrouverai prisonnier de ses influences que son âme déteindra sur la mienne. Qu'elle la marquera de maintes empreintes, et je ne pouvais que m'en réjouir. En vérité, j'éprouvais une certaine admiration envers lui, que je ne pouvais cacher. J'admirais la spontannité de ces geste, j'aurai vraiment aimer agir ainsi. Mais je ne le pouvais guère l'éducation que j'avais reçu était tellement strict que même éloigné de ma famille je ne pouvais qu'agir ainsi. Peut être qu'un jour, j'arriverais à m'intégrer ici ? Après tout, j'avais toute l'annèe devant moi, alors. Il ne fallait point baisser les bras! La seule chose à laquelle je pouvais bien penser pour la même fus les maux de tête de Gabriel, en réalité, celà m'inquiétait énormément qu'il puisse souffrir. J'avais horreur de ça, généralement. Je ne supportait pas quand les gens que j'aime bien se sentent mal. Comme la plus part des gens en effet. Et je ne voulais point le quitter pour joindre mon dortoir mais...

    Quand je lui annonçait le numéro de ma chambre, un sourire éclaira son visage. Je le regardais l'air interrogatif, qu'est ce qui l'aurait mis de si bonne humeur..

    - J'ai le plaisir vous annoncer que nous partageons la même chambre, cher jeune homme! Suivez-moi je vous prie,


    Je lui souris d'un air soulagé, en vérité, je m'y attendais. C'était le destin, j'en était sûr ! Je souris timidement, sentant la joie monter en moi. J'étais si heureux...

    -....Je le savais, je vois ici quelque chose de destinée..


    Je rougis un peu de dire de telles choses que l'on disait d'habitude dans les romans avant de prendre timidement sa main dans la mienne. J'aimais vraiment beaucoup son toucher, il avait le don de me calmer, de faire partir ma nervosité...Ses mains avaient une douceur de soie, et étaient incroyablement chaudes. Je voulais les garder dans les miennes pour l'éternité. Il m'invita à le suivre. Et je me sentais si bien pendant le trajet qui me semblait durer plusieurs heures. Une fois devant la porte, je lâchai sa main à contre coeur. Il ouvrit la porte et me laissa entrer en premier. Je fus choqué à la vue de l'étroitesse de la chambre. Est ce que j'allais..Dormir..ici ? Je tentais de ne pas paraitre choqué, et je me rappellai qu'il y'avait pas de domestique pour s'occuper de moi...Que vais-je faire ?..Je me sentais si embarrasser, moi n'étant même pas capable de m'habiller tout seul. Je le vis s'assoier sur le bord de son lit. Je lui souris afin de cacher mon mal aise ;

    - Je suis vraiment soulagé de partager cette chambre avec toi, c'est bien mieux que ce soit avec un parfait inconnu! Faute de quoi, j'ai l'impression d'avoir déjà moins mal à la tête. Tu dois avoir un don!


    Je lui rendis son sourire, j'étais moi même encore plus heureux. En vérité j'avais peur de paraitre ridicule.. Je jetai un regard circulaire sur la chambre, heureusement que Johann c'était occuper d'arranger mes affaires pour moi. Je pris place sur mon lit.

    -Est ce que ça vas mieux ? Tu as mal ou ? Je pourrais peut être t'aider ...

    Fis-je l'air inquiet. Avant de chercher dans mes affaires de classe et lui montrer les quelques croquis que j'avais fait de lui pendant le cour. Ce n'étais pas grande chose, certe, mais Gabriel avait vraiment un joli visage ;

    -Hah, je m'occupais pendant les cours, je sais que c'est pas bien de faire ainsi, que je devrais être sérieux, mais je m'inquiétais vraiment pour toi. Je ne pouvais penser à autre chose..J'espère vraiment que ça ira..
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MessageSujet: Re: Discussion divine avec des mains aristocrates. Dim 5 Mai - 2:23

Je dois avouer que je m'étais sentis particulièrement bien lorsque, avant que l'on se dirige vers les dortoirs, Lavita avait prit ma main. C'était un geste d'une grande délicatesse qui n'appartenait qu'à lui, et de cette façon, j'avais l'impression que je pouvais ainsi le protéger du mal extérieur. Comme si ce simple contact créait une barrière, un mur infranchissable pour ceux qui nous entourent. J'avais souris, bêtement, en me disant qu'il était vraiment adorable. Comme un enfant apeuré de la foule se réfugiant contre sa mère... Par contre, j'appréciais légèrement moins l'idée d'être la mère en question. Mais à ce moment, je ne m'en étais pas préoccupé. Je n'avais même pas regardé ceux qui nous dévisageaient, croyant peut-être que nous étions un couple. Mais lorsque nous étions entrés dans la chambre, il m'avait semblé embarrassé, malgré le sourire collé à son visage. Son sourire avait sonné faux, peut-être était-ce cela qui m'avait mis la puce à l'oreille. Heureusement, son malaise avait semblé disparaître lorsque je lui avais dis que j'étais vraiment soulagé que nous partagions la même chambre. Son vrai sourire, à cet instant, avait alors illuminé son fin visage. Un sourire dont je ne me lasserai jamais, qui fera toujours naître l'espoir en moi, le soulagement ou même le contentement. Il avait cet emprise sur moi, que je ne saurais pas expliquer avec de justes mots. Il balaya la pièce de son magnifique regard doré avant de prendre place sur son lit, et il prit la parole, coupant le léger silence qui était tout juste naissant;

- Est ce que ça vas mieux ? Tu as mal ou ? Je pourrais peut être t'aider ...

Je souris, en hochant la tête;

- Oui, ne t'inquiète pas, je vais beaucoup mieux. Ne te préoccupe pas trop de moi, je ne mérite pas tant d'attention!

Je le vis ensuite se lever et chercher quelque chose dans ses affaires de classe. Il s'approcha et me montra des croquis, probablement ceux fait en classe, que je n'avais pas pu voir. Lorsque je me reconnu, sur ses dessins, je sentis pour l'une des rares fois de ma vie mes joues se teindre de rouge. Je ne rougissais en général que très peu, car il n'y avait pas beaucoup de chose qui puisse m'embarrasser à un tel point! Or à présent, je ne savais dire si c'était parce que j'étais touché par une telle attention, ou simplement à cause de la gêne.

- Hah, je m'occupais pendant les cours, je sais que c'est pas bien de faire ainsi, que je devrais être sérieux, mais je m'inquiétais vraiment pour toi. Je ne pouvais penser à autre chose..J'espère vraiment que ça ira..

Au fond de moi, je me sentais vraiment très heureux. Que quelqu'un, à part un membre de ma famille, soit si inquiet pour un simple mal de tête... J'en fais peut-être trop, j'en suis peut-être beaucoup trop touché, mais je ne pouvais pas m'empêcher, ni nier d'être heureux. Lavita était d'une si grande gentillesse à mon égard, comme si j'étais une personne réellement précieuse, et qui pourtant ne l'est pas tant que cela. Mais ce qui m'impressionnait le plus dans tout cela, était probablement la finesse de ses dessins, la précision de chaque traits... Il était réellement un artiste dans l'âme, et ce dans tous les sens qui puissent exister!

Le sourire sur mes lèvres ne voulait plus s'effacer, et je levai la tête en direction de Lavita.

- C'est vraiment... Très gentil de ta part, Lavita, sincèrement. Je ne sais pas quoi dire de plus, c'est juste réellement... Adorable! Je suis heureux de t'avoir rencontré, tu sais.

Pourquoi disais-je cela? Ce n'était tout bonnement pas en lien avec notre conversation. Une seconde fois, je me sentis rougir malgré moi. Je devais vraiment être malade, pour agir de cette façon. Lavita allait sans doute me trouver ridicule; on aurait cru une phrase venant d'un roman, un classique à l'eau de rose. Je me mis à rire, pour ne par rendre l'atmosphère embarrassante;

- Ahah, on aurait dit une phrase de roman. Je dis des choses un peu étranges, parfois, désolé!
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MessageSujet: Re: Discussion divine avec des mains aristocrates. Dim 5 Mai - 23:15

  • Tout de lui, ressemblait à un personnage de roman, et bien que je cherchais désespérément à lui trouver un quelconque défaut. Je n'y voyais que plus de grâce et d'élégance. Ses gestes étaient ceux d'un prince, d'un noble issu d'une haute lignée. Et je me sentais curieux de rencontrer sa famille. En vérité, s'il avait une jumelle ayant autant de grâce et de finesse, je n'hésiterai même pas à la demander en mariage. Il représentait pour moi l'homme parfait, familier sans être insolant. Spontané sans regretter ses paroles et gestes et assez réfléchit. Je me sentais même réduit à coté de lui, moi, si honteux de dire tout haut mes avis ayant peur de passer pour quelqu’un de sot et d'irrespectueux. J'avais peur d'être la honte de ma famille. De décevoir ceux qui se sont occupé de moi et qui m'ont offert le plus irréaliste de mes souhaits. Je soupirai, me disant que les parents de Gabriel, eux, devaient être fier de lui. Il avait de très bonnes références en littérature, de plus , nul ne pouvait ignorer qu'il était d'une grande beauté et finesse. D'ailleurs, je me disais qu'il devait avoir un succès fou à coté des filles...Moi je n'en avais pas réellement, en réalité, c'était parce que...Je ressemblais à une fille, enfin, on m'avait pris pour une fille plus d'une fois. Et il m'était arrivé de me contempler plus d'une heur dans mon miroir. Peut être parce que mes cheveux sont longs ? Dans son cas, les siens aussi étaient long, mais je doute qu'on le prenait pour une fille comme moi. A vrai dire, je maudissais un peu mes traits un peu trop fins. Je n'aimais pas avoir l'air inférieur.

    Par contre, je me sentais très inquiêt, et quand je lui demanda s'il allait mieux, il me répondit à ma plus grande joie ;

    - Oui, ne t'inquiète pas, je vais beaucoup mieux. Ne te préoccupe pas trop de moi, je ne mérite pas tant d'attention!


    Je soupirais de soulagement. Je ne voulais pas qu'il tombe malade..Quand je lui montrais mes dessins, un sourire pris place sur ces lèvres. Un sourire que je voulais regarder toujours tellement il me rassurait. Il avait l'effet qu'avait un piano sur moi.

    - C'est vraiment... Très gentil de ta part, Lavita, sincèrement. Je ne sais pas quoi dire de plus, c'est juste réellement... Adorable! Je suis heureux de t'avoir rencontré, tu sais.

    Je sentis le rouge monter à mes joues. Je voulais disparaitre en ce moment là..Pourquoi disait il des choses aussi embarrassantes ? Et surtout pourquoi est ce que je réagissais ainsi ? Je déposais le revers de ma main sur le dessous de mon visage de façon a cacher ma bouche et mon nez tout en détournant le regard de gêne. Il faisait...Chaud. Vraiment chaud. Il repris aussitôt ;

    - Ahah, on aurait dit une phrase de roman. Je dis des choses un peu étranges, parfois, désolé!

    C'était tout à fait son contraire, vraiment spontané, mais je ne savais pas pourquoi ça avait un tel effet sur moi. Je me relevais d'un coup, embarrassé, et me mis de dos pour ne pas qu'il puisse regarder mon visage. Puis je commençai en bégayant pitoyablement

    -Ha..ha..ha..O..ui on dirait bien un des romans romantiques.


    Je m'approchais ensuite de la salle de bain en déposant ma main sur le poignée et ouvrant la porte. Dieu que je sentais mes joues brûler, il faisait si chaud que ça ? Pourtant je..
    Je me secouais violemment la tête avant d'ajouter l'air gêné ;

    -Il..Il fait chaud ! Je vais me faire couler un bain. Repose toi pendant que je fais ! Tu as vraiment besoin de repos..Enfin, ta tête..


    J'ouvris vite la porte et disparut. Puis, j'y repensais..Avais-je été un peu trop familier ? Est ce que j'ai agis sottement ? Je me suis peut être un peu trop inquiété...Il a dut me trouver agaçant.. Je portais ensuite mon attention vers l'étroite salle. Et je me disais d'un coup que je n'avais aucune idée de comment prendre mon bain..Zut, les serviteurs faisaient toujours pour moi...

    -Diantre ! Que vais-je faire maintenant ?!


    Je ne voulais pas non plus demander l'aide de Gabriel, il devait se reposer, et je n'avais nullement envie d'être un fardeau pour lui. Après un combat acharné contre la baignoire, j'avais enfin réussi a faire couler l'eau, après une demie heur bien sur. J'essayais de reproduire les gestes que faisait mon domestique, puis je sortis de la mousse dans les cheveux et une serviette autour de la taille, étant quelqu'un de spécialement pudique alors je me faufilais en douceur, chercher mes affaires, bien que je n'avais aucune idée de comment les mettre ;

    -Dé..Désolé , j'ai mis un peu plus de temps que prévu...
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MessageSujet: Re: Discussion divine avec des mains aristocrates. Ven 17 Mai - 2:55

Parfois, on venait à faire de nouvelles rencontres dans nos vies. Certaines sont marquantes, touchantes, tristes... Et d'autres sont si belles, si agréables, qu'on désirerait les connaître depuis le jour de notre arrivée dans ce bas monde. Des personnes uniques, qui changent notre façon de voir, qui sait nous faire sentir mieux, qui nous apprend des choses que jamais nous n'aurions pu connaître auparavant. C'est pourquoi j'aimais tant découvrir les gens de mon entourage et toutes les choses m'entourant, tel un jeune enfant puéril cherchant à assouvir sa soif de curiosité. Passant des caractères les plus ambigus aux plus simplets, Lavita était certainement l'une des personnes les plus intéressantes et marquantes qu'il m'ait été donné de connaître. Je ne saurais exactement expliquer pourquoi, mais j'aimais beaucoup être en sa compagnie. Je me sentais plus léger, plus ''moi-même''. Je découvrais des nouvelles facettes de ma personnalité que je n'avais jamais connu auparavant; l'une des meilleures preuves fut la jalousie que j'ai ressenti cette après-midi. D'aussi loin que je me souvienne, je n'ai jamais réellement eut de tels sentiments, si hargneux et indignes. Je n'enviais personne par le passé, car j'étais heureux avec ce que j'avais. Mais lorsque j'ai pu voir à quel point je n'étais rien comparativement à certains gens et que je ne serais jamais réellement à la hauteur de Lavita, j'était probablement été... Vexé par la réalité des choses. Ce fut une violente claque au visage, mais qui m'a fait comprendre bien des choses. Or, là n'est plus l'important; cela faisait dès lors partit du passé, donc plus besoin de s'en soucier.

Lorsque j'avais dis à Lavita des mots plutôt gênants un peu plus tôt, il parut très embarrassé; tel fut mon cas aussi. Je n'en revenais simplement pas, de voir à quel point les romans m'affectaient! Me voilà qui m'adressait à lui tel un héro fait de clichés! Je le vis se relever et se mettre à dos, comme s'il tentait de me cacher son visage.

- Ha..ha..ha..O..ui on dirait bien un des romans romantiques.

''Romantique''. Voilà ce qui réussit à faire naître le rouge sur mes joues. Je me sentais réellement honteux et idiot d'avoir dit de telles paroles. Je continuais de l'observer, désolé du regard, et remarqua qu'il s'approchait de la porte de la salle de bain. Sa main se posa sur la poignée alors qu'il secoua vivement la tête, ses longs cheveux de flammes suivant le rythme de ses mouvements.

- Il..Il fait chaud ! Je vais me faire couler un bain. Repose toi pendant que je fais ! Tu as vraiment besoin de repos..Enfin, ta tête..

J'eus envie de lui dire sur le moment qu'il était plutôt celui qui semblait d'état à se reposer, mais je n'eus pas le temps, car il pénétra précipitamment dans la salle de bain et disparut de mon champs de vision. Un léger sourire se traça sur mes lèvres, en repensant qu'une seconde fois, Lavita s'inquiétait pour moi. Et une énième fois, je songeai que jamais je ne mériterais tant d'inquiétude de sa part. Il semblait si sensible, si... pur, que je l'enviais presque sur ce point.

Je m'étirai, avant de m'allonger peu gracieusement sur mon lit, mon regard porté vers le plafond. Agacé, je retirai l'élastique qui retenait mes cheveux en une courte queue de cheval, me retrouvant avec les cheveux légèrement en désordre.

Ça me faisait bizarre de penser qu'à partir de maintenant, nous partagerions la même chambre, et ce, tous les jours. Ce serait ainsi une belle occasion de mieux se connaître, d'en savoir un peu plus sur l'autre. Car après tout, on ne se connaissait que depuis aujourd'hui, si peu de temps, à bien y penser! Il y avait tant de choses que Lavita ignorait de moi, et vice-versa.

Sans que je n'ai le temps de m'en rendre compte, mes pensées commencèrent tranquillement à divaguer et je rabaissai les paupières.

Lorsque j'ouvris les yeux, je vis avec difficulté une silhouette floue sortir de la salle de bain. Je pris une position assise sur le lit en frottant mes yeux, et pus finalement voir qu'il s'agissait de Lavita en serviette, ayant encore de la mousse dans les cheveux. Surpris, je sentis une légère teinte rosée prendre place sur mes joues, et je secouai subtilement le tête. Combien de temps avais-je donc dormis? Je portai mon regard vers l'horloge et sursautai en voyant qu'environ une heure s'était écoulée.

- Dé..Désolé , j'ai mis un peu plus de temps que prévu...

Il avait l'air encore très embarrassé et semblait chercher de peine et de misère ses affaires. Je me sentis un peu mal à l'aise; devrais-je l'aider? Ce n'est pas réellement cela qui me gênait à présent, c'était plutôt de l'aider à chercher ses affaires. Il se sentirait forcément vexé si je lui proposais. Mais, pourtant... Mon côté généreux prit le dessus.

- Ce n'est pas grave! Hmm, dis...

Je détournai le regard, passant une main dans mes cheveux -tentant par la même occasion de les remettre un peu en ordre, hésitant toujours à le lui demander. Je pris une légère inspiration, avant de me lancer en me levant et m'approchant légèrement de lui;

- Tu veux que je t'aide à trouver tes affaires? Elles semblent bien enfouies! Il ne faudrait pas que tu attrapes froid en restant ainsi, alors peut-être qu'à deux ça ira plus vite...

Ciel, pourquoi étais-je donc si embarrassé pour si peu? Je tentai de lui sourire, cachant ma gêne qui était bien là, inutilement, au fond de moi. Je ne voulais pas qu'elle paraisse sur mon visage, devant lui. Je n'aimais pas trop avoir l'air timide, puisque pour rien au monde je ne l'étais. Mais parfois, c'était plus fort que moi... Comme à présent. Devant lui.
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MessageSujet: Re: Discussion divine avec des mains aristocrates. Ven 17 Mai - 19:58

  • Jamais, je ne me suis senti aussi dépendant de quelque chose, aussi dépendant de quelqu'un. Des émotions de quelqu'un, des gestes de quelqu'un. Moi haïssant jadis, toute sorte de règles et de chaînes. N'étant à mes yeux que sottises et autosatisfaction. Moi haïssant agir suivant la volonté d'autrui. Et faire plaisir à quelconque autre personne que la mienne. Moi ignorant que l'on pouvait autant dépendre de quelqu'un, non par haine, non parce qu'il avait le pouvoir sur nous, et non par soumission. Mais par profond amour et intense affection pour la personne. Tout être éthique sur cette terre était esclave à quelqu'un. Et celui dans l'incapacité de subvenir à ses besoins était esclave à celui ayant sa satisfaction. Moi, j'étais esclave de ceux qui m'apprenaient tout sorte de nouveaux sentiments. Et je me trouvais parfaitement soumis à cette affection que je portais pour Gabriel. Totalement soumis, moi croyant n'être qu'esclave de la terre, esclave de dieu. Vu qu'en réalité, la terre était libre à ceux qui pouvaient résoudre ses mystères. Et dieu donnait toute liberté responsable aux humains. La terre et dieu étaient libres, et esclave de dieu et de terre n'était guère un esclave. Mais qu'en est il de la totale soumission à un quelconque sentiment inconnu ? Suis-je pris au piège? Moi refusant autrefois toute soumission ? Suis-je envoûté par la magie du regard mielleux ? La sorcellerie battant entre ses cils ? La fantastique musique morne et joviale à la fois de la mélodie de ses phrase, qui semblaient être des mesures. Mais je n'acceptais guère celà, moi, Lavita Kim Iren, ou autrement, ma vanité, mon orgueil, ma fierté, ne me laisserait guère dépendre des envies d'une autre personne que moi. Alors, pourquoi ? Et comment ? L'étais-je vraiment ? Etais-ce réellement une forme de soumission ? Si non, qu'étais ce ? Ce sentiment brûlant qui me démange, cette inquiétude me déchirant de l'intérieur. Et pourquoi, commençais je à me soucier des autres ? Etais ce vivre en communauté ? Est-ce que c'est ça, l'amitié ? Se soucier de l'autre, comme de sois même ? Vouloir le bien des autres, avant son propre bonheur ? Et qu'est ce que c'est que cet élan de générosité que je ne me connaissais guère ? En quelque sorte, avoir connu Gabriel, m'avait influencé, et ce dès le premier jour. Qu'en est il d'ensuite ? J'avais peur pour la suite, je ne le cacherais pas, mais la curiosité est un vilain défaut, et la mienne me perdra.

    Je me laissais tomber mollement contre la porte de la salle de bain en soupirant. Et lorsque j'ouvris les yeux, un nouveau combat m'attendais, je n'étais guère habitué à m'occuper de mes choses tout seul. Et encore moins; prendre mon bain tout seul. Ce fut le vrai cauchemar, et pour une fois je me rendis compte de l'utilité de mes serviteurs, mais aussi de la difficulté de vivre seul. Même si je n'étais pas seul, et même si j'en avais fortement envie, Gabriel ne pourrait PAS m'aider à prendre mon bain tout de même, c'étais vain. Après environ une heur de combat acharné contre la baignoire, je sortis simplement vêtu d'une serviette. La gêne colorant mes joues .

    C'est là que je crût voir un ange, ses cheveux lâchés couleur bronze contrastaient magnifiquement avec le porcelaine de sa peau laiteuse. Ses pupilles étaient voilées par ses paupières. Et sa bouche rosie légèrement entrouverte donnait un charme à un tableaux des plus dignes que je n'avais jamais vu. Et ô que ces moments me semblaient durer des lustres. Comme si le temps s'arrêtait. Je n'avais jamais pu remarquer la beauté de Gabriel, autant que cette fois ci. Et je me surprenais à voir un certain charme spécial dont lui seul avait le secret. Je souris niaisement à cette pensée, puis hochai violemment la tête, dieu, qu'est ce qui me prenait ?...A contre coeur je dût le réveiller, et il me répondit que ce n'était pas grave. Même si, j'avais envie de le regarder un peu plus...Je tentais de faire comme s'il n'était pas là, pour me sentir moins gêné. La tâche suivante m'attendait ; M'habiller. Et j'avais honte de faire en compagnie de Gabriel..Et si il se moquerait de moi ? Même si je savais que pour rien au monde il ne ferait ça. L'embarras se lisant sur mon regard. Je fixais inlassablement l'armoire, sans me décider à parler..C'est là que Gabriel vint me sauver , comme d'habitude;

    - Tu veux que je t'aide à trouver tes affaires? Elles semblent bien enfouies! Il ne faudrait pas que tu attrapes froid en restant ainsi, alors peut-être qu'à deux ça ira plus vite...

    Un air reconnaissant pris place sur mon visage. Finalement, Gabriel était décidément mon sauveur...Il me souriait aussi. L'air gêné, aussi gêné que moi. Peut être que cette gêne disparaîtra avec le temps. Surement, oui. Je mis mes cheveux sur le coté avant de lui dire l'air reconaissant,

    -O..oui ! Enfin, vou..tu Vois! Mes..Serviteurs ont toujours tous fais pour moi..Alors..Voilà, je ne sais pas trop comment m'y prendre...Pour tout faire de moi même c'est..Trop difficile..Mais promis je vais faire des efforts, merci de vouloir bien m'aider..C'est très gentil à toi. Je suis très heureux que ça soit à toi que je le demandes et non à un autre..

    Je baissais un peu la tête en rougissant puis ajoutai ;

    -Ca serait bien aussi que tu me montres comment m'habiller, enfin, tu vois..Juste cette fois..
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MessageSujet: Re: Discussion divine avec des mains aristocrates. Dim 19 Mai - 2:32

C'est fou comme en l'espace d'une journée on peut avoir l'impression de changer, de voir différemment certaines choses, certains aspects... Et combien de fois on peut revenir à songer au même sujet. J'ai l'impression que depuis tout à l'heure mes pensées tournent en rond, et en reviennent toujours au point de départ. Le résultat est toujours le même; j'en reviens à penser à quel point je suis heureux d'avoir rencontré Lavita aujourd'hui. Je ne peux rien y faire, quoi que je fasse, mes pensées en reviennent chaque fois à cela, inlassablement. J'en venais à me demander quel genre de malédiction s'en était prise à moi, quel genre de maladie je venais d'attraper... Ce n'est pas que de penser ainsi était désagréable, au contraire, mais peut-être exagérais-je un peu? Ou alors, ce n'était que la joie d'avoir trouver une paire, un ami qui me comprenait, sans réellement avoir besoin des paroles pour cela. Et je le répétais, -intérieurement, j'entend- sans relâche, à quel point j'en étais reconnaissant. C'était plus fort que moi, comme si j'avais besoin de me le prouver d'une quelconque façon, et de me convaincre que tout cela était bien réel. Dormir avait été la seule solution pour moi d'y prendre une légère pause, de calmer mon esprit remuée par toutes ces nouvelles choses, et m'aider à me sentir plus en sécurité sur ce nouveau terrain vague que j'arpentais à l'aveuglette.
Et lorsque Lavita me réveilla, en sortant de la salle de bain, je ne pus être fâché contre lui, quand bien même en général je n'appréciais pas que l'on m'éloigne des bras de Morphée. L'idée de m'énerver m'avais été sérieusement impossible en voyant à quel point il semblait embarrassé, et quand bien même ça n'aurait pas été le cas, ça n'aurait changé. Je ne savais pas si j'étais réellement dans la capacité d'être fâché contre Lavita, surtout pour si peu. De toute façon, que ce soit contre n'importe qui, je n'ai jamais apprécié de m'énerver; c'est inutile, et ça ne mène à rien. Je suppose qu'après tout, je suis l'un de ces ennuyeux pacifiques.

Aussi, je n'avais pus m'empêcher de lui offrir mon aide, en lui souriant légèrement, afin camoufler mon propre embarras et pour lui redonner confiance, un tant soit peu. Il n'était pas difficile de deviner qu'il était hors de sa zone de confort, ici, loin de chez lui, dans ce vaste monde extérieur. Il était passé d'un extrémité à l'autre en si peu de temps que son inconfort me paraissait tout à fait normal.

- O..oui ! Enfin, vou..tu Vois! Mes..Serviteurs ont toujours tous fais pour moi..Alors..Voilà, je ne sais pas trop comment m'y prendre...Pour tout faire de moi même c'est..Trop difficile..Mais promis je vais faire des efforts, merci de vouloir bien m'aider..C'est très gentil à toi. Je suis très heureux que ça soit à toi que je le demandes et non à un autre..

Il baissa la tête, le rouge colorant toujours ses joues avant qu'il n'ajoute;

- Ca serait bien aussi que tu me montres comment m'habiller, enfin, tu vois..Juste cette fois..

Il ne fallut pas beaucoup de temps avant que le cramoisie ne teigne mes joues aussi. C'était un peu embarrassant, tout de même, et il faut dire aussi que je ne m'attendais pas à ce qu'il me demande cela. Mais comment pourrais-je lui refuser cela? Ce serait cruel de ma part de le laisser se débrouiller seul, alors que c'est pour lui quelque chose de disons... ''nouveau''. Je n'oserai jamais commettre cela. Peut-être étais-je trop gentil, mais plus j'y pensais, plus ça avait de sens pour moi de l'aider. J'aimais voir son beau sourire illuminer son visage lorsqu'il était soulagé, heureux, enthousiasme... J'aurais aimé en voir plus, toujours plus, de tel que je puisse tous les connaître parcoeur, et ce dans les moindres détails.
Or, je me sentais fou, d'une certaine façon, de me mettre à penser ainsi, si soudainement... De voir mes pensées divaguer ainsi, sans que je ne les contrôle. Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. J'en revenais encore à me demander ce qui me prenait, ce qui m'avait affecté à ce point... Cependant, je préférais laisser cela de côté pour le moment, aussi je secouai légèrement la tête pour chasser ces idées et reposa mon attention sur Lavita.

Je m'approchai de lui, arrivant à ses côtés et je lui souris, pour ne pas rendre l'atmosphère plus lourde -du moins, je l'espérais-.

- Mais bien sûr! Ce serait un plaisir pour moi de t'aider, Lavita. C'est certain que ça ne doit pas être très facile, pour toi... Alors je ferai le nécessaire pour que tu te sentes plus à l'aise.

Je me creusais les méninges pour trouver quelque chose à ajouter, mais de peur de dire quelque chose d'embarrassant ou d’inapproprié, je me tus. J'avais déjà l'impression d'en avoir dis un peu trop... Aurai-je l'air idiot? J'espère bien que non, car évidemment, ce n'était pas du tout mon intention... Généralement je me serais bien fiché de ce genre de petits éléments, et pourtant, en ce moment, j'y accordais une grande importance. Pourquoi? Le mystère perdurait encore.

Je mis une main sur ma hanche, perplexe, en observant l'armoire de Lavita. Premièrement, je ne pouvais pas me permettre de fouiner dedans pour trouver ses habits à sa place. Ce serait odieux et très impolis envers lui. Et, deuxièmement... Je me demandais comment je m'y prendrais pour l'aider à s'habiller. Maintenant que j'y pensais un peu plus, je réalisais que Lavita devra retirer sa serviette. Enfin, peut-être qu'il y aurait un moyen de se débrouiller pour... éviter cela, ce petit détail. De toute évidence, il était quelqu'un de pudique et ça m'étonnerait qu'il s'exhibe ainsi. Et puis, ce n'était que pour une seule fois... Mais, quoi qu'il en soit, je ne pouvais pas renier le fait que ça me rendait plutôt anxieux. Je tentai de le cacher en prenant la parole et en souriant;

- Alors... Tu n'as qu'à choisir ce que tu désires porter... Et je t'aiderai ensuite. Ça te va?

Dieu que j'étais stressé. Pour l'étais-je pour si peu? Ce n'est pas grand chose, après tout. C'était seulement assez embarrassant en soi, mais rien de plus...



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MessageSujet: Re: Discussion divine avec des mains aristocrates. Dim 19 Mai - 21:29

  • Mes pensées divaguaient d'un sujet à l'autre, mais revenaient toujours à lui et seulement lui. Etais-ce naturel de penser autant à quelqu'un que l'on vient tout juste de rencontré ? Mais il n'était guère humain. Il était tout simplement mon sauveur, aussi idiot que celà puisse paraitre, je n'étais pas du genre à m'attacher facilement aux gens et pourtant. -Même si on ne le dirait pas- c'était le cas avec Gabriel. Il était ange, comme le nom qu'il portait, il lui était si bien donné. Gabriel, et son prénom m'évoquait tellement de choses, tellement d'histoire, tellement de noblesse. J'aimais beaucoup son prénom, et il lui allait à merveille. Son début doux et passionné et sa fin, tel un soupire. Sa vision m'évoquait un tableau, une oeuvre, un des plus beaux romans de ma vie. Il avait certes, ce même pouvoir qu'avait une muse sur moi. Il était doté d'une beauté si singulière, une beauté si propre à lui. Une beauté si banale, si distinguée à la fois. Il était charme et noblesse, beauté et sagesse. Il était lui, et c'est ce qui le rendait si spécial à mes yeux. Et je me surprenais, je me surprenais à penser aussi niaisement que l'aurait fait un des personnages de roman romantique, que je connaissais si bien. Mais était-ce réellement niaiserie ? C'était un crime envers la beauté de Gabriel, que je penses ainsi. Mais..Etais-ce mal de le trouver si beau ? En vérité, j'avais fois en la beauté et en art. L'artiste n'est que créateur de beauté, et beauté n'est que créatrice de l'humanité. Que serait l'existence éthique sans beauté ? Et je voyais en lui la beauté et le charme d'un des portraits médivales les plus réussit. Ce n'était donc guère criminel de penser ainsi. Vu que la beauté, la vraie, n'est qu'elle seule capable de nous attirer autant, de provoquer autant de sentiments de mal être en nous, de nous intiguer, d'inspirer notre art, capturer notre regard. Et c'était cet effet là qu'avait la beauté de Gabriel sur moi...Pour rien au monde je ne le laisserais partir. Je voulais le garder avec moi pour toujours..Toujours..

    Sa façon de toujours être là pour moi, sa gentillesse sur dimensionnée envers ma personne...Tout celà ne faisait qu'augmenter ma fascination par lui. Mais pourquoi ? Pourquoi s'obstinait il à agir de la sorte avec moi alors que l'on se connaissait à peine ? Celà fendait mon coeur, mais celà faisait partie de la raison de ma profonde amitié et respect pour lui. Et l'envie brûlante de le garder à mes cotés, ne faisait qu’accroître ma peur. Cause de ma façon d'agir si brusquement changée.
    Un adorable rouge avait pris place sur ses joues lorsque je lui fis ma demande. Et je rougis aussi, on était comme deux enfants maladroits et hésitants. Son visage était souriant comme pour me rassurer et baisser la tension ayant pis place entre nous deux. J'aimais tellement le voir sourire ainsi, je me mis donc à sourire à mon tour, apaisé et calme. Il s'approcha ensuite de moi se mettant à mes cotés, puis dis de sa voix pareille aux chants des oiseaux;

    - Mais bien sûr! Ce serait un plaisir pour moi de t'aider, Lavita. C'est certain que ça ne doit pas être très facile, pour toi... Alors je ferai le nécessaire pour que tu te sentes plus à l'aise.


    Je souris puis pris et non sans gêne sa main dans la mienne, j'étais heureux, il était si compréhensif. Qu'aurais-je fais sans lui à mes cotés ? C'était un peu embarassant de dépendre de quelqu'un mais lui voulait bien m'aider alors à quoi bon refuser ? Ses mains toujours aussi douces que d'habitudes calmèrent mon tempérament, je me sentais si mieux maintenant ! Mais je me rendis vite de ma connerie et les relachais vite de peur d'avoir agis d'une façon impolie. Je me mis à rigoler de gêne puis repris ;

    -Ha..ha ha ! M...Merci, qu'est ce que j..j'aurais fait sans toi ?!


    Je le vis mettre une main sur sa hanche. Semblant perdu en observant mon armoire, je soupirais ne sachant que faire. Je jetais de nouveau un regard circulaire sur la salle m'attardant à chaque fois à un nouveau détail. Elle avait bon être banale, banale à en pleurer...Moi je ne savais que faire ici, je ne voulais pas ennuyer Gabriel. Et s'il se mettait à penser que j'étais un idiot ? Un imbécile qui ne sait rien faire de lui même ? J'avais beaucoup l'apprécier éperdument. Mais je ne savais si c'était réciproque..Et celà me perturbait quelque peu..Sans perdre son sourire, il me dit l'air anxieux ;

    - Alors... Tu n'as qu'à choisir ce que tu désires porter... Et je t'aiderai ensuite. Ça te va?

    J'hochai positivement la tête avant de me relever. Je me sentais sot d'avoir négliger un tel détail...Un tatouage en marque de fer était dessiné à la chute de mes reins, je n'avais pas vraiment cherché à le cacher. C'était la marque de noblesse de ma famille. Une lys royale entourée de signes peu communs. Je cherchais dans mon armoire ma chemise de nuit et la déposa sur mon lit, puis quand je me tournais pour revenir vers lui j'eu le malheur de glisser malencontreusement à cause de la mousse encore dans mes cheveux et de tomber sur quelque chose de...Doux ? J'ouvris avec beaucoup de mal les yeux, la chute était moins violente parceque c'était sur le lit et je fus surpris de voir que cette chose était en fait...Gabriel ?! Je rougis jusqu'aux oreilles mais je ne pus bouger. J'étais en serviette de bain et SUR Gabriel...Mon cerveau avait mit un certain temps à détecter la situation. Et quand il le fit, je fus dans l'incapacité de bouger. Je pouvais sentir son souffle dans ma nuque. Les battements réguliers de son coeur et sa chaleur humaine. Il était vivant, et je n'avais jamais été si proche d'un être humain..Ce n'était pas désagréable, loin de là. Et je me surpris de penser à cette sorte de chose dans ce genre de position si peu..régulière ? Sans me relever pour autant, je me sentais paralysé, je me mis à bégayer ;

    -Je..Je..je sss....uiiis déé..désoo..lééé..

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MessageSujet: Re: Discussion divine avec des mains aristocrates. Dim 19 Mai - 22:45

De toute ma vie, jamais il ne s'est passé tant de choses en une journée. Des choses toutes aussi nouvelles et différentes les unes des autres. Des expériences que je n'avais jamais vécues auparavant, des événements qui ne se seraient jamais produits sans mon emménagement à Versailles. Pour rien au monde je n'avais envie de quitter cette ville, à présent. J'y étais déjà trop attaché, comme si j'y avais toujours vécu. Comme si une partie de ma vie avait réellement commencée ici, comme elle ne l'avait jamais fais ailleurs. C'est un peu comme si j'apprenais à me connaître sur d'autres aspects, des aspects dont je n'avais même pas connaissance de leur existence. Une bonne partie de moi a été consacrée à la lecture de livres; je vivais au travers des mots, au travers des lignes et des paragraphes. Je me disais, que peut-être un jour, ce serait à mon tour de vivre une ''aventure'', qui soit intéressante et unique. Qui ne m'appartenait qu'à moi. Alors quand bien même au début, à mon arrivée ici j'étais mécontent, à présent j'étais gratifiant envers mes parents, parce que j'avais l'impression que cette histoire avait commencée ici. Ayant toujours été très rêveur, j'ai souvent essayé à essais et erreurs d'imaginer quel genre d'avenir j'aurais, plus tard. Pourtant, il m'arrivait de ne rien voir; je n'étais pas capable d'imaginer ce que je pourrais devenir dans le futur. Je trouvais ma vie un peu ennuyeuse, mais cela ne m'empêchait pas de garder mon constant sourire sur mes lèvres. J'ai toujours été ainsi; très optimiste et jovial. Et, au moment présent, je m'étais surpris d'avoir très hâte à demain. J'avais envie de savoir s'il m'arriverait encore quelque chose de spécial, tout comme aujourd'hui. Je me demandais si Lavita me réservait encore des surprises, des choses auxquelles je ne m'attend pas du tout. Je me demandais à quoi ressemblerait les cours, maintenant qu'il était là, dans ma classe; tant d'autres questions me venaient à l'esprit. Je me sentais étonnement très curieux, comme l'enfant que j'étais autrefois; celui qui désirait tout connaître et tout savoir à l'avance. À 17 ans, était-ce normal de toujours songer ainsi? Peut-être pas ''normal'', mais très ''humain''. Après tout, l'humain est empli d'erreurs, de défauts, et tant d'autres choses, qu'il ne faut pas s'étonner de ces failles si communes. Même les personnes les plus vieilles et matures peuvent avoir des questionnements, et désirent en connaître les réponses. Réponses qui dans mon cas, ne sont qu'une petite question de temps avant de les connaître.

Pour l'instant, je devais me concentrer sur ce qui se passait présentement, et non pas demain, ni après-demain. Il avait prit ma main, lorsque j'avais accepté de l'aider, le temps d'à peine une minute. Lavita semblait apprécier prendre ma main, de temps à autre; et j'avais remarqué que c'était surtout lorsqu'il était heureux. Seulement, il la retira rapidement et c'est à ce moment que j'étais devenu perplexe. Ce moment où j'avais commencé à avoir des doutes sur la procédure que nous prendrions pour que je l'aide à s'habiller. En tout cas, après que je lui ai demandé de choisir ses vêtements, il hocha en se relevant et s’exécuta. C'est à ce moment que je vis sur lui un tatouage, visiblement au fer, qui décorait sa peau à la chute de ses reins. Je l'ai aperçu brièvement, mais le dessin en question semblait être une belle fleur de lys royale, agrémentée d'autres éléments autour. Je fus d'abord étonné que Lavita ait cela sur lui, alors qu'il ne semblait pas du genre à apprécier ce genre de ''décoration'' corporelle, mais après il me parut être une évidence que c'était probablement l'emblème de sa riche famille. En conclusion, il avait sûrement été obligé d'avoir ce tatouage. Heureusement, celui-ci était très esthétique et joli. Cela me fit rendre compte que, comme je le croyais, il y avait encore beaucoup de ces genres de détails que j'ignorais à propos de lui.

Après quoi, je vis Lavita finalement choisir un habit, qui me semblait être une chemise de nuit. Il la déposa sur le lit, et après... Ce qui se produisit fut bien trop rapide pour que je puisse me souvenir de ce qui s'est passé exactement. Je ne pus que le voir se retourner vers moi, et après, sentir un poids sur mon corps me faisant tomber sur le lit. Je tentai d'analyser la situation et ouvrit finalement les yeux, et à ce moment précis, je sentir mon rythme cardiaque grimper en vitesse.

Lavita venait de tomber, et était à présent étendu sur moi. Je sentais son visage dans le creux de mon cou, et tout le poids de son corps collé contre le mien. On ne pouvait pas avoir plus embarrassant comme situation... Il semblait figé, tout comme moi. Je n'osais pas bouger ne serait-ce que le petit doigt. J'eus cependant le temps de remarquer que ses cheveux sentaient très bons -après tout, sa tête était très près de la mienne-. À présent, le pire qui pourrait arriver serait qu'une personne entre sans permission dans la chambre et nous voit ainsi. Je crois que je préférerais disparaître plutôt que de vivre un tel embarras... Dans la communauté où on vit, il est évident que si une personne se pointerait ici et nous voyait dans une telle position, il aurait des pensées très peu... saines, et avec raisons, je crois.
Mais une chose me surprenait, à la fois, et c'était tout-à-fait hors contexte; Lavita était vraiment très léger. Pour dire que je n'étouffais pas tant que cela, sous lui. Mais ça ne changeait rien au fait que mes joues se coloraient toujours un peu plus de rouge, rien qu'à la simple pensée qu'il était par-dessus moi, en serviette qui plus est. Et si moi j'étais embarrassé, alors lui, ce devait être mille fois pire! Or, il vint briser le silence pesant qui s'était installé;

- Je..Je..je sss....uiiis déé..désoo..lééé..

Je tentai de prendre la parole, à mon tour;

- Ce... Ce n'est rien... Tu ne t'es pas fais mal, j'espère, Lavita...?

Pour essayer de mettre fin à ce gros moment d'embarras, je fis de mon mieux pour aider Lavita à se relever et me levai à mon tour. Je toussotai, cherchant que dire, ou que faire. Mes joues me brûlaient encore et je n'aimais réellement pas cela.
Je tentai ensuite de ne pas revenir sur le sujet, question que nous ne soyons plus aussi gênés que tout à l'heure. Un faible sourire réussi cependant à me retrousser les lèvres, comme par miracle.

- Alors... On ferait mieux de commencer tout de suite à te faire mettre cette chemise, sinon on risque d'y passer la nuit! dis-je en riant légèrement, pour détendre l'atmosphère tendue.

Je voulais que Lavita puisse sourire, aussi, afin qu'on passe à autre chose. Je me sentirais mal s'il restait embarrassé pour cela.
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MessageSujet: Re: Discussion divine avec des mains aristocrates. Dim 26 Mai - 19:17

  • Les battements de mon coeur s'accéléraient pour une raison m'étant totalement inconnue...Je le sentais battre tellement fort que je crus qu'il allait casser mon thorax. Mes joues prirent une couleur rôsatre alors qu'une chaleur avait naquit vers le bas de mon ventre créant des papillons dans mon estomac. Semblant voltiger à l'intérieur de moi. Cet instant semblait durer des annèes et je ne sus pourquoi j'étais très embarassé mais aussi très à l'aise. Je fermai les yeux d'embarras mais je ne voulais me lever, Gabriel était très confortable, même si c'est sot dit ainsi, il l'était réellement. Et puis sa peau sentait si bon...Son cou avait une exquise odeur fruitée, un mélange entre lait et grenade. Et pour rien au monde je ne voulais me relever, cette odeur était si envoûtante. Elle m'hypnotisait, me portait sur ses vagues, et je me sentais si...Si léger, je fermais les yeux, alors que mon coeur battait en harmonie avec le sien, mais je les ré-ouvrit aussitôt, pourquoi est ce que je pensais à ça ? J'étais aussi niais qu'une femme, ma parole ! Pardieu, Lavita ! Tu es un homme, il ne faut pas que tu agisses ainsi ! Mais mon corps était tout paralysé. Et c'était la plus grande gêne de ma vie que je ressens en ce même moment. Mes joues me brûlaient mais son souffle contre ma nuque me rassurait..Mais tout celà était faute de ma maladresse et profonde balourdise. Je me sentais d'un coup très embarassé, mais je ne pus me redresser, je prononçai d'une toute petite voix ;

    - Je..Je..je sss....uiiis déé..désoo..lééé..


    Nous étions toujours dans cette position si embarrassante, et d'une voix basse et gênée il déclara ;

    - Ce... Ce n'est rien... Tu ne t'es pas fais mal, j'espère, Lavita...?

    Ce fut lui qui mit fin à ce moment d'embarras, puis il m'aida à me relever avant de faire de même. Il toussa et je me mis sur le lit en baissant la tête. Je détournai le regard en rougissant toujours avant de répondre ;

    -O..oui ça ira ! Et toi ? Désolé, je suis si maladroit..


    Mais un silence bien trop tendu pris place entre nous deux et ce fut lui qui décida de le déchirer. Il souria faiblement et je fis de même pour masquer mon profond embarras. Non seulement je lui avais demander de m'habiller, mais je venais de lui retomber dessus en plus, semi nu...Enfin, presque. Il reparla donc en rigolant un peu alors que je jouais nerveusement avec mes pouces ;

    - Alors... On ferait mieux de commencer tout de suite à te faire mettre cette chemise, sinon on risque d'y passer la nuit!


    Je souriais faiblement pour masquer ma gêne, puis hochai la tête comme pour dire oui. Et je me demandai comment allait il s'y prendre. Je le détaillais ensuite, il avait de très jolis cheveux, je voulais le voir encore les cheveux lâcher...Celà lui donnait un petit coté...Négligé ? Quand ils sont ainsi en bataille, je me mis à sourire bêtement à cette réflexion puis je toussotai quand je me dis que c'était un peu impoli de ma part. Je tentais d'effacer le sourire de mon visage avant d'ajouter ;

    -Ou-oui ça serait bien si tu le fasse pour moi, s'il te plait !

    Je détournai la tête ensuite en rougissant, avant d'ajouter d'une petite voix ;

    -Tu..Tu es, beau ainsi. Je..je voulais dire ! Tu l'es toujours mais..Tes..cheveux. Hahha.

    Je frottai les miens d'un air nonchalant pour faire passer la gêne, et je tentai de changer le sujet ;

    -Peut être que je..devrais couper les miens...Ils sont assez longs et dur à coiffer..Et puis..Je ne veux plus que le professeur me prennes pour une fille...


    Avais-je constaté assez tristement pour les sorts de mes longs cheveux.
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MessageSujet: Re: Discussion divine avec des mains aristocrates. Mer 5 Juin - 0:54

C'était une douce sensation, d'avoir la certitude qu'une personne nous offre sa confiance à quelque part en ce monde. C'était vraiment agréable de savoir qu'il y a bien une personne sur qui on peut compter, quelque soit la situation ou le problème. Et ce, même si les temps partagés en sa compagnie n'ont été que moindres, ce qui cependant n'affecte guère les sentiments. Ça ne rendait qu'au monde un aspect plus beau, plus léger et facile à vivre. Ça ne faisait qu'embellir la réalité parfois cruelle de notre monde, ça lui donnait un goût plus ''vrai''. Or, cette personne n'apparaissait parfois que très tard, ou alors très tôt. Peut-être y avait-il un juste milieu, mais dans mon cas je ne saurais dire. Après tout, je ne savais pas si c'était le début d'une longue histoire ou alors l'opposé. C'était ce que m'inspirait ma rencontre avec Lavita pour l'instant. J'avais beau y réfléchir, je n'arrivais pas à imaginer ce qui pourrait arriver, si cela ne sera que du bon ou du mauvais -ce qui d'ailleurs m'étonnerait-. Mais je savais, au moins, que Lavita n'était pas comme ''les autres''. J'en avais la certitude, comme si c'était un fait prouvé scientifiquement. Je ne pouvais être plus certain que cela. Parce que jamais, je n'avais été ainsi à la rencontre de quelqu'un. Je n'avais jamais eu si confiance en une personne, dans le sens où je sentais que je pourrais lui avouer n'importe quoi et qu'il me comprendrait, ne serait-ce qu'un peu. C'était un lien qu'on ne retrouvait pas partout, quelque chose d'unique... Une ''amitié'' pas comme les autres. Et j'aimais bien cette sensation, que de le connaître et lui faire pleinement confiance. Je me sentais naïf, certes, mais je ne pouvais pas m'empêcher de songer ainsi. Je me sentais fou, aussi, car après tout, qui a foi en une personne à ce point après le premier jour de rencontre? Peut-être n'étais-je que le seul, à vrai dire. Mais je préférais être fou, qu'un humain banal et sans personnalité. J'aimais la différence, c'était bien connu, car sinon je ne me serais jamais habillé à la mode victorienne alors que nous sommes au 21 siècle si ça n'avait pas été le cas. Lavita préférait-il être normal, lui? Après avoir vu ce monde dont il avait été tenu à l'écart pendant si longtemps, changera-t-il? Et voilà donc une nouvelle question qui me venait à l'esprit. J'avais l'impression qu'il ne ferait jamais cela, mais je ne pouvais pas en être sûr. Après tout, comme je l'ai dis et pensé tant de fois, nous nous connaissons que depuis aujourd'hui, alors de fait, des éléments de lui m'échappent.

Je souris à Lavita après avoir affirmé que nous devrions commencer tout de suite, afin de cacher mon embarras face à la situation. Un sourire retroussa ses lèvres à son tour, et il me sembla tout autant gêné que moi.

- Ou-oui ça serait bien si tu le fasse pour moi, s'il te plait !

Je le vis rougir, et il tourna la tête de côté, comme s'il évitait mon regard. Il poursuivit;

- Tu..Tu es, beau ainsi. Je..je voulais dire ! Tu l'es toujours mais..Tes..cheveux. Hahha.

À mon tour, je sentis mes joues se colorer de cramoisie. Recevoir un compliment de Lavita me faisait étonnement très plaisir, surtout à ce sujet... J'avais toujours été persuadé d'avoir l'air trop négligé les cheveux ainsi, car Dieu sait à quel point ils sont indomptables. Je n'aurais pas cru en cent ans que l'on me dise que j'étais ''beau'', ainsi. Ce compliment n'arrangea d'ailleurs rien à ma gêne, et au stress qui grandissait en moi.

- M... Merci! J'étais pourtant sûr d'avoir l'air trop... ''négligé'', les cheveux détachés.

Il frotta ses mains ensemble et je passai une main dans mes cheveux en essayant de balayer l'embarras en moi. Lavita, lui reprit une énième fois la parole, comme pour changr de sujet et détendre l'atmosphère;

- Peut être que je..devrais couper les miens...Ils sont assez longs et dur à coiffer..Et puis..Je ne veux plus que le professeur me prennes pour une fille...

- Non! Tu ne devrais pas, sérieusement!

La réponse s'était échappée d'entre mes lèvres, à peine lorsque Lavita eut fini de parler. Je n'avais pas pu m'en empêcher; je trouvais que ses cheveux étaient magnifiques, et ce serait du gâchis de les couper!

- Pardon, c'est juste que j'aime beaucoup tes cheveux. On en retrouve pas souvent des si beaux et si longs. Ils te vont très bien comme ça, en tout cas.

Je luis offris un sourire sincère, avant de me souvenir de ce que j'étais censé faire. L'habiller. Mon stress regrimpa en flèche, et je déglutit avec difficulté en prenant sa chemise entre mes mains. Je cachais de peine et de misère mes légers tremblements, qui me prenaient à dépourvu. Je m'approchai de Lavita, tentant d'avoir l'air confiant pour ne pas ''l'effrayé'' ou le rendre encore plus mal à l'aise. Je devais me raisonner; ce n'est pas grand chose. Je devais simplement lui faire mettre cette chemise, et ce serait fini. Rien de plus, rien de moins.

- Bien, commençons.

Mon regard croisa alors le sien, et je sentis les battements de mon coeur s'accélérer dans ma poitrine. Il avait des yeux si magnifiques, si pures et innocents... Dès que je les voyais, je me sentais attendri, surtout en y voyant la confiance qu'il m'offrait à présent. Je me sentais d'une façon privilégié, de le connaître lui, et de savoir qu'il avait confiance en moi. Je pris une grande inspiration en m'approchant encore un peu de lui, assez près pour pouvoir me rendre compte qu'il sentait très bon, et lui fit passer ses bras dans les manches de la chemise. Il avait un corps si fin et une peau si pâle qu'on aurait peur de le briser au simple touché. Lavita était vraiment doté d'une grande beauté, qu'on ne trouverait nulle part d'autre. Sa beauté avec quelque chose d'unique; ce n'était pas qu'extérieurement -mais il l'était vraiment en ce sens aussi-, il y avait aussi intérieurement. On pourrait tout lui pardonner, tant il était beau et unique à la fois. Tout de lui semblait être en parfaite symbiose. Il était comme le jour, et j'avais l'impression d'être la nuit, plus sombre, moins pure. J'avais peur de nuire à Lavita, d'être mauvais pour lui... Quand je songeais à sa famille, seraient-ils fâchés que leur fils soit ami avec une personne de classe moyenne comme moi? Je soupirai et relevai la tête. Ce n'était pas le temps de penser à cela.

Je tentai encore de lui sourire, dissimulant une gêne trop imposante pour que la cacher soit réellement possible. Mon rythme cardiaque ne diminuait pas; au contraire, j'avais l'impression qu'il s'accroîtrait toujours un peu plus au fil des secondes. Je me dépêchai de boutonner chacun des boutons de sa chemise, mais de manière soignée pour ne pas donner l'impression que faire cela m'agace. Je ne voulais réellement pas qu'il soit trop embarrassé ou qu'il se sente mal à l'aise; il devait déjà l'être suffisamment, que je désirais pas empirer la situation. La chemise le recouvrait à présent et cachait en majorité son torse qui était un peu plus tôt à découvert. Je me sentis alors déjà moins embarrassé, mais je sentais toujours mes joues légèrement rosies. Je portai alors mon regard vers le visage de Lavita et sourit une énième fois.

- Voilà, c'est fait! C'était plutôt simple, non? Maintenant... Tout ce qui te reste à faire c'est de retirer ta serviette.

Je me sentais gêné d'ajouter cela, et je détournai le regard, peu confiant. Je passai une main maladroite dans mes cheveux, pour essayer vainement de remettre en place des mèches rebelles venant se mettre devant mes yeux. Je me rappelai alors que moi aussi, je devrais prendre ma douche. Je lui demandai alors, le sourire toujours aux lèvres;

- Y a-t-il autre chose que je puisse faire pour t'aider avant que je n'aille prendre une douche moi aussi? N'hésite pas à me demander quoi que ce soit.
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MessageSujet: Re: Discussion divine avec des mains aristocrates. Jeu 6 Juin - 0:28

  • Jusqu'à aujourd'hui, j'avais rêvé du monde extérieur, tellement de foi. Quand j'étais jeune, je regardais le monde de ma fenêtre et voulait m'échapper, comme un prince que l'on avait emprisonné. Je voulais tellement vivre comme les autres, faire partie du peuple, être quelqu'un de normal. Et la richesse ne m'avait jamais réellement importé, vu que pour moi l'on né égaux. On est tous humains et peu importe nos conditions, notre beauté physique, importait peu, tant que ce qu'il y'avait au fond de nous était pur. Lui, Gabriel, avait à mes yeux beauté, élégance, pureté et jeunesse. Et Ô que son nom lui allait si bien. Il était tel un ange, son visage lumineux et éclairé me faisait baisser les yeux de gêne, de peur d'user et abuser de sa beauté divine. Et je me demandais, si c'était normal que je fusse aussi intrigué et fasciné par la beauté de quelqu'un, alors que j'avais déjà vu maintes jolies femmes au bals, et des milliers d'hommes ayant la noblesse d'un duc, la grâce d'un roi. Mais aucun ne fut à la hauteur et la perfection de Gabriel. Il me semblait si accompli, si parfait que c'en était douloureux, et moi de nature jalouse, je ne pouvait guère le jalouser, au contraire je l'admirais réellement, lui, un être me semblant si parfait qu'il en était intouchable. Et je me surpris à vouloir percer ses secrets, savoir ne serait ce que le petit détail de sa vie. Et surtout qu'est ce qui l'avait rendu aussi admirable à mes yeux. Et il était clair, que l'espace d'une journée il avait gagné mon entière confiance, non seulement mais aussi une très haute place dans mon coeur. Au dessus de connaissance, mais amitié. Etait-ce de l'amitié ? Aussi loin que je me souviennes, jamais je n'eu la chance de me lier d'un autre sentiment qu'indifférence avec quelqu'un. Alors, pour le moment ça sera "amitié". Moi étant si déprimé, si déçu à ma venue ici. Moi ayant heurter la triste vérité, Gabriel eut l'effet d'un baume sur la blessure qu'avait laisser la brusquerie de ma venue ici. Et je ne pus m'empêcher de penser, et si je ne l'avais pas rencontré ? Et si j'avais tomber sur une de ses personnes vulgaires et peu civilisés ? Mais heureusement, le destin a été de notre coté. Je n'accepterais guère vivre sans rencontrer de tels gens. Celà serait du gachis. Il y'avait aussi mademoiselle Ayumi, qui faisait preuve de beaucoup de charme et d'élégance. Et j'avais sentis que cette annèe me réservait beaucoup de surprises...

    Lorsque je le complimenta, et ce sans m'en rendre compte, il rougit un peu. Et je me dis que je n'aurais pas du, et que c'était impoli de dire ça maintenant. Mais c'était plus fort que moi, il était si..Adorable ? Et pourquoi est ce que je pensais de telles choses moi ? Ce n'était point naturel ! Pourquoi est ce que j'agissais ainsi?..Mais il remerciait tout de même, disant que celà lui donnait un air négligé et en effet c'est ce qui le rendait adorable. Lorsque je parla de me couper les cheveux il s'exclama assez brusquement :

    - Non! Tu ne devrais pas, sérieusement!


    J'affichai un air un peu surpris et demeurai silencieux, et il reprit aussitôt, ne me laissant pas le temps de manifester mon étonnement :

    - Pardon, c'est juste que j'aime beaucoup tes cheveux. On en retrouve pas souvent des si beaux et si longs. Ils te vont très bien comme ça, en tout cas.

    Pourquoi est ce que le fait qu'il me complimente me faisait tant d'effet ? Ce n'était pas comme quand quelqu'un d'autre le faisait, c'était différent. Mais celà me faisait tellement plaisir, je lui fis un large sourire, en me frottant la tête :

    -Merci beaucoup, très cher. D'ailleurs, celà me fait penser à Johan, enfin, mon majordome et professeur ! Il ne voulait absolument pas que je les coupe, d'ailleurs je devrai juste pour voir sa réaction.


    C'est vrai qu'il me semblait tellement inexpressif que parfois j'avais envie de faire des caprices pour l'énerver. J'attendis maintenant sagement qu'il finit de m'habiller. J'étais un peu embarrassé mais celà ne me gênait pas tant que ça, enfin, pas tant que lui, il était tout rouge. Moi pas tellement, enfin, jusqu'à ce que ces mains frôlent ma peau me donnant de légers frissons qui ne firent qu'augmenter le rouge ayant naquit sur mes joues. Les battements de mon coeur s'accélérèrent, même si j'aimais bien son contact; c'était seulement embarrassant, et j'eus l'impression que mon coeur allait exploser. Mes yeux étaient fixe sur mes pieds alors qu'il faisait, comme pour atténuer ma gêne. Il souriait l'air hésitant, et je lui rendais ce même sourire naïf et béat. Un peu idiot aussi. Mais mes battements de coeur incessant ne se calmèrent pas . Et je ne me rendis même pas compte lorsqu'il finit...

    - Voilà, c'est fait! C'était plutôt simple, non? Maintenant... Tout ce qui te reste à faire c'est de retirer ta serviette.


    C'était vrai, c'était pas la mer à boire. Il se passa la main dans les cheveux, l'air gêné, et je ne pus m'empêcher de le trouver adorable. Je lui rendis son sourire, avant de me lever et ranger la serviette, et une chose de faite !

    -Merci beaucoup, et désolé de t'avoir déranger ! Je tâcherai de faire seul la prochaine fois

    C'est vrai que je n'allais pas compter sur Gabriel pendant toute l'annèe scolaire et que ça risquerait vraiment de l'ennuyer, et pour rien au monde je voudrais que celà arrive! Même si d'habitude je ne me préoccupais tellement pas des autres. Je ne veux tout simplement pas être un fardeau pour lui, j'ai horreur d'abuser de la gentillesse des gens.

    - Y a-t-il autre chose que je puisse faire pour t'aider avant que je n'aille prendre une douche moi aussi? N'hésite pas à me demander quoi que ce soit.

    Je ne voulais pas vraiment le déranger, mais tout de même, je rougis un peu en lui tendant la brosse à cheveux :

    -Est ce que..Tu peux ?


    A vrai dire, mes cheveux semblaient impossible à coiffer, ils étaient si long et je me demande comment Johann s'y prenait tellement ça semblait impossible à faire :

    -En...Fin je ne veux pas être dérangeant je suis désolé
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MessageSujet: Re: Discussion divine avec des mains aristocrates. Dim 23 Juin - 23:04

Parfois il m'arrivait de souhaiter d'arrêter le temps, ou alors de l'allonger et le manier au gré de mes désirs. J'avais trop souvent peur que les moments que je chérissais ne s'envolent pour toujours et que je n'ai pas assez de temps pour en profiter. Ces moments, ces souvenirs que parfois j'aurais envie de répéter inlassablement, comme pour réussir à en mémorer tous les moindres détails. Et je me rendais souvent compte, aussi, que c'était en songeant ainsi que les meilleurs moments que je vivais m'échappaient; je cherchais des solutions qui au final me ramenaient au problème de base. Au fond de moi, j'avais toujours été ainsi. Craintif et qui a peur de gâcher les meilleurs moment. Or à la surface, je préférais garder le sourire afin de ne pas inquiéter mon entourage. Après tout, ce n'était pas un très grand problème, en soi; ce n'était qu'une inquiétude qui, je crois, est assez banale. Peut-être même ne méritait-elle pas que je lui porte attention, mais je n'y pouvais pourtant rien sur le moment présent. J'avais peur que ce moment avec Lavita ne me soit volé, d'une quelconque manière que moi-même je n'arrivais pas à déceler. Pourquoi, si soudainement? Et pourquoi me seraient-ils pris? De toute façon, demain encore j'aurai la chance d'être avec lui, et après-demain aussi, et même tout le reste de l'année. Mais jusqu'où cela ira? Est-ce qu'un jour viendra où, par la force des choses, nos chemins devront se séparer? Voilà ce qui m'effrayait pour le moment. J'avais comme un pressentiment qui persistait en moi, que peut-être sa présence à mes côtés n'était qu'éphémère. Comme une brise un jour d'été chaud, qui est certes agréable mais qui ne dure qu'un temps de courte durée. Je voulais tellement qu'il reste à mes côtés, que les jours comme aujourd'hui se suivent et deviennent le quotidien auquel je serai habitué, et que ce rythme ne connaisse jamais de fin. Et commençait peu à peu à me rendre compte que ce n'était peut-être pas normal, de désirer à ce point qu'une personne reste auprès de nous jusqu'à l'infini. Mais j'avais peur de réaliser la nature de ces sentiments, que je sentais naître en moi, comme si le faire viendrait gâcher tout ce que j'ai réussi à construire en une journée en sa compagnie. Or je le savais bien que je ne pourrai pas éviter ce que je ressens pour toujours. Je savais qu'un jour viendrait où ils me coinceraient et me prendraient à dépourvu, sans que je ne puisse rien y faire, si ce n'est qu'en prendre pleinement conscience et vivre avec cela sur le coeur en toute vulnérabilité. Car au fond oui, j'étais un homme bien vulnérable! Peut-être que ce n'était pas très apparent au premier regard mais il n'en faut que très peu pour que je sois blessé. Mais je ne pouvais rien y faire, même si j'espérais vainement y changer quoi que ce soit. 

Cependant j'avais réalisé qu'avec Lavita je me sentais beaucoup plus fort, et tellement moins vulnérable! C'était déjà beaucoup pour moi; et d'ailleurs, cela figurait dans la liste des choses positives que Lavita me procurait. Il y en avait déjà tant, et ce en si peu de temps... J'en venais même à me sentir mal. Que penserait-il s'il savait à quel point j'avais besoin de lui, maintenant? Que je n'avais jamais apprécié une personne de cette manière? Je crois que s'il avait la capacité de lire dans mes pensées, il ne m'approcherait même plus. Évidemment, pour rien au monde je ne voulais que cela se produise. Je crois qu'il se doutait tout de même qu'il était un ami très cher, et que peut-être cela était réciproque, alors s'inquiéter était inutile. Je reportai alors mon attention vers Lavita, à qui je venais de demander s'il y avait quoi que ce soit que je pouvais faire pour l'aider avant d'aller à la douche à mon tour. Ses joues s'empourprèrent, lui donnant un air adorable et il me tendit une brosse à cheveux; 

- Est ce que..Tu peux ?

Je fus surpris qu'il me demande cela, mais pas tellement, d'une certaine manière.

- En...Fin je ne veux pas être dérangeant je suis désolé

Je lui souris en prenant la brosse à cheveux qu'il me tendait, en regardant l'état de ses longs cheveux flamboyants;

Ça ne me dérange pas du tout, je te le ferai avec plaisir Lavita. Ils ne doivent pas être très faciles à brosser, alors c'est la moindre des choses que je t'aide!

Je m'approchai d'un bureau de travail qui était à proximité et en tirai la chaise, où j'incitai Lavita à s'asseoir.

- Je crois que ce sera plus facile si tu t'assis sur cette chaise que si tu restes debout, non?

Une fois qu'il fut assit, je me mis derrière lui en commençant à lui passer la brosse dans ses longs cheveux. Ils étaient d'une telle splendeur que j'en étais stupéfait maintenant que je pouvais les voir de plus près, et il s'en dégageait un doux parfum qui n'appartenait qu'à Lavita lui-même. Ça me semblait tout de même un peu étrange -surtout inhabituel- de peigner les cheveux d'un autre garçon, mais ça ne me dérangeait pas le moins du monde; il s'agissait de Lavita, après tout. Peut-être ne l'aurais-je pas fais s'il avait s'agit d'une autre personne, mais à lui j'avais l'impression de ne rien pouvoir lui refuser. Un sourire retroussa mes lèvres, sans que je ne m'en rende compte, trop concentré à ma tâche. J'aimais beaucoup lui rendre service, surtout pour des tâches de la sorte dont je n'étais pas habitué. Ça me faisait goûter quelque chose de nouveau, que je n'avais jamais vécu auparavant. Après tout, dans quelle autre situation j'aurais attaché la chemise de l'un de mes amis? Il n'y avait qu'avec Lavita que je faisais cela, et même si ça avait été plutôt embarrassant, ça ne me dérangerais déjà plus.

Un long silence avait prit place, et je me décidai alors à poser une question qui m'était soudainement revenue à l'esprit;

- Dis-moi, Lavita... Je me demandais quelque chose...

Mon regard fut alors plus sérieux et je baissai la tête, mais étant de dos à moi, Lavita ne pouvait pas me voir.

- Il me semble que c'est un euphémisme qu'une famille aussi riche que la tienne te laisse aller dans un tel lycée à long terme. Alors, est-ce que... Est-ce que ta scolarité ici ne sera que de courte durée?

J'avais cessé ma tâche, soit de lui brosser les cheveux, et lorsque je me rendis compte à quel point cette question était indiscrète, je sursautai et recommençai rapidement à lui peigner les cheveux. C'était idiot de ma part de lui demander une telle chose, car après tout, ça ne regardait que lui et sa famille. Certainement pas un inconnu dans mon genre qu'il ne connait que depuis aujourd'hui.

- E-Enfin, tu n'es pas obligé de répondre, c'est très indiscret comme question, je suis désolé!

J'eus un petit rire nerveux, mais au fond, je commençais à me sentir un peu mal. J'avais peur de la réponse; mais pourquoi? Pourquoi cela me tracassait-il autant? Je soupirai silencieusement en passant l'une de mes mains dans les cheveux de Lavita, afin de confirmer s'il y avait des noeuds à quelques endroits, et je recommençai à les lui brosser d'un geste régulier, l'esprit très occupé.
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MessageSujet: Re: Discussion divine avec des mains aristocrates. Lun 24 Juin - 22:48

Et je buvais la lune à l'ivresse le soir où mes sentiments semblaient se teinter du vermeil de mes cheveux. Se rebeller contre leur nature lisse et soyeuse, ondulant presque parfaitement en source de rubis. Frôlant la chute de mes attentes les moins attendues, endormies aux fonds de mes rêves. Dans les recoins de l'incertain. Rêvant avec candide des flammes de l'amour m'étant autrefois et encore inconnus. Découvrant puérilement les joies m'étant autre fois illicites, les joies de l'amitié, de la liberté, et toutes ces émotions sur lesquelles je ne pouvais mettre un nom qui heurtèrent et dansèrent autour de moi caressant doucement la lune nous baignant de sa douce lumière. Tel un lys de pureté dans dans un verre de vin. Tout comme la lys de sa peau contre la mienne, contrastant avec les fils de flamme de mes cheveux. Maniant parfaitement la brosse à cheveux. Et j'en revenais toujours à penser à lui, à sa vénusté qui lui était particulière, aux livres de ses mains qui m'était encore inaccessibles, à la douceur de ses gestes qui me rendait accro à sa personne et à sa façon d'être qui m'échappait. Et je ne me sentais qu'élève face à lui, je ne me sentais que jeune, ignorant et grotesque face à lui être si cultivé semblant fait de lumière. Et je ne pouvais m'empêcher de le vouloir presque égoïstement pour moi seul. Jalousement, possessivement,le garder pour moi seul comme un précieux cadeau et je me surprenais à penser de cette manière là, je m'effrayais même. Mais ce fut surement l'effet de la fatigue et du long voyage. Déçu, de me soumettre aux sorts abracadabrantesques et burlesques qu'il m'a jeté. Aux sorts ithyphalliques excitant mon imagination ivre de son vin. Et je me demandais si ce n'était pas lui qui le buvait tellement je me sentais entiché. Ce n'était surement point réalité, c'était tout sauf réalité, ce n'était que magie et ensorcellement, ce n'était guère naturel. C'est ce que ma raison criait à mon coeur naïf et épris de sa passion. Cette passion ardente, cet entichement nouveau....Toutes ces choses nouvelles se culbutant dans tout mon être fragile laissant qu'une profonde trace et plaie d'incompréhension et intérrogation.

Mais ce n'était pas si désagréable vu qu'au fond je ne savais pas réellement si je serais enchanté de savoir la nature de ces choses là. En vérité, c'était peut être lâche, peut être couard, mais pour le moment je voulais que tout celà reste ainsi, je voulais que rien ne change. Pour le bien de notre relation ? Pour ma conscience ? Je savais que c'était parfaitement lâche, je le savais même très bien. Mais ce fut ainsi, je voulais me contenter de l'avoir sous les yeux tout comme un présent précieux que je chérissais. Et en sa présence je me sentais tellement bien, comme si je pouvais m'alimenter de sa chaleur. Mais j'avais toutefois peur d'abuser de sa gentillesse alors je ne demandais que ce qui m'était nécessaire. Tout simplement parce que je détesterais lui causer du dérangement. Et qui ne le ferait pas ? à présent, c'était la personne qui comptait le plus pour moi dans cet endroit et c'était tout à fait naturel. Même si je ne croyais pas que j'allais m'attacher si vite à quelqu'un...Mais il m'était si spécial dans cet endroit que je ne connaissais guère. Il était...Il avait apparut...Ainsi, comme par destinée sur mon chemin, comme un subtl fil de lumière dans ce monde effrayant et si froid. Il avait illuminé ma soirée par sa vue, tellement, que je pouvais dire que sans sa présence mon rêve serait vain. N'aurait ni sens, ni gain. Ne serait que déception et brisement, tout comme un échec amer et brûlant. Lui avait adoucit ma chute, ôter ma brusquerie lorsque nos deux réalités s'étaient cognés. Lui n'était que mon sauveur et celui qui rendra ma vie ici des plus agréable. Je souris l'air complètement béat à cette pensée. Sa main dans mes cheveux me tira de mes rêveries, ne faisant qu'accentuer ma gêne et mes joues n'en devenaient que plus rouges. C'était surtout étrange, d'être dans cette situation là, enfin, mes serviteurs m'avaient toujours brossé les cheveux mais c'était différent, quand Gabriel le faisait, ça ne me faisait pas mal du tout. Ses mains étaient très légères, elles me semblaient divines. C'est vraiment étrange, mais ses mains avaient un toucher bizarre, et tellement agréable. Sa voix me tira encore une fois de mes pensées ;

Dis-moi, Lavita... Je me demandais quelque chose...

J'hochai légèrement la tête, l'air interrogatif

-Oui, je vous en prie !


Il poursuivit donc, la voix un peu plus basse ;

Il me semble que c'est un euphémisme qu'une famille aussi riche que la tienne te laisse aller dans un tel lycée à long terme. Alors, est-ce que... Est-ce que ta scolarité ici ne sera que de courte durée? 

Cette question me mit d'un coup mal à l'aise, je ne voulais pas lui mentir et pourtant je ne voulais pas dire la vérité non plus. Je ne voulais pas que ça l'empêche de m'apprécier, le fait que je partais, je ne savais pas trop quoi répondre et je commençai  à être nerveux Que vais je dire alors que je n'arrivais même pas à me rassurer ? Devais-je lui dire la vérité en sachant que ça allait peut être changer notre relation ? Je me tus en jouant nerveusement avec mes pouces, pensant à ma réponse.

E-Enfin, tu n'es pas obligé de répondre, c'est très indiscret comme question, je suis désolé! 

Mais toutefois, si je ne répondais pas, il allait surement croire que je ne lui faisais pas confiance. Que vais-je faire ?..Lorsqu'il s'arrêta de me coiffer les cheveux, je me retournai en souriant faiblement, honteux de devoir mentir à quelqu'un que j'aimais tant :

-Je...Euh, oui oui..Je vais rester ! Ici ! Parce que ...Mes parents trouvent que..Je dois m'intégrer, dans la société..Vois-tu !

Je me sentais très mal de lui mentir, vraiment très mal à l'aise d'un coup. Alors, pour me détendre, je me retournais lui faisant face, je savais que j'étais un mauvais menteur alors je tentais de sourire, et pris ses mains dans les miennes. J'aimais vraiment son contact, il m'apaisait à chaque fois, j'ajoutai ensuite :

-Ne t'en fais pas, je vais rester ! Et..Merci, pour mes cheveux.


Le rouge aux joues, je lâchais ses mains en le remerciant.

___________________________________________

Celà faisait quelque temps qu'il était dans la salle de bain, et je ne voyais rien à faire. Je pris un instant un des recueils de Verlaine "Romance sans paroles" à coté de moi, m'allongeant dans mon lit ;

"C’est l’extase langoureuse,
C’est la fatigue amoureuse,
C’est tous les frissons des bois
Parmi l’étreinte des brises,
C’est, vers les ramures grises,
Le chœur des petites voix."

Las de lire, je reposais le livre à coté de moi sur la commode. Puis, étrangement je fus attiré par quelque chose, timidement, je m'assis sur le lit de Gabriel, puis m'allongeai sur celui ci. Enfonçant ma tête dans l'oreiller je pouvais sentir son odeur musqué. Bon dieu, qu'étais-je entrain de faire ? Je l'ignorais, mais je serrais davantage son oreiller contre moi. Après tout je faisais ça car c'était le sien, celui de Gabriel. Il était si doux, si fugace. Me berçant, et je m'endormis sans même m'en rendre compte serrant son oreiller aux creux de ses bras, tel un enfant fatigué.

-Hnn...Gabrielll...
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MessageSujet: Re: Discussion divine avec des mains aristocrates. Mar 2 Juil - 20:10

Il m'avait certifié qu'il resterait, que ses parents voulaient l'intégrer à la société. J'aurais dû être rassuré et heureux, et pourtant... J'y restais perplexe, comme si cela ne pouvait être réel. Comme si tout cela n'étaient que de faux espoirs auxquels je ne devrais pas m'accrocher, comme je le faisais présentement. J'étais immoral, au point où parfois je n'écoutais plus la voix de la raison qui résonnait au fond de moi. Un enfant dans le corps d'un jeune homme de 17 ans qui ne voudrait qu'échapper à la réalité, qui désirerait faire taire tous les bruits et les doutes autour. Je courais, toujours un peu plus, en fuyant la réalité. C'était ainsi depuis que mes yeux avaient rencontrés ceux de Lavita. J'avais si peur que ce ne soit pas réel, rien de plus qu'un long rêve qui  pourrait s'achever d'une seconde à l'autre. Alors si tel était le cas, je préférais continuer ma course, loin de cette réalité. J'avais toujours cette lueur d'espoir qui persistait, cette douce flamme vacillante, mais qui pourrait s'éteindre avec un simple soupir. J'avais bien senti que Lavita m'avait menti. Comment, je ne sais pas, peut-être après tout était-ce un nouveau don qui avait naquit en moi -ce qui serait fortement impossible, en fait-. Il m'avait prit les mains, un sourire retroussant ses lèvres, comme s'il désirait y croire aussi. Mais mon côté trop mature avait réalisé que c'était impossible, qu'il partirait un jour. Je lui avait simplement souri en retour, en me disant que je me trompais peut-être. Je n'étais pas devin après, rien ne pouvait me certifier qu'il mentait. Alors je tentais d'y croire aussi, en me disant que même s'il quittait le lycée un jour, on garderait probablement contact. Cela m'apaisait, en quelque sorte. Ses mains avaient quittées les miennes, et du vermeille avait prit place sur ses joues. J'avais souri une dernière fois avant de me diriger vers la salle de bain, et après quoi j'avais laissé l'eau brûlante vider mon esprit troublé. J'avais pris beaucoup de temps, aussi je n'aurais pas été étonné que Lavita soit allé se coucher plutôt que de m'attendre. J'étais finalement sorti, les cheveux encore légèrement mouillés et vêtu d'un jogging noir. Je n'étais pas habitué d'être dans cet accoutrement devant une autre personne, mais je n'avais plus réellement le choix de m'y faire. Et si je ne m'y habituait pas, il n'y avait qu'à mettre un t-shirt et le problème serait réglé.

Je levai alors la tête pour voir si Lavita dormait, et... ce que je vis me fit figer. Il était étendu sur mon lit, tenant fermement dans ses bras mon oreiller, son visage y étant enfoui. Il avait l'air si calme, si détendu... En fait, il était tout simplement magnifique et je me sentis rougir à cette pensée. Mais je ne pouvais le dénier; dire qu'il ne l'était pas aurait été un mensonge. Ses longs cheveux lui retombaient légèrement sur le visage et je m'approchai alors tranquillement de lui, m'asseyant sur le bord du lit. Je ne savais pas si je devais le réveiller pour qu'il aille dans son lit respectif ou si je devais le laisser au creux des bras de Morphée. Il semblait si bien que je me sentais cruel de devoir le déranger. Et alors que je l'observais, ma main se rendit d'elle-même jusqu'à son visage, caressant doucement sa joue et repoussant quelques mèches de cheveux vers l'arrière. Je réalisai alors ce que je venais de faire et la retirai rapidement, la rougeur me brûlant d'autant plus les joues. Faire cela à l'insu des gens, pendant qu'ils dorment, était vraiment impoli et je me senti alors très mal. Et pourtant, j'avais agis ainsi comme s'il s'agissait d'un réflexe, comme si c'était normal. Je ne pus m'empêcher de constater que sa peau, tout comme ses cheveux, était vraiment douce et agréable au touché. Mais étais-je idiot ou quoi?

Je soupirai en baissant la tête. C'était de pire en pire. J'allais me décider à le réveiller, lorsque j'entendis de la faible voix endormie de Lavita;

-Hnn...Gabrielll...

Je sursautai alors, sentant mon coeur en rater un battement. L'avais-je réveillé? Dieu que je regrettais ce que j'avais fais! Je reculai alors un peu, en continuant de le fixer, pour finalement me rendre compte qu'il était encore endormi. Alors... Pourquoi avait-il murmuré mon prénom dans son sommeil? Peut-être simplement parce qu'il tenait mon oreiller? Ou alors un rêve bien normal où comme par hasard je figurais. Soudain, je me posai une question; pourquoi était-il dans mon lit? Avec mon oreiller? Il était presque impossible qu'il se soit trompé et qu'il aille cru que c'était le sien... Alors pourquoi avoir prit mon oreiller dans ses bras ainsi? Décidément, même endormi, Lavita avait ce don bien à lui pour faire naître la curiosité en moi. Il y avait tant que je ne connaissais pas à son sujet, et tant que j'aurais voulu savoir.

Une dernière fois, je repoussai l'une des mèches de cheveux de Lavita vers l'arrière avant de lui tapoter l'épaule gentiment pour le réveiller. Ciel que je me sentais égoïste... Mais je n'avais pas vraiment le choix.

Lavita...? R-Réveille-toi... S'il te plaît.

Je poussai un soupir en baissant la tête.

- Ahhh... Je suis vraiment désolé...

Je me trouvais vraiment pathétique. Pathétique de ne pas réussir à réveiller Lavita et aussi de le réveiller. Un contraste imbécile et sans valeur.
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MessageSujet: Re: Discussion divine avec des mains aristocrates. Jeu 4 Juil - 5:53

Et je scella nos deux mains, réduisant la distance entre nos deux corps, nos doigts s'entrelacèrent. Ce geste qui balaya cette maudite distance entre nous deux. Qui ne rapprocha un peu plus, qui détruit ce mur bien trop puissant d’orgueil que je m'étais construit. Qui l'anéanti, ne le rend que souvenir et mensonges, comme s'il n'avait jamais existé. Me rendant accro à son toucher à son effluve, à ses gestes si gracieux, à ce gout sucré et voluptueux coulant sur ma langue. Ce gout de miel, de cannelle, ce gout de chaleur duquel je ne pouvais me dé-faire. Telle une drogue que je n'aurais jamais voulu goûter pour ne pas dépendre d'elle. Une drogue, oui, cela avait un gout d’absinthe, cela avait un gout d'opium. Un opium dangereux circulant dans mes veines, un opium qui portait son nom. Qui faisait éclore des fleurs de narcisse portant son nom sur chaque parcelle de peau. Autour de la tresse, au coin de la bouche, autour de la taille, ici et là. Un peu éparpillés, négligemment disposés. Spontanément, telle les épines d'un fleur. Apaisant mon soif de l'inconnu tout en m’achevant lentement. Le compte à rebours s'était activé. Trois, deux, un, vers où allais-je ? Que fuyais je ? Je n'en sais rien et je ne sais même pas si j'ai réellement envie de le savoir. Fuyais-je le fond de mes pensées ? Fuyais je les profondeurs immaculées de mon coeur que je croyais autre fois pur et innocent ? Fuyais je ce coté bien trop humain tout au fond de moi ? Ce coté là que je découvrais en sa compagnie, ce coté là qu'il m'avait fait découvrir. Ce coté là....Je l'avais aimé pour cela, je l'avais aimé pour ce que je ne connaissais pas, l'avais je aimé pour ce coté ci ? Et pourtant, et pourtant je me voyais à le fuir. Que voulais je ? Etais je sot au point de ne plus différencier entre ce que je désirais et ce que je ne désirais guère? Ce sentiment-ci..Ce sentiment ci qui me tuait, celui qui m'était inconnu, je pourrais....Je pourrais dire qu'il avait un gout de caramel au fond de ma gorge. Amer, mais sucré et doux à la fois, je pourrais aussi dire, que ce sentiment ci, secouait puérilement mon organe salvateur, il le serrait, le serrait de ses petites mains diaboliques, il se jouait de lui, il faisait un chaos dans mes organes. Puis, tel un enfant délaissé, tel un enfant satisfait, las de ses jouets, il le jetait à ses pieds, comme une poupée de chiffon toute usée. La regardant des yeux de celui ayant perdu sa passion d'autre fois, avec les yeux de l'enfant se délectant avec cruauté de la faiblesse de sa victime. Avec les yeux d'un pauvre élève diabolique fait de flammes. Écarlate, fier de son cramoisie, brûlant à empreintes de fer la chaire offerte. C'était la brûlure que je ressentais en ce moment ci. Un vicieux mélange, une plainte de mal être. Ces sentiments qui secouaient mon paisible calme et bien être n'étaient qu'étrange enchantement pour moi, jusqu'au jour ou je saurais nommer ce sort...Le sort des mains au touché de velours.

Et c'est là, qu'enfoui dans mes songes, je fus réveillé par la voix de mon ange. Claire, sublime, ô chant des sirènes. Chemin subtile et sauveur, des âmes en peine. Faisant naître en moi, une myriade de fleurs. Lys, roses, mélisses des bois, aux voluptueuses senteurs. Et à ce moment là, je ne pu que remercier les dieux. Pour avoir fait de moi en cet instant là, l'être le plus chanceux.

- Ahhh... Je suis vraiment désolé...


J'ouvris les yeux, découvrant au dessus de moi, le visage de Gabriel, ce qui me fit rougir de gêne. Est ce que...Je dormais encore ? Mais oui bien sur que je dormais.. Ca ne peut pas être réalité, Gabriel ne viendra pas me réveiller à demi nu. Que vais je faire maintenant une fois que j'ai réalisé que j'étais dans un rêve ?? Je tirai un peu sur son bras, l'obligeant ainsi à s'approcher un peu plus de moi :

-Désolé ? Mais..De quoi..


Je constatai ensuite que j'étais sur le lit à Gabriel, j'avais complètement oublié que j'étais sur son lit et je m'étais endormis en...Attendez, j'ai quoi dans les bras là ? En..Serrant son oreiller dans mes bras et en le sentant ? Pardieu ! Quel genre d'idiot suis je ? Surement un des pires. Je me redressai, le rouge aux joues, complètement en panique, je mis son oreiller devant mon visage rougit comme pour me cacher :

-Je..Je..Suis...Navré..C'est juste que cet oreiller est trop confortable !

Et puis, il a votre odeur...C'est ce que je voulais dire, mais je trouvais que cela sonnait étrange alors je m'en abstient, je lui fis un sourire gêné. De peur de passer pour l'imbécile que j'étais. Après tout, qui fera quelque chose de pareil.

-Je peux le prendre ?! Je... le veux, vraiment...


Je soupirai, mon coeur battait tellement vite que je crus qu'il pouvait entendre ses battements incessants. Est ce que son coeur battait lui aussi si vite à cet instant là ? Puis je me rendis compte que Gabriel ne portait pas de haut. Mon dieu, je ne pouvais pas détacher mon regard de lui, mais c'était impoli, alors je du le détourner à contre coeur, plus par politesse que par autre chose, car en vérité je ne voulais pas. Mais ce n'était pas la fin, j'avais été très égoïste aujourd'hui alors ce n'est pas une autre demande qui l’ennuiera, non ?

-Gabriel, je voudrais que tu couches avec moi.

Je réalisai ensuite à quel point mes paroles étaient maladroites et mal formées, une phrase juste Lavita, pour l'amour du dieu. Une seule ! Je le tins pas le bras, alors que j'étais assis sur le lit. Je riva mon regard presque suppliant dans le sien, je ne sais pas pouruqoi, mais mon instinct me poussait à agir ainsi. Je dis la voix basse , le visage rougit, le regard suppliant :

-Je voulais dire, ici. Juste cette fois..

Avais-je dis en tapotant de la main la place à coté de moi tenant son bras de l'autre. Mon assurance me quitta ensuite, et si..Et si il refusait ? Je rougis de plus belle en détournant le visage :

-Enfin, tu pourras très bien réfuser..Je..Ne t'obliges pas...C'est juste que je ne suis pas habitué à ce nouveau milieu, et j'ai vraiment peur de faire des cauchemars...Tu as été très gentil avec moi, tu m'as aidé à faire toutes ces choses...Alors..Tu peux refuser ! J'ai..Peur d'avoir abusé de ta gentillesse....Alors...Juste pour ce soir.
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MessageSujet: Re: Discussion divine avec des mains aristocrates. Ven 5 Juil - 1:34

Fuir, tourner autour du pot. J'étais très doué dans ces tâches, parce que j'y étais habitué. J'avais l'habitude d'être effrayé de la réalité, d'avoir peur de prendre conscience de certaines choses que j'aurais voulu ignorer toute ma vie. C'est ce que je prétendais souvent, et pourtant, j'étais une personne vraiment très simple. J'étais facile à vivre, et je prenais les choses que m'offrait la vie comme elles venaient, sans trop me poser de questions. Je suppose que si je me retrouve soudainement si troublé, c'est que je n'y ai jamais été confronté pour de vrai. Je pensais autrefois que c'était bien le cas, alors qu'aujourd'hui je réalisais que je me trompais. Maintenant que j'avais ce sentiment sous les yeux, il me paraissait clair, net et précis. Je n'en doutais même plus. Encore quelques instants plutôt, je luttais pour me dissuader de cette idée, juste pour l'enfouir un peu encore en moi avant qu'elle ne surgisse pour de bon. Mais cela n'avait pas marché, et la vérité m'éclatait déjà au visage, et elle me prenait à dépourvu. Je m'étais rendu à l'évidence, j'avais baissé les bras, et je laissais alors le flot de mes pensées s'écouler, je les laissais glisser dans ma tête, je leur coupais la barrière que je leur avais imposée. Ce n'était qu'une courte phrase, composée d'un pronom, d'un sujet et d'un verbe. Elle était bien basique, n'importe qui aurait pu la prononcée sans misère. Et elle se répétait inlassablement dans ma tête. Je l'aime. J'avais honte, certes. J'avais honte et j'étais un peu triste parce que je savais que mes sentiments à l'égard de Lavita ne pourraient être retournés. Mais j'étais heureux, vraiment heureux parce que... Pourquoi, en fait? Parce que je connaissais dès lors ce que ça faisait d'aimer pour de vrai, parce que je me rendais compte que contrairement à toutes les anciennes relations que j'avais eu auparavant, l'amour en soi était bien plus complexe qu'elle n'y paraissait? Et contrairement à ce que j'aurais cru, quand bien même je pourrai dire que ce n'est pas facile, je me sentais beaucoup plus ''libre'' à présent, l'esprit tranquille. Était-ce de courte durée? Est-ce que toute cette joie, cette chaleur que me procurait le simple sourire de Lavita, sa présence à mes côtés qui me donnait des papillons dans le ventre, n'étaient qu'éphémère? Est-ce que tout cela se mutera en de l'agonie, de la souffrance et du pareil au même? Je ne le savais pas, je n'en avais pas la moindre idée car moi-même je me réservais encore des surprises. Pour l'instant, je préférais profiter de l'instant présent, de la présence de Lavita à mes côtés, de son magnifique visage endormi. J'aurais pu rester une éternité à l'observer, j'aurais  tout donné pour retrouver cette permission que je m'étai volée un peu plus tôt de glisser ma main sur sa joue. Sincèrement, si on m'avait dit que je tomberais follement amoureux aujourd'hui d'un garçon âgé de deux ans en moins que moi, je crois que j'aurais ris en me disant que c'était impossible. J'avais encore de la difficulté à me dire que tout cela était vrai.

Soudain, je vis Lavita ouvrir les yeux, lentement, l'air encore ensommeillé. Il eut l'air un peu déboussolé, avant de tirer légèrement sur mon bras, m'attirant de quelques centimètres vers lui.  

-Désolé ? Mais..De quoi..

Son regard embrumé par la fatigue se remplaça par un air confus et surpris, comme s'il venait de revenir à la réalité. Il se redressa rapidement et ses joues prirent une couleur cramoisie. Je me reculai un peu, en lui souriant légèrement pour ne pas l'embarrasser plus qui ne semblait déjà l'être. Il prit mon oreiller et s'en servit pour cacher son visage, et je le regardai silencieusement;

 -Je..Je..Suis...Navré..C'est juste que cet oreiller est trop confortable !

Ce n'était donc que pour cela qu'il le serrait contre lui? Mon sourire s'élargit, et je répondis simplement;

Ce n'est pas grave, ne t'en fais pas.

Un sourire gêné retroussa finalement ses lèvres, et je ne pus m'empêcher de constater qu'il était bien plus mignon ainsi. Il était plus vivant, plus joyeux, plus lui. Je le voyais comme étant quelqu'un de coloré, et non comme une personne terne et morne. Il était donc évident qu'un sourire lui convienne mieux.

 -Je peux le prendre ?! Je... le veux, vraiment...

Sa question me surprit, et je le regardai avec étonnement. Mon oreiller était-il donc si spécial? J'allais répondre, avant de constater que Lavita me sembla soudainement très gêné. Encore plus qu'il ne l'était quelques instants plus tôt. Ses magnifiques yeux dorés regardèrent ailleurs, et j'aurais voulu re-capter leur attention. Ils m'envoûtaient, faisaient grimper mon rythme cardiaque, et je n'en avais jamais vu de tels. Mais au fond, si je les trouvais si beaux, si parfaits et si uniques, ce n'était peut-être seulement parce qu'il s'agissait de Lavita et de personne d'autre. Aucunes anciennes petites copines que j'avais eu auparavant n'avaient eut une telle emprise sur moi, et je me demandai alors si j'avais réellement ressenti de l'amour pour elles et non un simple attachement. Je ne m'étais jamais confessé à qui que ce soit, et c'était toujours les autres à venir faire le premier pas vers moi. J'étais si gentil et si généreux que je ne savais refuser leurs sentiments, et je me demandais sincèrement ce que ces personnes me trouvait. Peut-être avaient-elles simplement eut le goût du différent, peut-être avaient-elles décidées de m'aimer parce que je n'étais pas comme les autres, et que pourtant, je m'intégrais très bien dans la société. Je n'en savais rien, et maintenant, face à Lavita, je me sentais vulnérable. J'étais celui qui aimait, à présent.

Je fus si plongé dans mes pensées que j'oubliai de répondre à l'objet de mes pensées sur le sujet de mon oreiller. Je voulus le faire, mais il reprit la parole.

-Gabriel, je voudrais que tu couches avec moi. 

Une seconde. Deux secondes. Trois secondes. Réalisation.

Mon coeur se mit à se débattre dans ma poitrine comme il ne l'avait jamais fais auparavant. Je sentis une vague de chaleur se concentrer sur mon visage et je me figeai. J'avais mal entendu. Je devais avoir mal entendu. Ce n'était pas possible, Lavita ne pouvait pas avoir dis cela. Lavita a 15 ans, tu en as 17. Calme-toi, Gabriel, c'est idiot.

Je baissai la tête, pour éviter son regard. Je ne voulais pas le croiser pour le moment; je devais calmer les battements de mon coeur. J'avais chaud, j'étais horriblement gêné et je ne savais plus où me mettre, ni quoi faire. Je me mordis la lèvre inférieure, et fit des efforts surhumains pour songer à autre chose que la phrase qu'il venait de prononcer. Je devais avoir halluciné ou quelque chose de ce genre, parce que oui, franchement, c'était impossible. Lavita était beaucoup trop pur, trop innocent pour aborder un tel sujet. Mais je sentis sa poigne sur mon bras, et je dû par la force des choses le regarder. Et tout ce que je voyais, c'était son regard suppliant, porté vers moi. Ses joues étaient rougies, et il dit dans un murmure;

-Je voulais dire, ici. Juste cette fois..

Je sentais que mon cerveau allait complètement se déconnecter de la réalité s'il continuait. Cela me sonnait presque comme de la provocation, et pourtant je savais pertinemment que Lavita ne ferait jamais une telle chose. Du moins, je crois. Il tapota de son autre main la place à ses côtés et je sentais mon visage et bientôt tout mon corps me brûler de manière presque atroce. J'avais l'impression d'avoir perdu la capacité de parole, et mon regard ne quittait plus celui de Lavita. Devais-je répondre? Était-il sérieux, me blaguait-il? Je ne savais plus où me situer. Cette situation me paraissait trop irréelle. Je ne pouvais prendre le risque de répondre, en sachant que je me trompais peut-être et que ce serait la honte de ma vie. À son tour, je vis le rouge se répandre sur ses joues et il détourna rapidement la tête. Je pris une grande inspiration, en essayant encore de me calmer. Et j'attendis...

-Enfin, tu pourras très bien réfuser..Je..Ne t'obliges pas...C'est juste que je ne suis pas habitué à ce nouveau milieu, et j'ai vraiment peur de faire des cauchemars...Tu as été très gentil avec moi, tu m'as aidé à faire toutes ces choses...Alors..Tu peux refuser ! J'ai..Peur d'avoir abusé de ta gentillesse....Alors...Juste pour ce soir.

... Et je compris. Plusieurs choses. Surtout qu'en réalité Lavita me demandait simplement de dormir avec lui et que de mon côté, moi, Gabriel Demers, j'étais un vrai dépravé. Comment avais-je pu croire qu'il me demande cela? C'était insensé, idiot, imbécile, impossible... Je soupirai donc longuement, un peu soulagé, je devais l'avouer. Je retrouvai alors mon sourire, plus moindre cette fois-ci, et je me dépêchai de répondre à Lavita;

- Tu n'abuses pas de ma gentillesse, sinon je ne prendrait pas la peine de te l'offrir, tu ne crois pas? Bref, ça ne me dérange pas le moins du monde, je te comprend parfaitement d'ailleurs..

Je me levai ensuite, en m'étirant légèrement et en sentant toujours la rougeur sur mes joues.

- Tu... Tu ne trouves pas qu'il fait chaud, toi? Je crois que je vais ouvrir la fenêtre, question d'aérer un peu la chambre.

Je m'approchai donc de la fenêtre et l'ouvrit, et je pris par la même occasion l'oreiller qui prônait sur le lit vide de Lavita. J'étais un peu gêné à l'idée de partager le même lit que lui, mais j'étais heureux quand même.

- Pour ce qui est de l'oreiller, tu peux garder le mien, mais dans ce cas je serai obligé de prendre le tiens, sinon je n'en aurai plus. Alors on peut dire que c'est un échange équitable, dis-je en riant un peu.

Je pris place à côté de Lavita, un peu hésitant. Je tournai le visage vers lui, en continuant de sourire. J'avais l'envie soudaine de lui crier mes sentiments; je ne savais pas pourquoi maintenant, peut-être parce que je me sentais drôlement bien, parce qu'il était là, tout près de moi, et qu'on était seuls à seuls. Mais je ne pouvais pas faire cela. Je ne pouvais pas, car on ne se connaissait que depuis aujourd'hui même. Je ne pouvais pas car nous étions tous les deux des garçons. Et je ne pouvais pas parce que je tenais beaucoup trop à l'amitié que m'offrait Lavita. C'était déjà un honneur pour moi qu'il m'apprécie, qu'il me sourit et me regarde. Et pourtant...

- Lavita, je...

Heureusement que j'avais réalisé que les mots avaient commencés à s'échapper d'entre mes lèvres. C'était purement inconscient. Je me repris rapidement, cherchant quoi inventer;

- Je... ne m'attendais pas à rencontrer quelqu'un comme toi, aujourd'hui. C'est rare de trouver des personnes qui partagent mes intérêts, je suis soulagé de voir que je ne suis plus vraiment ''seul''.

C'était complètement hors-sujet. Mais c'était tout ce que j'avais pu trouver, rapidement. Je me remis à rire un peu, comme pour combler un certain silence que je ne voulais pas qui perdure trop longtemps. Je n'aimais pas le silence lorsque Lavita était là. C'était beaucoup trop simple, trop triste. Je préférais de loin écouter sa voix.
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MessageSujet: Re: Discussion divine avec des mains aristocrates. Ven 5 Juil - 6:16

Il suffisait d'un regard échangé, d'un murmure discret, de deux mains entrelacées pour provoquer un chaos dans tout mon être. Tel une bataille à l'intérieur de mon être. Se balançant à l'intérieur de moi. Des choses que je ne connaissais pas, des choses qu'il m'apprenait, pour la première fois. Tout se basculait, d'un coup, tout prenait une teinte de vermeille. Comme si mon corps ne m'appartenait pas, comme s'il était celui de quelqu'un d'autre. Non, je n'avais jamais ressenti cela, c'était trop fort, trop intense...C'était, violent. Violent comme un champ de bataille, violent comme mes sentiment. Mais quels sentiments ? Quel était ce sentiment si naturel mais si inconnu à la fois. Quelle était l'origine de ces battements omniprésents ? Si fort, tellement que je croyais pourvoir les entendre, si fort, que j'avais peur que Gabriel puisse les entendre lui aussi, mettant à nu le chaos présent dans mon être. Celui qu'il avait causé, et mon coeur heurtait tellement fort contre ma poitrine que j'eu envie de l'arracher et le lancer au loin, pour ne plus avoir à supporter cette pression contre ma poitrine. Pourquoi cela m'arrivait ? Qu'avais je fais, alors que je voulais le calme total pour mémoriser chaque instant ? En effet, je le regardais avec tellement d'insistance pour qu'il ne disparaisse jamais de ma mémoire...Parce que je savais que ces moments là s'useront rapidement, qu'ils ne seront que souvenir, que j'aurai à le quitter, alors, le moins que je puisse faire serait imprimer son visage dans ma mémoire, et ravivre ce souvenir à chaque moment de solitude. Ces moments là que je vivais autre fois, ces moments de solitude là que je me devrais de revivre une fois cette année écoulée. Mais j'avais faite une promesse, et je ne pourrais y manquer, et ce même pour Gabriel. Et là, ça serait pour le bien de nous deux, ça sera pour mon bien, celui de ma famille, celui de mon éducation. Je me devais de le quitter un jour, alos autant profiter de sa présence, autant le garder, précieusement. Chérir le souvenir du son de sa voix, de son toucher, pour qu'il soit aussi réel que sa présence devant moi. Moi, qui voulait que mon coeur se taise afin que tout soit parfait, je me surprenais à penser avec autant de pessimisme...Je me demandais aussi, beaucoup de choses débiles....Si le rythme cardiaque de Gabriel était aussi saccadé que le mien..Si lui aussi ressentait toutes ces choses étranges là, si je n'en faisais pas trop tout simplement, mais ce sentiment avait bon être violent, il était aussi doux. Aussi doux que le satin de son touché, aussi doux que le timbre de sa voix qui m'apaise. Tellement doux...Voluptueux et magique...Un sentiment périlleux, auquel je ne pouvais y mettre un nom, qu'étais ce ? Je ne le savais certes pas, mais il était surement trop tôt pour le savoir. Peut être que je prendrai peur si je venais à le savoir alors..Alors autant jouer à l'ignorant, autant agir ainsi, suivant mes instincts, vivre le moment présent sans se demander pourquoi ou comment, parce que c'était tout simplement comme ça, et qu'il n'y avait plus rien à comprendre dans la logique des sentiments.

Je me rendis compte d'un coup, de la balourdise dont je faisais preuve à de faire de telles demandes. Premièrement, le visage de Gabriel semblait si choqué, comme si je lui avais demandé quelque chose d'étrange. Il est vrai, que dormir avec son compagnon de chambre dans un même lit est étrange, mais bon, si je croyais que cela allait le choquer autant je n'aurai même pas demandé ! Je baissai les yeux d'un air très embarrassé sentant son regard sur moi...L'attente me semblait tellement cruelle, c'était comme si mon sort était entre ses mains. Il est vrai que cela paraissait stupide...Mais je me sentais horrible, et si il ne voulait pas ? Et si il allait me dire non...Tout d'un coup l'atmosphère devint tendue, et je me mis à jouer nerveusement avec une de mes mèches de cheveux, que faire ?...Cette attente dura quelques minutes. Mais, son visage semblait se détendre un peu, puis, il soupira. Quoi? J'avais dis quoi encore ? Il sourit ensuite, et répondit.

- Tu n'abuses pas de ma gentillesse, sinon je ne prendrait pas la peine de te l'offrir, tu ne crois pas? Bref, ça ne me dérange pas le moins du monde, je te comprend parfaitement d'ailleurs..

Je soupirais à mon tour, soulagé, alors, il m'avait fait attendre pour..Accepté ? J'ai eu un peu la peur de ma vie, enfin pas à ce point. Mais j'ai vraiment eu peur. Je ne voulais pas le déranger. Je me mis à rire légèrement avant de river mon regard dans le sien ;

-Pardieu, tu es vraiment cruel Gabriel ! J'ai vraiment eu peur de te gêner, tu as mis tellement de temps à répondre que j'ai cru que cela t'agaçait. Ne me fait plus dire ce genre de choses, c'est...Ma voix devint plus douce et mes joues se colora de la même couleur que mes cheveux- vraiment embarrassant...

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Je le vis se lever, s'étirant un peu, ses joues encore enflammés. Et je me dis qu'il était vraiment très beau à voir ainsi...Ses cheveux encore humides dégageaient une envoûtante effluve. Puis...Il n'avait pas encore porté son haut. Hmm..Peut être que je devrais le lui faire remarquer ? Mais bon, pas que ça me gênait, loin de là même. Il était très beau à voir. Et c'est dans ma contemplation que je me rendis compte que je pensai des choses un peu stupide et que c'était insensé de regarder ainsi un garçon. Que c'était très impoli aussi.

- Tu... Tu ne trouves pas qu'il fait chaud, toi? Je crois que je vais ouvrir la fenêtre, question d'aérer un peu la chambre.

Pourtant, il ne faisait pas si chaud et il était juste à demi habillé. Devrais lui faire la remarque ? Mais à quoi bon, j'aime bien ce que je vois. Je le regardais avec insistance et je n'entendis même pas ce qu'il disait :

- Pour ce qui est de l'oreiller, tu peux garder le mien, mais dans ce cas je serai obligé de prendre le tiens, sinon je n'en aurai plus. Alors on peut dire que c'est un échange équitable,

Je suis vraiment un vrai idiot ! Et si il me disait quelque chose d'important ? Je me contentais d'hocher la tête, j'aurais vraiment l'air idiot s'il m'avait posé une question.

-Hah ? Oui.


Il prit ensuite place à mes cotés, tournant son visage vers le mien, souriant toujours. Je ne pouvais pas le comprendre, il avait l'air un peu étrange. Mais bon, le voir sourire ainsi me donnait envie de de faire de même, il m'encourageait aussi et me détendais, son sourire avait un drôle d'effet sur moi.

- Lavita, je...


Il avait aussi cette fichue manie de ne pas finir ses phrases, de parler trop lentement, de me faire patienter, il enchaîna ensuite ;

- Je... ne m'attendais pas à rencontrer quelqu'un comme toi, aujourd'hui. C'est rare de trouver des personnes qui partagent mes intérêts, je suis soulagé de voir que je ne suis plus vraiment ''seul''.

Je lui fis un grand sourire, moi aussi j'étais surpris, tout les autres étaient très bizarres, d'ailleurs j'avais un peu oublié ça. Je m’allongeai sur le lit, j'étais vraiment fatigué..Maintenant que j'y pensais. Je voulais..Je voulais que l'on reste dans cette bulle à jamais, moi et lui et personne d'autres .

-Moi non plus, j'ai vraiment été choqué, je n'aurai jamais imaginé que ça sera ainsi. Pour être franc, je suis vraiment déçu, les élèves sont très impolis, trop familiers, irrespectueux. J'étais très choqué, tout ce fut avec tellement de brusquerie...Je ne sais vraiment pas ce que j'aurais fait sans v..Toi ! Je n'aime pas les autres, ils sont si étranges, je ne veux rester qu'avec toi Gabriel.

Et c'était sincère, je regardai le plafond, l'air rêveur, me disant que je ne voulais vraiment pas aller en cour demain, mais que je devrais tout de même..

-Enfin, chez moi ce n'était pas mieux comme je suis fils unique, je suis habitué à la solitude. Même si je t'avouerai que Johann -mon serviteur- m'a réellement manqué. Je n'étais pas en bonnes termes avec les fils des autres noblesses, ils sont tous hautains et stupides ! Excuses moi de mon langage.

Une question qui me trottait dans l'esprit depuis un petit instant, et qui prit spontanément la forme de la parole, se rebellant contre ma volonté :

-Je me demandais, si tu avais des amis ici, tous mes semblent idiots...Est il possible d'en avoir ? Je dis cela, mais miss Reilly était vraiment exquise ! En parlant d'elle, c'est vraiment une charmante jeune fille ! As-tu eu des relations amoureuses avant ?

Pardieu, qu'avais je dis ? Qu'elle était cette question totalement..Peu discrète ?! Je rassis en torturant ma lèvre inférieure entre mes dents, j'ajoutai ensuite :

-Je voulais tout simplement savoir, parce que tu es plus âgé que moi et puiiis...Je lisais ce recueil là bas et je me posais des questions sur ce que ça faisait et..Je sais que c'est très discret, ça m'avait échappé, j'en suis navré. Je..vais dormir..


Dis-je en balayant la pièce de mon regard gêné, c'était très peu subtil de ma part, et je le savais parfaitement.
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MessageSujet: Re: Discussion divine avec des mains aristocrates. Ven 5 Juil - 20:54

Aimer, c'est vraiment surprenant. C'est un sentiment qui possède un goût que rien d'autre en ce monde ne possède, un doux parfum unique et qui semble trop loin pour être atteint. C'est un euphémisme, c'est un rêve qui berce les nuits d'un million de personnes, et c'est une attente qui se prolonge et qui étire chaque secondes et chaque minutes. Et même si les heures se prolongeaient en siècles, ça m'était bien égal car j'étais aux côtés de Lavita, et rien ne m'importait plus que cela à présent. Ça m'amusait un peu, car j'avais l'impression de me sentir comme le héro d'un roman.  Je goûtais enfin ce qu'était ce sentiment, si étrange et si redouté de tous. Je pouvais enfin le vivre de moi-même et non au travers des mots et des phrases transcrites par les auteurs. Je me surpris d'ailleurs même à ne pas avoir envie de lire pour l'instant, et ne même pas envier un quelconque protagoniste de livre ayant vécu une histoire d'amour. J'avais trouvé quelque chose d'encore plus important, de plus réel, et même s'il s'avérait que ce soit futile, je m'en moquais. C'est du moment présent qu'il fallait profiter, et non du futur ou du passé ou de ces détails. Je vivais ma propre histoire, et je n'aurais voulu que personne en ce monde ne me la prenne. Mais une question réussi tout de même àtracerson chemin au travers de toutes ces pensées, de ces sentiments nouveaux. Une question que j'aurais voulu éviter à tout prix, parce que la réponse me paraissait beaucoup trop loin et incertaine. Que penserait ma mère de cela? Déjà qu'elle semblait s'inquiéter beaucoup à mon sujet, si elle venait à savoir que je suis amoureux... D'un autre garçon, un peu plus jeune que moi, je ne savais réellement pas quelle pourrait être sa réaction. Bien sûr, rien ne m'obligeait à le lui dire. Elle n'aurait sans doute jamais à l'apprendre, en sachant que mes chances d'entretenir quelque chose au-delà de l'amitié avec Lavita relevait de l'impossible. Mais il y avait bien une chose auquel j'étais parfaitement au courant, et elle aussi. Même si elle ne me comprenait pas sur certains points, j'avais parfois l'impression que ma mère lisait en moi comme dans un livre ouvert. Les chances qu'elle se doute que je sois amoureux, tout du moins, étaient élevées. Mais j'avais si peur de la tristesse qui pourrait emplir ses yeux si jamais elle venait à le savoir, de voir ses doutes confirmés et que jamais son fils ne sera ''normal''. J'avais si peur, j'étais si effrayé de la blesser, car elle comptait énormément pour moi. Songer à elle, aux peines que je pourrais lui causer, me donnait la sensation d'avoir le coeur prit dans un étaux. Je devais penser à autre chose. À Lavita, à mes côtés. À ses magnifiques yeux étincelants, à ses longs et beaux cheveux, son fin visage...

J'aimais beaucoup le calme qui régnait dans la chambre. Nous n'étions que nous deux et l'atmosphère était beaucoup plus détendue. Je me sentais vraiment bien, comme si j'avais connu Lavita depuis le premier jour de ma vie et que sa présence à mes côtés durait depuis toujours. J'avais la sensation que je pouvais tout lui dire et ce dans les moindres détails. Et c'était d'ailleurs une erreur que j'avais presque commise de justesse un peu plus tôt, dans un soudain élan d'émotions, mais que j'avais rattrapé en disant que j'étais heureux d'avoir fais sa rencontre. Ce qui était pleinement vrai, en réalité. Même si j'étais maintenant prisonnier du sentiment qu'est l'amour, même si j'y étais coincé comme on se perd dans un labyrinthe sans fin, j'étais infiniment reconnaissant à Lavita de me faire connaître toutes ces choses. Bien sûr, il n'en avait pas conscience. Mais j'étais heureux tout de même. Comme je ne l'avais probablement jamais été auparavant. Je me sentais naïf et niais, et ô combien vulnérable. Était-ce cela qui faisait en sorte que je sois si euphorique?

 - Moi non plus, j'ai vraiment été choqué, je n'aurai jamais imaginé que ça sera ainsi. Pour être franc, je suis vraiment déçu, les élèves sont très impolis, trop familiers, irrespectueux. J'étais très choqué, tout ce fut avec tellement de brusquerie...Je ne sais vraiment pas ce que j'aurais fait sans v..Toi ! Je n'aime pas les autres, ils sont si étranges, je ne veux rester qu'avec toi Gabriel.

Sans que je ne sache pourquoi, j'eus la terrible envie d'étreindre Lavita contre moi, sentir sa peau contre la mienne, poser mes lèvres sur les siennes... Et aussi l'envie de me frapper la tête contre un mur. Je devais me ressaisir, songer ainsi ne ferait qu'empirer mon cas. Mais rien ne me rendait plus heureux que de savoir qu'il désirait ne rester qu'avec moi... Cette simple phrase avait illuminé le reste de pénombre en moi, avait fait naître des espoirs, peut-être faux, mais bien là. Je ne pouvais qu'hocher la tête, un sourire béat aux lèvres qui ne pouvait plus s'effacer. Je ne trouvais plus les mots, je ne me préoccupais même plus de ce qu'il avait dit avant cette phrase. J'aurais voulu qu'il la répète, inlassablement, juste pour être sûr qu'elle soit bien empreinte en ma mémoire. Lui, avait le regard rêveur et contemplait le plafond. Je le regardai quelques instants, et il poursuivit:

Enfin, chez moi ce n'était pas mieux comme je suis fils unique, je suis habitué à la solitude. Même si je t'avouerai que Johann -mon serviteur- m'a réellement manqué. Je n'étais pas en bonnes termes avec les fils des autres noblesses, ils sont tous hautains et stupides ! Excuses moi de mon langage.

Un léger rire franchit la barrière de mes lèvres, et je lui répondis;

Ça devait être long, toujours seul... Et puis, ce n'est pas grave. Traite-les comme tu le désires, ils ne sont pas là pour t'écouter.

J'aimais tellement la manière dont Lavita était si expressif lorsqu'il me parlait, si vivant, et je me souviens encore comment j'en avais été surpris lorsqu'il m'avait adressé la parole pour la première fois. Je me demandais alors, comment nous pouvions déjà être si proches, alors que notre rencontre, peut-être histoire, était encore à son prologue. Et la réponse me vint d'elle-même; le destin. J'y croyais, et surtout après tous les événements de la journée. Aujourd'hui avait été comme une averse de sentiments, passant de la jalousie maladroite à l'amour inconditionnel. Tout cela était nouveau pour moi.

-Je me demandais, si tu avais des amis ici, tous mes semblent idiots...Est il possible d'en avoir ? Je dis cela, mais miss Reilly était vraiment exquise ! En parlant d'elle, c'est vraiment une charmante jeune fille ! As-tu eu des relations amoureuses avant ?

Un sourire presque nostalgique naquit sur mes lèvres. Il était vrai qu'Ayumi était réellement une perle rare, une magnifique jeune fille. Et je me demandais si la jalousie viendrait encore à se poindre lorsque je serais à ses côtés à l'avenir. Et la question que Lavita me posa, me surprit un peu. Cela l'intéressait donc? Il sembla embarrassé d'avoir demandé une telle question et se mordit la lèvre inférieure.

 -Je voulais tout simplement savoir, parce que tu es plus âgé que moi et puiiis...Je lisais ce recueil là bas et je me posais des questions sur ce que ça faisait et..Je sais que c'est très discret, ça m'avait échappé, j'en suis navré. Je..vais dormir..

Je mis précipitamment ma main sur son épaule, ne voulant pas qu'il dorme tout de suite. C'était égoïste, mais j'aimais parler avec lui... Et lui répondre ne me dérangeait point. J'étais même attendri qu'il s'intéresse à certaines choses de ma vie, comme mes anciennes relations. Je lui souris;

- Non, ça ne me dérange pas, sincèrement! Tu sais bien que j'ai confiance en toi, Lavita. Je pourrais te parler de tout et je n'aurais nul doutes que tu garderais cela pour toi.

Je vis alors qu'une mèche de cheveux encombrait le visage de Lavita, et par pur réflexe, ma main s'y rendit et la repoussai vers l'arrière. Avant de réaliser soudainement ce que je venais de faire, inconsciemment. Je sentis mon rythme cardiaque accélérer et retira vite-fait ma main, le rouge remontant à mes joues.

- Ah... Désolé, c'est qu'il y avait cette mèche qui te cachait le visage, et... Je n'ai pas pu m'en empêcher...

J'eus un léger rire nerveux et je fis mine de réfléchir. Je n'avais pas eu beaucoup de relations auparavant, alors ça ne serait pas bien long à résumer.

- Sinon, pour répondre à tes deux questions, oui j'ai quelques amis ici. Les gens sont sympathiques lorsqu'on apprend à les connaître, tu verras. Je t'en présenterai quelques-un, si tu veux!

Je pris une courte pause, en continuant de le regardant le sourire aux lèvres.

- Et... Oui, j'ai déjà eu des relations amoureuses, par le passé. Pas beaucoup, trois. Je crois qu'il y en a une qui t'aurait plu, elle s'appelait Élise. Elle pratiquait le théâtre et aimait bien la poésie. Mais elle était toujours étonnée de voir le nombre de livres que je pouvais lire, et parfois elle me reprochait d'exagérer à ce sujet... Mais elle était tout de même vraiment gentille et charmante.

Et je me dis, au fond, que jamais elle n'aurait pu arriver à la hauteur de Lavita. Qu'elle n'était rien comparé à lui. Que ce que j'avais ressenti pour elle n'arrivait même pas à la cheville de ce que ressentais présentement pour lui. Mais je me rendis compte que, au final, m'entendre parler de mes anciennes ''conquêtes'' ne devait pas réellement l'intéresser. Du moins, les détails devaient l'ennuyer. Je baissai un peu la tête, mais la relevai tout de suite après.

- Pardon, je ne veux pas t'embêter avec tous ces détails. Ça ne doit pas être très intéressant... Dès que je commence à parler, j'ai peine à m'arrêter! Je vais t'épargner le détails des deux autres, si ça t'ennuie.

Un nouveau sourire réussi à retrousser mes lèvres et je soupirai pensivement en regardant Lavita. J'aurais pu me perdre dans son regard ambré une éternité. Je l'aimais tellement, que ça m'en paraissait presque impossible.
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MessageSujet: Re: Discussion divine avec des mains aristocrates. Sam 6 Juil - 1:03

C'est donc là que je me surpris, à envier toutes celles auxquelles Gabriel a pu penser d'une telle manière. Je ne pus me retenir de haïr toute personne avec laquelle il a pu avoir une quelconque relation autre que l'amitié..C'était comme un incendie ayant naquit à l'intérieur de moi m'arrachant le coeur rien qu'à la pensée que quelqu'un d'autre aurait pu être proche de Gabriel. Je voulais le garder possessivement pour moi seul. Jamais ça ne m'était arrivé auparavant, c'était quelque chose de nouveau. Comme toutes ses choses que j'apprenais minute après minute en sa compagnie. Mais cet sentiment là, était différent de celui que je ressentais il y'a quelques minutes, ce sentiment là était plus proche de la haine pour des personnes que je ne connaissais pourtant même pas. Comment peut on haïr quelqu'un que l'on ne connait même pas juste parce que l'on a l'impression d'être moins important que lui ? C'était ce ue je me demandais en ce moment même. Je me sentais trop pitoyable à penser de cette manière là. Alors qu'en temps normal, et en tant qu'ami j'aurai du les apprécier, aimer entendre parler d'elles parce qu'elles avaient eu une place particulière dans le coeur de la personne qui comptait le plus à mes yeux en ce moment même. Mais, c'était comme si je les enviais...Comme si j'étais jaloux d'elles, parce que Gabriel lui, avait pu les aimer. Je me surprenais même à vouloir être à leurs place. C'était étrange, je ne voulais pas qu'il parle avec une autre personne que moi, je ne voulais même pas qu'il regarde quelqu'un d'autre que moi. Pourquoi ça ? Ce n'était guère naturel et pourtant ça m'arrivait..Peut être était ce car il était mon premier et meilleur ami ? Peut être que l'amitié était ainsi ? Peut être que cette jalousie, que ces battements incessants dans ma poitrine étaient naturels ? Tant de questions...Pourquoi ne pouvais je pas agir normalement en sa compagnie ? Pourquoi fallait il que je me pose autant de questions lorsqu'il était là ? Etait ce parce que je souhaitais être la personne la plus importante pour lui ?....Et puis, pourquoi voulais-je l'être ? Toutes ces questions demeuraient sans réponses dans mon esprit...

Je me sentais tout de même gêné de poser de telles questions, surtout que l'on venait de nous rencontrer aujourd'hui. Même si j'avais du mal à le croire vu comment je m'étais attaché à lui. Et alors que j'étais perdu dans mes pensées je sentis son toucher brûlant contre ma joue. Je levai les yeux en rougissant, les battements de mon coeur se firent plus rapides et je remarquai que Gabriel rougissait aussi.

- Ah... Désolé, c'est qu'il y avait cette mèche qui te cachait le visage, et... Je n'ai pas pu m'en empêcher...


-Ce n'est rien crois moi !

Il rit nerveusement et je fis de même, attendant qu'il réponde à mes questions. Je fus tout de même soulagé qu'il ne m'en voulait pas de lui poser de telles questions et c'est tant mieux. J'avais l'impression de pouvoir tout demander à Gabriel, c'était fou.

- Sinon, pour répondre à tes deux questions, oui j'ai quelques amis ici. Les gens sont sympathiques lorsqu'on apprend à les connaître, tu verras. Je t'en présenterai quelques-un, si tu veux!

Je fis oui de la tête, en vérité cette question là n'était que pour étouffer la seconde, je ne voulais pas réellement rencontrer ses amis vu que j'aurais plus envie de les éliminer plus qu'autre chose. De plus tant que Gabriel était à mes cotés je n'avais besoin de personne d'autre.

- Et... Oui, j'ai déjà eu des relations amoureuses, par le passé. Pas beaucoup, trois. Je crois qu'il y en a une qui t'aurait plu, elle s'appelait Élise. Elle pratiquait le théâtre et aimait bien la poésie. Mais elle était toujours étonnée de voir le nombre de livres que je pouvais lire, et parfois elle me reprochait d'exagérer à ce sujet... Mais elle était tout de même vraiment gentille et charmante.

Je l'écoutais avec grand itêrét, même s'il fut très bref. Peut être qu'il n'avait pas envie de m'en parler plus ? Je n'en sais rien. Elise dit il ? J'aurai bien aimé la rencontrer, juste pour voir quel genre de fille aimait il physiquement, mentalement je sais un peu à quoi m'attendre vu ce qu'il m'avait dit. D'ailleurs, pourquoi est ce que ça me réoccupe autant ? C'était un peu ridicule de ma part..Un garçon ne devrait pas se préoccuper de ce genre de chose...

- Pardon, je ne veux pas t'embêter avec tous ces détails. Ça ne doit pas être très intéressant... Dès que je commence à parler, j'ai peine à m'arrêter! Je vais t'épargner le détails des deux autres, si ça t'ennuie.


Il sourit un peu à la fin de sa phrase. M'ennuyer ? Moi qui trouvait qu'il était très bref à ce sujet ? Au contraire, je pourrai l'écouter des jours en parler sans m'en lasser. Je voulais réellement savoir quel était son genre de femmes. Peut être par simple curiosité...Ou pas, j'étais énormément jaloux d'elles, pour une raison qui m'était inconnue. Je voulais savoir si elles étaient réellement à la hauteur de Gabriel...Je tentais de sourire tout de même, même si je n'en avais pas envie, et lui tapota le dos gentiment :

-M'embêter ? Es tu sérieux ? Je veux tout savoir...Comment étaient elles physiquement...Mentalement, tout ce genre de choses...Et puis..Si elles étaient plus jeunes que toi..

Dis-je en détournant le regard et en rougissant. Morbleu, qu'étais ce ? Il faut vite me rassaisir, j'ai l'air d'un parfait idiot maintenant!

-Je..Je voulais dire ! Que c'est vraiment intéressant ! D'entendre parlé de celles qui ont pu capturer ton intêret...Tu as vraiment du bon goût alors ça ne m'étonnerait pas qu'elles soient intéressantes et puis...Je veux tout savoir sur les élues de ton coeur...

Cela sonnait un peu mélancolique vers la fin de la phrase, je me mis ensuite à rire nerveusement pour faire passer ma gêne. Mon regard se perdit un peu devant moi :

-Les choses que tu aimais le plus chez elles..Ta façon de les aimer...La couleur de leurs yeux, de leurs cheveux...Leurs façon d'être, ce type de choses...Ca ne m'étonne presque pas que tu aies du succès auprès de la gente féminine, tu es très beau et intelligent.


Cela m'avait échappé tout seul, après tout je ne disais que la vérité. Je le regardai de nouveau ans les yeux en souriant timidement. Quand j'étais près de Gabriel, je ne pouvais m'empêcher de sourire, mais aussi de dire ses choses stupides sans savoir pourquoi, mais quelque chose me dit que je saurais bientôt la raison de mon étrange comportement, pour le moment, pourquoi ne pas profiter du présent?
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MessageSujet: Re: Discussion divine avec des mains aristocrates. Sam 6 Juil - 21:18

Dieu que je me sentais mal. Je regrettais atrocement d'avoir commencé à parler de cela. Je n'aimais pas en parler, surtout avec Lavita. Oui, parce que c'était Lavita, je préférais éviter ce sujet comme s'il s'agissait de la peste. Je ne voulais pas l'aborder, je voulais le tenir à l'écart, parce que je ne voulais pas qu'il se fasse de fausses idées. Bien sûr, de savoir que j'ai déjà eu quelques copines ne devait même pas l'atteindre. Mais aussi étrange que cela puisse paraître, je n'avais pas envie qu'il croit que j'étais encore intéressé par elles. Il n'y avait que lui que j'aimais, il était le seul qui m'avait fait sentir ainsi de toute ma vie. Bien sûr, je ne détestais pas mes petites amies. Je me disais que je finirais peut-être par les aimer, puisqu'elles ressentaient cela à mon égard... Et je voulais bien agir, je voulais que ma mère se dise que j'étais au moins un tant soit peu normal pour ces choses. Mais je réalisais que j'avais agis en imbécile, et si Lavita le savait... Serait-il dégoûté de moi? Je ne voulais pas. Et alors, cette vague de remord me rattrapa avant même que je ne puisse me mettre à courir. Elle me noyait, et je me perdais au fond des abysses de cet océan de doutes. Je n'avais qu'une seule envie, et c'était de me boucher les oreilles, fermer les yeux et tenter d'oublier cela. De relever la tête, et regarder Lavita dans les yeux pour y chercher une réponse. Mais rien n'était si simple. Je pris une grande inspiration, et je me mis à songer du genre de réaction qu'il pourrait avoir si je lui disais. Peut-être après n'aurait-il plus confiance en moi? C'était plausible. Je ne voulais pas voir cela arriver. Que faire? Je ne le savais plus. Certes, je pouvais lui mentir, ou éviter de lui dire certains détails... Mais je n'aimais pas mentir à Lavita, et surtout je ne voulais pas le faire.

Je sursautai lorsque je sentis la main de Lavita se poser sur mon dos. Je tournai le visage vers lui, et je me senti tout de suite mieux.

- M'embêter ? Es tu sérieux ? Je veux tout savoir...Comment étaient elles physiquement...Mentalement, tout ce genre de choses...Et puis..Si elles étaient plus jeunes que toi..

Il détourna le regard et rougit. Quelque chose dans son comportement était un peu étrange, inhabituel... Je senti mon coeur battre plus rapidement dans ma poitrine, et hésitais à lui répondre. Je me mis à jouer nerveusement avec mes pouces, en baissant la tête. Que faire, que faire...

[color=#ff9933]- Je..Je voulais dire ! Que c'est vraiment intéressant ! D'entendre parlé de celles qui ont pu capturer ton intêret...Tu as vraiment du bon goût alors ça ne m'étonnerait pas qu'elles soient intéressantes et puis...Je veux tout savoir sur les élues de ton coeur...

Remords par-dessus remords s'empilaient les uns sur les autres. Je rapportai mes jambes à mon torse en posant mon menton sur mes genoux. J'avais envie de rire tant j'étais pathétique. J'étais heureux que Lavita s'intéresse à moi, mais pourquoi n'était-ce pas à un autre sujet? Et je me demandais pourquoi tous les détails l'intéressait tant, comme si cela importait vraiment pour lui. Et une chose me titillais; pourquoi avoir eu l'air si mélancolique soudainement? Je soupirai silencieusement. Je ne pouvais pas lui avouer que le seul élu de mon coeur était lui. Non, bien sûr que non. Et je ne voulais pas mentir en lui disant que elles, l'étaient. Mais peut-être comprendrait-il si je lui expliquais? Un rire nerveux s'échappa des lèvres de Lavita, me sortant à nouveau de mes rêveries, qui n'en étaient pas réellement, en fait.

- Les choses que tu aimais le plus chez elles..Ta façon de les aimer...La couleur de leurs yeux, de leurs cheveux...Leurs façon d'être, ce type de choses...Ca ne m'étonne presque pas que tu aies du succès auprès de la gente féminine, tu es très beau et intelligent.

Je me sentis rougir face à ses compliments, et souri bêtement. Je me remis alors à songer vaguement à mes anciennes relations, pour chacune des trois, je n'étais pas celui qui mettait fin à tout. Pour les trois fois, il s'agissait de celles avec qui je sortais qui décidaient de rompre. À peine quelques jours après. Celle avec qui j'avais été le plus longtemps était Élise, et cela s'était prolongé à sept jours exactement. Tout cela à cause des livres. Au final, elles étaient des filles comme les autres. Celles qui s'intéressent à la mode, à faire les boutiques et qui n'a yeux que pour les acteurs de Twilight... Cela peut sembler être un préjugé, mais ce n'est point le cas. Elles avaient essayé d'être différentes un peu, elles avaient essayé de s'intéresser à mes passions, mais elles s'étaient tous lassées. Et je ne leur en voulais pas du tout, parce qu'autrement, elles étaient des personnes gentilles. Je les comprenais un peu, au fond.

Je pris une grande inspiration et me décidai finalement à parler en souriant à Lavita;

- Tu es bien curieux, dis-moi. Alors la première fut Alice, elle avait les cheveux bruns foncés, longs, et... Ses yeux étaient verts, il me semble. Elle avait le même âge que moi, et elle s'intéressait beaucoup à la mode... Un peu comme toutes les filles, en fait. C'est elle qui s'était confessée à moi... Comme les deux autres, d'ailleurs. Ensuite, c'était... Élise, que tu ''connais'' déjà. Ses cheveux étaient noirs et elle avait les yeux verts, elle aussi. Et la dernière, Sarah. Elle aimait bien la musique, mais celle populaire que l'on entend tous les jours à la radio. Ses cheveux étaient courts, châtains, et elle avait les yeux bruns.

Je pris une pause, en regardant devant moi. Je me mordis la lèvre inférieure en réfléchissant à mes prochains mots.

- Mais ces ''relations'' ont été vraiment brèves. Toutes les trois, elles sont voulu essayer de goûter un peu au différent, pour voir ce que ça faisait. Mais elles étaient des personnes plus... ''normales'', alors en seulement quelques jours à peine elles ont décidé de rompre. Moi, j'étais trop gentil, aux trois j'avais accepter leurs sentiments. Je m'étais dis que c'était peut-être ma chance d'avoir l'air plus normal aux yeux de ma mère... Au final, j'étais trop ennuyeux, avec mes passions. Mais ce n'est pas grave, je ne leur en veux pas du tout.

Et sur le moment, j'aurais tellement voulu lui dire tout ce que je ressentais pour lui, qu'il était mon réel premier amour, qu'il était le seul avec qui je voulais partager ma vie. Je soupirai, et tentai de sourire à Lavita. Je n'avais pas envie de ruiner l'ambiance à cause d'anciens problèmes. C'était inutile, vraiment inutile. Il fallait que je change de sujet.

- Enfin! tout ça c'est du passé. Parlons d'autres choses.

Je pris un air songeur, en réfléchissant de ce à quoi on pourrait parler. Une idée me vint alors à l'esprit et je me tournai vers Lavita;

- Au fait, tu m'as parlé d'un certain Johann, tout à l'heure. Ça m'intrigue un peu, comment ça fait d'avoir un majordome? Comment est-il?

Je voulais à tout prix qu'on parle d'autre chose, et j'étais content d'avoir eu cette idée. J'espérais vraiment qu'il ne revienne pas à ce sujet, cependant. Parce que plus j'y songeais, plus je me rendais compte que tout cela n'était pas intéressant. De plus, ça ne faisait que me faire sentir plus mal et plus angoissé. Parce que ça me ramenait au sujet de ma mère, et de nombreux remords inutiles. Et je détestais cela; j'étais quelqu'un d'optimiste, et rare étaient les fois où j'étais si pessimiste. Je n'y étais pas habitué... Et je préfère ne jamais l'être.
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MessageSujet: Re: Discussion divine avec des mains aristocrates. Sam 20 Juil - 0:16

Et il y’avait dans ses yeux, cette croyance aveugle de religieux. La passion puérile d’un enfant.  Cette même passion dans son regard qui me pendait sur ses cils à chaque fois. Du miel de ses yeux …Infinité dorée, mer mielleuse. Deux ambres purs sans concourront. Et je voyais ici, que mon histoire débutait par un regard. Par le vin de son regard me rendant ivre de sa beauté, du voluptueux charme subtil des prunelles dorées. Rivière de douces rêveries..Je ne pouvais qu’être ensorcelé par le charme du regard auréolin. Serein, doux, léger comme la brise d’automne. Et je pouvais lire les lignes confuses de son regard, clairement, comme si ce n’était adonné qu’à moi. Et qu’il pleut, qu’il grêle, dans son regard le soleil brille et les flammes dansent encore, offrant un peu de chaleur à la pièce.  Le chant irrésistible de la sirène endormie dans son regard, ne me rendait que plus intrigué par les mystères de l’océan huileux. Mais tout d’un coup, brusquement, le ciel azuré se brisa en milles morceaux. Le ciel azuré..Se perdit, le ciel que je croyais être impalpable tomba à mes pieds. Cette croyance aveugle dans ses yeux disparut. D’un coup tout devint si incertain, tout devint si effrayant. Dans ses yeux, à l’intérieur de moi. Et ce pincement incessant dans mon cœur ne s’arrêtait point. Mais il s’accrut, tel le poignard doré de ses yeux, il me tuait, à chaque moi. Il me pendait sur chaque lettre, chaque courbe et chaque ligne. Chaque parole et chaque son…Il me torturait et j’étais martyre.. .Et dans la forêt de mon cœur, pour la première fois, je visitai un endroit que je ne connaissais guère. Un monde effrayant, brumeux. Et le doute et hésitation que je n’avais jamais connu, s’avéraient être enfoui à l’intérieur de moi depuis des lustres. Tous ces sentiments que le regard de miel éveilla en moi d’un battement de cils. Ces cils, pareilles à des papillons reposant sur sa joue. Et je me surpris encore une fois, de mon égoïsme et profonde avarice. De vouloir sceller le parchemin de son regard. De garder l’ambre pour moi seul. De frémir à l’idée  de sentir son regard se posé sur quelqu’un d’autre que moi. Cette idée me rendait fou et tel une malédiction me hanta plusieurs instants.  Angoisse, qu’était ce sentiment ? Pour quelle raison voulais je qu’il soit mien ? Que ses paroles me soient destinées, que son sourire m’appartienne ? C’était laid, ô laids sentiments. Désespoir et malheur. Le glas de l’église raisonna dans ma tête. Encore une fois, puis deux. Péché, c’était mauvais. Je ne devrai  faire preuve de si laids sentiments. Je voulais qu’ils disparaissent, mais telle une lame du diable, cette sensation douloureuse me faisait souffrir. Vénéneuse, dangereuse. Je frémissais, j’avais peur et mon regard se perdit. Ses mots ne m’atteignirent plus. Comme s’ils n’étaient qu’un vague souvenir. Le rire sonore et diabolique de mon esprit malsain raisonna ivre à mes oreilles. En détresse, je portai une main à ma poitrine. Prenant soin de respirer lentement. Cette sensation m’étouffait. Respirant une grande poignée d’air, le rire continuait à me narguer, puis, il disparut. Mais avait comme l’effet d’une vive brûlure. Fatigue ? je ne crois pas. L’océan de mon être me sembla d’un coup bien trop sombre et périlleux. Et comme un paradis empoisonné, je regardai le visage de Gabriel. J’étais effrayant, cet océan l’était. Mais je ne voulais l’effrayer. Tout disparut, le son de sa voix remplia le vide :

Au fait, tu m'as parlé d'un certain Johann, tout à l'heure. Ça m'intrigue un peu, comment ça fait d'avoir un majordome? Comment est-il?


Mais était ce le temps de parler de cela ? Je baissai la tête de façon pensive. Je n’étais point d’humeur à parler de moi. Je n’aimais pas parler de moi en compagnie de  Gabriel. Je voulais qu’il prenne à jamais la parole. Je voulais l’entendre parler. Je voulais…Je voulais...Mes envies étaient plusieurs et toutes tournées autour de lui. Et dans ma détresse je ne savais que dire. J’étais perdu, perdu, perdu. Noyer dans l’océan que je connaissais si bien. Et tel un marin vaincu, je me noyais sous les vagues violentes de ma jalousie. Jalousie ? Etait ce cela ? De la jalousie ? Mais je n’étais guère une fille pour jalouser ses anciennes amoureuses. C’était idiot, tout cela n’avait aucun sens. Mais pourquoi est ce que cela faisait si mal ? Pourquoi est ce que ça me brûlait ? Pourquoi est ce que mon cœur criait ?


-Il..Est…Il me donne tout le temps des ordres. 

Ma voix était frémissante. J’étais jaloux, jaloux de filles, de filles que je ne connaissais pas. Et pourquoi est ce que les perles salées coulaient sur mes joues sans que l’on puisse  les voir ? Pourquoi ? Pourquoi étais-je si faible devant la personne devant laquelle je voulais paraître plus fort ? Je fermai les yeux. Je ne me reconnaissais plus. Je suis perdu, je m’étais perdu..Et j’espérais me retrouver. Dans un doux murmure, je laissai échapper entre mes lèvres :


-Il me manque…

Dans cette vie, il y’a deux sortes de vérité. La vérité vraie et la vérité fausse. Celle-ci était une vérité fausse. Parce que oui il me manquait. Oui Ils me manquaient. Mais ce n’était point pour cela que j’étais dans cet état et j’avais moi-même du mal à me l’admettre. Ma façon d’agir n’était point tolérable. Je ne pouvais pas me permettre d’agir ainsi en sa compagnie. Je me couchai le visage contre le mur. Ne voulant qu’il me voie. Honteux, les yeux bouffis. Le cœur en feu je déclarai :


-Maintenant, puis-je. 

Ce n’était point réel car la dure réalité était que je ne pouvais me défaire du son de sa voix. Mais c’était douloureux. Tellement que je voulais cessé d’exister écrasé sous le poids de la honte.
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MessageSujet: Re: Discussion divine avec des mains aristocrates. Mer 7 Aoû - 17:34

Je crois que je n'avais jamais connu ce qu'étais être ''intrigué'' par quelqu'un auparavant. Enfin, bien sûr, tous les gens que je croisais avaient pour moi une valeur, et leur personnalité m'intéressait au plus au point. Du moins, c'est ce que je croyais jusqu'à maintenant. Mais je réalisais dès lors qu'en réalité, ce n'était que moindre comparativement à ce que je ressentait sur le moment présent. J'aurais tant voulu déceler le secret des orbes envoûtantes de Lavita, savoir l'objet de ses pensées, ce qui faisait passer les fins traits de son visage d'une expression à l'autre. Tout de lui me fascinait à un tel point, que même avec les mots les plus distingués je ne sais si je saurais bien exprimer la nature de mes sentiments. J'avais l'impression de n'avoir rien réellement connu de ce monde jusqu'à aujourd'hui. Et je me sentais égoïste, car au fond de moi je désirais que l'on reste tous les deux ici, sans que jamais personne ne vienne nous déranger. Et je savais, à quel point une personne aussi sociable que moi dise cela, qu'une personne qui avait toujours prétendu adorer la compagnie des gens songe cela, paraissait presque irréel. Mais c'était la réalité, celle que les gens préféraient éviter et nier la plupart du temps, et je réalisais que quelque chose en moi avait changé. J'étais sous son emprise complète, à lui et ses goûts raffinés, lui et ses yeux ambrés, lui et son unique sourire. L'observer apaisait mes pensées agitées du moment, me faisait oublier que j'essayais d'être normal aux yeux de ma mère, et que j'étais anormal aux yeux des autres. Il poussait loin mes pensées auxquelles je songeais parfois, lorsque je réalisais que j'essayais de contraster tout en voulant me fondre dans le décor. Que je tentais d'être le blanc et le noir à la fois. Je ne pouvais, au fond, que lui être reconnaissant de me faire connaître cela. De me faire voir le monde d'un autre oeil, différent de celui auquel j'étais déjà habitué. Mais je ne pouvais le remercier, sans avoir l'air d'un parfait idiot. Simplement parce qu'il ne savait rien de tout ce à quoi je songeais, et que c'était mieux ainsi. Parfois, la vérité était en bien meilleure sécurité aux abysses de nous-même qu'à la surface de cette dangereuse mer qu'était le monde réel. Les vagues y étaient  souvent beaucoup trop fortes, trop violentes, et surtout... Beaucoup trop vraies. Une fois que la vérité y touchait, il n'y avait plus de marche arrière possible. Alors, toutes ces pensées, ne traverseraient probablement jamais la barrière de mes lèvres. Elles resteraient emprisonnées en moi.

Puis, je remarquai finalement, l'angoisse sur le visage de Lavita. Comme une peur mal dissimulée, quelque chose qui le perturbait. Avais-je dis quelque chose de travers? Une question trop indiscrète, un sujet qu'il ne fallait aborder? Avais-je touché une corde sensible? Je n'en savais rien, et je me senti soudainement incroyablement impuissant, inutile. Je m'en voulais de ne pouvoir rien faire, d'être si ignorant. Je pris une mine inquiète, en l'observant, silencieusement. Je ne pouvais rien faire d'autre, à part cela. Comme un imbécile, je ne pouvais que me tenir silencieux face à une situation que je ne comprenais visiblement pas. Le silence se prolongeait, par ma faute. Par mon manque d'attention.

- Il..Est…Il me donne tout le temps des ordres.

Le son de sa voix hésitante me fit relever la tête, et je le vis, sembler si fragile, si vulnérable. Je ne pouvais voir son visage, et pourtant... Pourtant... Je sentais la tristesse émaner de lui? ...Pleurait-il?
J'étais bouche bée. Il pleurait. J'en étais certain, sans savoir pourquoi, comme si j'avais vu les larmes sur ses joues, ce qui n'était même pas le cas. Et je sentis mon coeur se serrer violemment à cette pensée. Comme s'il était dans un étau. J'avais l'impression qu'il s'était mis à saigner, et j'étais pétrifié devant cette évidence. Pourquoi? Était-ce de ma faute? Si tel était le cas, jamais, je ne pourrais me le pardonner. Et le pire, c'était que je n'arrivais plus à bouger. J'avais peur. J'étais effrayé de la vérité. Encore une fois, je me sentais impuissant face à mes sentiments, les siens, et tant de choses.

Je fermai alors les yeux, me demandant ce qui aurait pu se passer pour provoquer les larmes de Lavita. Ma question sur ce Johann? Johann lui évoquait-il de mauvais souvenirs? De la nostalgie? Ciel que j'aurais voulu le savoir. Pourquoi la réalité semblait vouloir m'échapper? Me narguer, comme pour me punir d'un acte que j'ai commis sans même en avoir conscience?

La voix de Lavita retenti alors, une seconde fois, dans un murmure:

- Il me manque…

Il lui manquait? Était-ce pour cela qu'il pleurait? Du moins... Pouvais-je en être certain? Je ne l'avais pas vu. Je n'avais pas vu ses yeux embués de larmes. Je n'avais aucune preuve valable. Et je ne pouvais le savoir, car j'étais prisonnier de mon propre silence. Je vis alors Lavita se coucher, dos à moi et tête contre le mur. Mais je voulais tant voir son visage, par pur égoïsme, et aussi pour savoir s'il allait bien. Si tout cela n'était qu'illusions, que je m'étais inventé un scénario dramatique, par simple peur. Mais rien n'était si simple. La vie était cruelle.

- Maintenant, puis-je.

Vraiment cruelle. C'est alors, que me revins à l'esprit un passage du roman ''Le Portrait de Dorian Gray''.

« De simples mots! Comme ils étaient terribles, comme ils étaient clairs, acérés et cruels! On ne pouvait leur échapper. »

J'avais l'impression d'embêter un peu Lavita, comme si je l'avais vexé. Et c'est exactement ce que ses paroles m'inspiraient. Je me sentis si mal, si monstrueux, si... Si je ne sais quoi. J'en perdais les mots, j'étais déboussolé. Je ne voulais pas que cela reste ainsi. Même s'il désirait dormir, même s'il était vexé, même s'il m'en voulait... Non, je ne pouvais laisser les choses se dérouler ainsi. Je ne voulais pas connaître le début de la fin, même si je me faisais probablement des films. Même si je me faisais probablement des idées puériles, idiotes. J'avais une bien grande imagination, après tout. Mais s'il s'avérait que j'avais raison, les choses ne pouvaient pas passer sous le silence et rester comme elles étaient à présent.

Hésitante, ma main se glissa jusqu'à l'épaule de Lavita. Mon regard était inquiet, douloureusement inquiet. Je ne savais que faire exactement. Je voulais le retourner vers moi, le regarder dans les yeux et lui dire tout ce que j'avais au fond de moi. Mais je ne pouvais murmurer, des choses imbéciles, sans ne rien faire.

Lavita...

Je me mordis la lèvre inférieure, cherchant les mots au creux de ma tête.

- Je suis désolé... Si j'ai fais quelque chose qu'il ne fallait pas, ou dit une chose de travers. Si c'est le cas, je m'en veux vraiment...

Je me sentais idiot, vraiment très idiot. Je devais assurément l'être. Lavita devait le penser aussi.

Des mots m'échappèrent alors des lèvres, ne faisant qu'empirer mon cas;

- Ne pleure pas, d'accord...? Tu ne mérites pas cela. Vraiment pas, Lavita.

Ma main sur son épaule se resserra légèrement, et je la retirai. En observant son dos, ses cheveux qui descendaient sur ses épaules frêles. Mon coeur cognait fort dans ma poitrine, et je soupirai longuement en fermant les yeux. Je me sentais si coupable. Je murmurai alors à moi-même;

- C'est plutôt moi qui mériterait d'endurer cela, en fait...
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MessageSujet: Re: Discussion divine avec des mains aristocrates. Ven 30 Aoû - 1:40


  • En ce moment, je ne pouvais être qu'écrasé sous le poids de l'amère honte et profonde indignité. et il était parfaitement clair, que je ne pouvais guère lui montrer un tel visage alors que je l'estimais tant. Mais pourquoi avais-je agis si puérilement alors que je n'avais point à le faire ? Pourquoi tait ce si brûlant, pourquoi était ce si douloureux de l'imaginer de la sorte ? Pourquoi, me posais-je autant de questions, pourquoi faisais je preuve d'une telle indiscrétion. Tout mon être semblait être absorbé par le néant. Et fier comme je l'étais, je ne pouvais tolérer un tel comportement de ma part, qui de plus est e la compagnie  de Gabriel. Mais qu'il est terrible, de se sentir trahi par ses larmes. De se sentir lâchement trompé par son propre corps. Qu'il est vulnérable de ne pouvoir contrôler son propre corps et de se sentir si chétif face à ses sentiments. Aujourd'hui, j'avais reconnu à quel point j'étais désarmé face à ses yeux de miel. A quel point l'élixir résidant dans ses prunelles m'apaisait. A tel point ses paroles pouvaient m'affecter, m'attrister, ou même m'attendrir. Et si l'on m'avait dit qu'un jour viendra je serais ainsi esclave de simple paroles, j'aurai rétorqué avec ironie et sarcasme. Pourtant, à penser ainsi, j’ai envie d’en rire, tant le sort est capricieux. Et il était clair que je ne pouvais que maudire à maintes reprises ma faiblesse. Moi, Lavita autre fois si vaniteux, je me revoyais toujours comme étant un étre faible et dénué de toute confiance en sois. Mais que faire d’un homme, ne croyant méme pas ses propres paroles ? et si je ne suis pas assuré, si je ne me fais pas confiance, comment pourrait il me faire confiance ? J’avais honte de l’étre que je suis, avant, personne ne pouvait me voir dans un tel élan d’incertitude, c’était comme si ses yeux m’avaient désarmé et en réalité. Je ne savais moi méme pas pourquoi je pleurais.

    Il doit maintenant me prendre pour un enfant, pleurnichard et totalement lunatique, se vexant rapidement et à fleur de peau. Cela serait le minimum des dégats, mais le pire serait qu’il croit qu’il a été en tort, cela me mettrait dans une situation très délicate. Par la moustache d’un pape, que faire ? Dieu, pardonnez moi si j’ai fait ne serait ce qu’un mal pour mériter un tel châtiment devant une personne m’étant de haute importance. Et pendant ce moment, seul le seigneur pouvait réalisait à quel point c’était brumeux à l’intérieur de moi méme.

    Je sentis soudain son toucher brûlant contre mon épaule, me faisant frissonner. Je fermai les yeux intensément. Priant pour ne pas qu’il puisse voir mon visage en larme. J’aurai juste l’air sot, très sot. Lorsqu’il prononça mon j’eu envie de mourir sur place tellement j’avais honte. Il avait vraiment la voix pleine d’inquiétude, et je me maudissais pour l’avoir mit dans une telle situation de mal aise.

    - Je suis désolé... Si j'ai fais quelque chose qu'il ne fallait pas, ou dit une chose de travers. Si c'est le cas, je m'en veux vraiment...


    Non,  non. Il m’avait mal compris. C’était un gros malentendu. J’avais envie de le dire mais..Je ne pouvais pas. Il fallait pas qu’il me prenne pour une fillette. Je ne voulais pas qu’il me méprise…Mes sanglots redoublèrent automatiquement et je tentai de les masquer mais en vain. Ce fut sans succés. Au contraire, cela semblait méme aggraver la situation. De plus, pour rien au monde je ne voulais qu’il s’excuse, pour un rien. Ou qu’il se croit fautive, c’était stupide. Surtout qu’il ne l’était pas du tout. Je ne dis rien, attendant que ça cesse.

    - Ne pleure pas, d'accord...? Tu ne mérites pas cela. Vraiment pas, Lavita. C'est plutôt moi qui mériterais d'endurer cela, en fait...

    Mes larmes redoublèrent, mon dieu, que devrais-je faire ? J’ai tout gâté…Je levai le visage larmoyant. N’osant pas vraiment le regarder en face. Mon cœur battait la chamade, il allait me prendre pour un garçon faible, pourris gâté qui ne sait rien faire de lui méme. Mais au fond, c’était un peu ça. Je ne faisais rien de bon, de plus, je me fais tout le temps mal comprendre. Ma voix tremblante déchira le silence génant :

    -Assez !


    Je portai mes mains à mon visage afin de le cacher pour ne pas qu’il me voit. Je me répugnais, j’étais cet étre totalement oisif. Si je continuais à étre ainsi, je ne serais qu’un poids de plus pour Gabriel, je ne voudrai pas cela, pour rien au monde. J’ajoutai :

    -Ne m’obliges pas à..à te montrer ce visage Gabriel…Ne m’oblige pas à…Te montrer ce coté de moi méme…


    Voila, tout était perdu à présent. Au point ou j’en étais, je n’avais rien de plus à perdre, alors, à quoi bon ?

    -Pour toi, je ne serais qu’un poids inutile de plus. Je ne veux pas de ça..Je..je ne voudrais pas étre inférieur à toi et ne te servir à rien. Que tu continues à t’occuper de moi tout le temps. Tu finiras par t’en lasser et..Tu commenceras à me détester parce que…Tu ..


    Mes sanglots s’intensifièrent alors que je tentai d’expliquai vainement :

    -Tu..Dois penser que..Je suis quelqu’un d’inutile et..Que je suis un pleurnichard maintenant…

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