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Reste. [PV : Robynne ♥]

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MessageSujet: Reste. [PV : Robynne ♥] Ven 29 Mar - 23:28

La préparation. C'était la chose la plus importante à faire avant de sortir. Cet après-midi, j'avais rendez-vous dans un joli parc de Versailles avec Robynne. Cette ville était vraiment bien entretenue, alors nous n'avions que l'embarras du choix pour trouver de beaux endroits tranquilles.

En me levant ce matin, la première chose que je fis fut de saisir mon téléphone portable par terre au pied de mon lit pour regarder si Robynne m'avait écrit. C'était mon réflexe matinal : ma première pensée n'était même pas de m'étirer, mais de voir si celui que j'aimais tant avait cherché à me parler. Ce n'était pas le cas. Je savais qu'en ce moment il était surchargé et qu'il avait prit un travail à mi-temps en plus de ses cours, alors autant dire qu'il devait être crevé le matin. D'ailleurs je le voyais moins souvent à la fac qu'avant : il ne semblait pas trop tenir le rythme, ni tenir à venir en cours au passage.

Je m'étais pourtant levé à plus de midi. Les matinées existaient rarement chez moi, j'étais ce qu'on appelle un gros dormeur. Je me couchais relativement tard, et mes douze heures de sommeil aimaient se faire ressentir le week-end. Cependant, j'avais envie d'avoir quelques attentions pour mon petit ami. Alors je prie un livre de cuisine pour préparer quelques petites choses à manger ensemble à midi dans le parc.

Je m'attelais donc à la préparation de petits sandwich au poulet, de brochettes de crudités et de boules de riz. Bon, les boules de riz ressemblaient à de la paté pour chien et je n'osais même pas y goûter, mais au moins ça ferait rire Robynne. Je n'étais pas un fin cordon bleu, c'était indéniable. Mais j'avais toujours la motivation pour faire plaisir à celui que j'aimais, et je savais qu'à défaut d'aimer le goût, il apprécierait l'attention. Ainsi, j'emportais tout de même quelques fruits au cas où ce serait réellement immangeable.

Puis, le moment le plus important : la préparation physique. Je faisais très attention à mon apparence extérieur, j'aimais me sentir bien dans ma peau, à l'aise dans mes baskets, et surtout avec un aspect travaillé. J'enfilais donc un jean baggy noir laissant entrevoir le haut de mon boxer, vert avec un petit zombie. En haut, je mis un T-shirt bleu pâle, preque pastel, moulant surplombé d'une chemise à carreaux jaune et blanche. Je mis comme d'habitude des bracelets colorés, et deux colliers longs, pour finir par mes baskets larges. Je me regardais dans la glace : totalement débraillé comme j'aimais. Je pris mon bandeau noir et l'installais dans mes cheveux avant de partir gaiment jusqu'au parc.

Arrivé sur place, mon sac en bandoulière à l'effigie du drapeau de l'Angleterre sur le côté, j'attendais l'arrivée de Robynne. Je m'installais sur la pelouse en attendant de voir une touffe de cheveux bruns mal coiffée. Je regardais partout autour de moi, attendant qu'il arrive. Après tout il m'avait donné rendez-vous ici aujourd'hui, j'étais pour le moins enthousiaste ! Je finis par me laisser tomber en arrière, dos à la pelouse, en regardant le ciel. Je levais les mains au dessus de moi et soupirais bruyamment.

- Bon allez, dépêche-toi..!

Bon d'accord, ce n'était pas à moi de dire ça. Je sortis mon portable pour regarder l'heure : midi et demi. j'avais une demi-heure de retard moi-même, mais il avait l'habitude alors bon, il devrait vite arriver. Un peu impatient, je tapotais sur les touches du clavier de mon téléphone. Un petit sourire orna mes lèvres quand j'appuyais sur "envoyer".

"Bah alors qu'est-ce que tu fiches ?! Ca fait une demi-heure que je t'attends ! :p"

Bien sûr c'était faux, et il devait tout à fait le savoir. Mais j'aimais bien le taquiner. J'avais un sourire béa sur les lèvres, heureux d'être avec lui. Heureux de savoir qu'il était mien, et que rien ne pourrait chambouler cela.
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MessageSujet: Re: Reste. [PV : Robynne ♥] Sam 30 Mar - 14:36

Parfois quand les choses se passent étrangement bien et que vous avez l’impression que tout est fait pour que l’on soit heureux, il faudrait mieux s’attendre à une fin plutôt que de croire perpétuellement que tout continuera de se dérouler de façon douce et agréable. Nous serions moins déçus.

Depuis nôtre première fois les choses avaient été plus calmes même si peut être aussi plus compliqué pour moi. J’avais pris un job a mis temps mais je n’avais pas non plus totalement arrêté la fac alors j’avais beaucoup de travail et peu de temps à consacrer pour Luce mais les choses semblaient bien entre nous. Nous étions proches et mon amour pour lui ne semblait cesser de croitre. Ainsi entre tout cela j’avais oublié quelque petit détail pourtant empreint d’importance. Mais bien vite la réalité me frappa de plein fouet.

C’était-il y’a une semaine environ, quelqu’un, tard le soir, était venu frapper à ma porte. Instinctivement j’avais ouvert sans réfléchir pensant que c’était peut-être Luce que je n’avais pas vu depuis quelque jour. Mais le sourire que j’affichais en ouvrant la porte s’estompant dès que ce visage familier éclata devant mes yeux. Mon frère. Il n’avait pas changé et pourtant voir son visage ainsi devant moi m’avait complétement abasourdi comme si il était un autre. J’avais aussitôt refermé la porte sans lui laisser le temps de parler, il avait ensuite tambouriné je ne sais combien de temps mais rien n’y fit. Je n’ouvrais pas. Mais à partir de là tout chamboula ma vie si douce acquise.

Un temps j’avais cherché un autre appartement quelque part dans les environs, un endroit qui me permettrait de rester près de Luce et d’éviter tout de même que mon frère ne revienne ici car je doutais qu’il laisserait tomber. Ce n’était vraiment pas son genre. Mais bien vite j’ai compris que tout ne serait pas si facile. J’avais eu de la chance de trouver en début d’année cet appartement qui ne me coutait pas grand-chose mais en plein milieux de l’année et avec mon budget rien n’était disponible. Au bout d’une semaine j’avais compris. J’allais devoir partir.

Je n’en avais pas encore parlé à Luce mais petit à petit je me rendais compte que l’inévitable était là. Alors finalement aujourd’hui je lui avais demandé de me rejoindre au parc. Je devais lui dire que je partirais d’ici la fin de la semaine. Cela me brisait réellement…mais pourtant je n’avais pas d’autre choix. Je soupirais un peu en passant ma main dans mes cheveux toujours aussi mal peigné alors que j’étais en retard pour ce qui serait probablement nôtre dernier rendez-vous. En me levant ce matin je m’étais dit que je ferais peut être mieux de ne pas y’aller et partir sans rien lui dire mais c’était trop cruel pour lui et même si plus facile pour moi je ne pouvais simplement pas lui faire ça. Alors je m’étais dépêché de m’habiller alors que les heures avaient défilés. J’avais enfilé un jean bleu délavé et une T-shirt vert pâle sobre. Je n’étais pas brancher mode contrairement à Luce et de toute façon je n’avais pas les moyens pour cela.

"Bah alors qu'est-ce que tu fiches ?! Ca fait une demi-heure que je t'attends ! :p"

Je regardais mon téléphone en soupirant. Je marchais lentement. Je n’étais pas pressé et si Luce savait il ne le serait pas non plus. Peut-être que je ne le reverrais jamais après ce jour, peut-être que tout ce que nous avions vécu ensemble était voués à se terminer aujourd’hui…alors je traînais les pieds tandis que j’approchais tout de même du parc ou nous avions rendez-vous. Sans répondre je rangeais mon téléphone dans la poche de mon jean et accélérais tout de même un peu le pas. J’arrivais finalement quelque minute plus tard devant lui et je remarquais que j’étais incapable d’affronter son regard. Je ne voulais pas le perdre.

- Désolé pour le retard, murmurais-je vaguement.

J’essayais de me détendre un peu et venait l’embrasser délicatement en finissant par sourire. Même si je partais, il resterait la seul personne que j’aimais autant. La seule avec qui je me sens si bien. J’ébouriffais ma main dans ses cheveux alors qu’il était comme d’habitude vêtu de façon à ce que chaque détail soit à sa place.

- J’ai eu du mal à me lever ce matin, fis-je en m’étirant vaguement. J’ai travaillé tard hier soir, j’espère ne pas trop t’avoir fait attendre.

Je ne savais pas comment aborder le sujet. Je ne pouvais pas lui dire comme ça que j’allais partir et que du coup c’était finis…entre nous. Je soupirais un peu en sentant ma courte bonne humeur de le voir me quitter. Tout cela était une vrais torture…il n’y avait que cela à dire.

Doucement je pris sa main dans la mienne et nouait nos doigts entre eux. Je posais ensuite mon front contre le sien et savourais le contacte de sa peau contre la mienne. Jamais je ne voulais perdre ce sentiment si doux ou mon cœur battait la chamade pour ce simplement contacte. Mais pourtant c’était inévitable pas vrais ? Je soupirais encore une fois en fermant les yeux.

- Il faut que nous parlions Luce…, fis-je finalement conscient que je devais absolument lui dire la vérité.

Je rouvrais les yeux pour les laisser dans les siens. Je me sentais vide d’avance. Je ne voulais pas qu’il soit triste, je l’étais déjà suffisamment mais si je ne disais rien il m’en voudrait certaine très longtemps d’être partie sans rien lui dire et cela je ne le supporterais pas.
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MessageSujet: Re: Reste. [PV : Robynne ♥] Sam 30 Mar - 19:54

Depuis plusieurs jours nous n'avions pas eu l'occasion de nous voir, alors cette sortie au parc me rendait réellement enthousiaste. Robynne me manquait indéniablement, entre la fac, son travail et le mien... Nos horaires s'accordaient bien peu alors autant dire que nos rencontres étaient de plus en plus espacées. Mais je savais qu'il m'aimait énormément et réciproquement. Notre relation était si unique que rien n'était capable de l'entraver. Du moins, c'était ce que je pensais avant ce jour fatidique.

Allongé dans l'herbe du parc, mon sac plein de mets au goût certainement aussi mauvais que déroutants à mes côtés, j'attendais Robynne en balançant mes pieds. Il était long à arriver, certainement avait-il décidé de faire un tour pendant que j'étais moi-même en retard. Je lui envoyais alors un sms pour le taquiner, auquel il ne répondit pas.

- Désolé pour le retard.

Je me redressais subitement en faisant face à mon interlocuteur. Robynne était arrivé. Je le regardais avec un grand sourire aux lèvres, réellement heureux de le voir. J'étais sur le point de lui sauter dessus pour l'embrasser lorsque je vis sa mine triste et épuisée. Je prie immédiatement un air inquiet : quelque chose n'allait pas. J'entrepris alors d'essayer de lui remonter le moral avec ma bonne humeur.

- Ce n'est pas bien grave, j'étais en retard aussi. Tu pourrais répondre aux sms quand même, impoli ! fis-je en lui tirant la langue.

Il m'embrassa avec douceur avant de me faire un sourire... plutôt faux. Il semblait se forcer. Vraiment, quelque chose n'allait pas, et ça semblait en rapport avec moi. Mon sang se glaça dans mes veines à l'idée que... non. Je ne devais pas envisager cette options sur des présomptions infondées. Je lui rendis alors son baiser en tentant de rester naturel. Rien ne servait de paniquer.

Il ébouriffa mes cheveux en regardant ma tenue. J'étais presque déçu qu'il n'en dise rien, peut-être n'aimait-il tout simplement pas mes vêtements. Après tout Robynne s'habillait de façon beaucoup plus sobre, même si je savais que c'était avant tout par manque de moyens financiers. Je lui avais déjà vaguement proposé de lui prêter de l'argent, mais ses refus étaient systématiquement catégoriques : il avait sa fierté et je respectais ça. Tant qu'il s'en sortait, je n'allais pas le forcer à prendre ce que j'avais. D'autant plus que depuis que je vivais seul, je n'étais pas aussi aisé que j'avais pu l'être avec mes parents.

- J’ai eu du mal à me lever ce matin. J’ai travaillé tard hier soir, j’espère ne pas trop t’avoir fait attendre.
- Pas du tout, j'ai attendu à peine cinq minutes, tu connais ma ponctualité. Tu devrais prendre un peu le temps de te reposer, je te ferais un massage si tu veux, ajoutai-je avec un clin d'oeil.

Il semblait réellement très pensif. Le sourire bien faible sur son visage s'évanouissait en une seconde, et ses yeux ne semblaient pas désirer croiser les miens. J'avais du mal à comprendre ce qu'il lui arrivait, mais une seule option émergea dans mon esprit. Une option qui m'était tout à fait insupportable.

Ses doigts entrelacèrent les miens, en me rassurant un peu. J'aimais son contact, sa chaleur, la douceur de sa peau. Nous étions en plus dans un endroit vraiment joli et agréable. Cela ressemblait vraiment à une sortie de rêve et des plus agréables. Du moins il aurait pu l'être sans ce qui s'ensuivit. Il soupira.

- Il faut que nous parlions Luce…

Ses yeux dans les miens, mon coeur manqua un battement. C'était typiquement la phrase qui annonçait une nouvelle terrible pour un couple. Quelque chose qui était cassé. Un problème. En tout cas, personne ne disait ça à la légère, certainement pas Robynne. Mes doigts se serrèrent sur les siens.

Aime-moi. Je voulais qu'il ne fasse que m'aimer. C'était absolument terrible d'être fou amoureux de quelqu'un et de réaliser que l'autre n'éprouve plus ces sentiments qui jadis illuminaient son coeur. Avoir obtenu le bonheur pour qu'il nous soit cruellement repris était la pire des souffrances. Mais il fallait que j'arrête de faire des hypothèses sans savoir ce qu'il se passait. Nous devions mettre la situation à plat : paniquer maintenant n'arrangerait rien. Je pouvais peut-être encore le garder.

- Ah... Ca n'a pas l'air d'être pour m'annoncer une bonne nouvelle...

Je détournais le regard. Ca pouvait être tellement de choses. M'avait-il trompé ? Aimait-il quelqu'un d'autre ? N'était-il pas satisfait de moi à un quelconque niveau ? Ne me supportait-il plus ? Ou bien n'importe quoi d'autre. Il fallait d'abord saisir l'ampleur de la chose. Son caractère définitif ou non ? Je lâchais sa main. C'était bien trop douloureux de la tenir en pensant que peut-être cela lui était désagréable.

Comme à chaque fois que j'étais stressé et angoissé, j'enfonçais violemment mais discrètement mes ongles dans la paume de mes mains, sans grimacer. Seuls mes poings se serraient exagérément. Et puis il n'avait pas répondu à mon sms. Nous nous voyions peu en ce moment. Aussi triste que cela soit, tout convergeait vers l'idée que Robynne en avait assez de sortir avec moi. Je relevais les yeux vers lui, réunissant le peu de courage qu'il me restait déjà. Ma voix tremblait légèrement.

- Je comprends un peu mieux pourquoi tu n'as pas répondu à mon sms. De... de quoi s'agit-il alors ?

Je tentais de garder mon calme. Vraiment, j'essayais. Je ne voulais pas craquer et le supplier, j'avais aussi ma fierté. Et s'il ne m'aimait plus, la moindre des choses que je pouvais faire pour lui était de ne pas lui rendre la tâche insupportable. Ma tristesse et m'apitoyer sur la situation, ce serait pour quand je serais seul chez moi.

Mais je ne pus pas tenir tant que ça. Mes mains se mirent à trembler. Je me décontractais, mes paumes étaient rougies de douleur. Mes doigts étaient gelés. Je déglutis en tentant de me calmer, mais ça semblait bien difficile. Mon estomac était douloureusement noué, à l'instar de ma gorge. Mes paroles furent bien faiblement prononcées et à peine audibles :

- Qu'est-ce que j'ai fait de mal Robynne...?

Je détournais le regard de nouveau. Se calmer. Garder son sang-froid. Je ne pouvais pas le laisser me quitter. Ou bien le devais-je ? Quel était le bon choix ? De quelle manière serait-il le plus heureux ?
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MessageSujet: Re: Reste. [PV : Robynne ♥] Sam 30 Mar - 20:57

- Ce n'est pas bien grave, j'étais en retard aussi. Tu pourrais répondre aux sms quand même, impoli !
- J’arrivais, je pensais que tu préférerais que je me dépêche, fis-je en souriant au mieux.

Délicatement mes lèvres se posèrent sur les siennes et cela m’apaisait sans aucun doute d’être ainsi prêt de lui cependant je n’arrivais pas à sortir de ma tête cette pensé que jamais plus je n’aurais cette si douce sensation qui faisait battre longuement mon cœur. Jamais je n’avais tant aimé quelqu’un, jamais je n’avais même pensé rencontrer quelqu’un qui me ferait ressentir tant d’émotion. Et pourtant Luce avait réussis à totalement me changer, je ne voyais désormais plus que lui et il me faisait éprouver tant de sentiment que j’avais parfois la tête qui tournait sous ces vagues d’émotion qui me faisait trembler.

Alors au bout d’un moment je me contentais de m’excuser de mon retard, il n’avait pas dû attendre longtemps puisqu’il n’était pas très à cheval sur l’heure mais il avait visiblement attendu quelque minute avant que je n’arrive et après tout comme il l’avait souligné je n’avais pas répondu à son message.

- Pas du tout, j'ai attendu à peine cinq minutes, tu connais ma ponctualité. Tu devrais prendre un peu le temps de te reposer, je te ferais un massage si tu veux.

Promesse d’un avenir. Promesse que je ne pouvais pas tenir. Je détournais le regard gêné. Que dire à cela ? Je ne pouvais rien dire. Alors je prenais juste sa main pour enlacer nos doigts. J’aurais aimé pouvoir faire comme si de rien n’était mais je n’avais pas le choix. Pourtant…Luce était devenu tout pour moi, je ne voulais pas le perdre…pourquoi tout devait être si compliqué ? Je me sentais un peu défaillir. Mais je restais au plus calme, paniqué ou commencé à me sentir mal ne servait à rien.

- Il faut que nous parlions Luce…

Ses yeux rencontrèrent les miens et je serais un peu plus ses doigts entre les miens. Ces yeux…je voulais qu’il me regarde perpétuellement. J’aimais ses grands yeux noisette qui me fixaient ainsi, tout comme j’aimais tout ce qu’il était.

- Ah... Ça n'a pas l'air d'être pour m'annoncer une bonne nouvelle...

J’hochais la tête en signe d’approbation. Non cela n’en était pas une et je n’allais pas mentir, je savais d’avance qu’il serait tout autant blesser que moi et je craignais aussi qu’il se sente coupable. Après tout c’était lui qui avait donné mon adresse à mon frère avec qui je refusais de renouer. Mais pourtant je ne lui en voulais pas à lui, je m’en voulais plus à moi d’être incapable de trouver le moyen de rester prêt de lui.

Je remarquais discrètement ses doigts qui s’enfonçaient dans sa paume et me crispais à mon tour. Je ne voulais pas le blesser. Je ne voulais pas qu’il se sente coupable…alors…fallait-il mieux lui dire simplement que c’était finis entre nous ? Mais ne serait-ce pas aussi tout autant douloureux ? Mes doutes me faisaient rester silencieux alors que je supposais devoir dire quelque chose. Après tout je l’alarmais avec une phrase souvent significative d’ennuie comme il l’avait dit lui-même et le faisait poiroter tandis que moi j’étais indécis sur comment faire les choses aux mieux.

- Je comprends un peu mieux pourquoi tu n'as pas répondu à mon sms. De... de quoi s'agit-il alors ?
- Tu ne vas pas aimer, soupirais-je en passant ma main dans mes cheveux.

J’essayais de me détendre aux mieux je ne devais pas commencer à penser des choses stupides, il fallait que je lui dise la vérité. Souvent quand on disait les choses différemment que de la réalité même avec une bonne attention cela finissait mal ou en catastrophe. Je ne voulais pas de ça, c’était déjà assez difficile.

J’allais enfin me décider à lui expliquer les choses quand me surprenant il me coupa à nouveau.

- Qu'est-ce que j'ai fait de mal Robynne...?

Je le fixais surpris tandis que son regard me fuyait. Je me mordis la lèvre furieusement. Je ne voulais pas le voir si peiné et je ne voulais pas non plus qu’il pense que je ne l’aimais plus. Alors doucement je passais ma main sur sa joue et faisait tourner sa tête dans ma direction pour que nos yeux se croise, doucement ensuite je me baissais en passant ma main libre sur sa taille puis enfin je posais mes lèvres sur les siennes avec beaucoup plus d’appuie que la première fois.

Ces lèvres…son corps…tout. Je ne voulais rien perdre et tout gardé. Il était à moi et je ne voulais le céder à personne. Je m’éloignais cependant à regret. Ce n’était tout simplement pas possible. Je souris un peu doucement et finissais par baiser le regard en gardant cependant ses deux mains dans les miennes afin d’éviter que ses ongles rentrent à nouveau dans sa peau.

- Rien du tout Luce, finis-je par dire doucement. Tu n’as strictement rien fait de mal.

Je soupirais et marquais une pose pour finalement le tirer dans mes bras. Je voulais profiter au maximum de lui tant que je le pouvais alors je faisais tout pour que nous soyons en contacte. C’était bien trop dur à supporter…
Qui auraient crus que je m’attacherais à quelqu’un au point de ne pouvoir me résoudre à le quitter ? Avant je n’aurais même pas pris le temps de prévenir qui que ce soit, je serais simplement partis sans rien dire me fichant pas mal des émotions des autres. Mais Luce était tellement différente.

- Ce n’est pas du tout ce que tu crois Luce, murmurais-je à son oreille. Ne saute pas aux jugements hâtifs sur mes sentiments, idiot.

Je l’embrassais encore une fois avec douceur en caressant un peu la paume de sa main. Je finissais par pauser mon front contre le sien et laissait mes yeux dans les siens. Il fallait désormais que je m’explique clairement mais c’était comme concrétisé totalement les choses et je devais avouer que je n’en avais vraiment pas envie.

- Je…je vais partir Luce, murmurais-je doucement. Je vais allez vivre ailleurs.

Et je baissais à nouveau le regard en me détachant un peu. Mon cœur semblait lourd et pesant, mes émotions restaient coincés dans ma gorge en me rendant totalement silencieux. Je ne voulais pas…je ne voulais pas quitté cette personne que j’aimais tant….
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MessageSujet: Re: Reste. [PV : Robynne ♥] Sam 30 Mar - 21:50

Ses doigts se serraient douloureusement sur les miens. Son regard semblait empli de pitié à mon égard. Son approbation à la mauvaise nouvelle me fit me contracter encore plus. Il était tout pour moi, et m'imaginer sans lui était une douleur tout à fait inimaginable. Pour le décrire d'une manière encore trop faible, c'était comme si l'on tentait de retirer de mon âme la moitié de l'essence qui la composait : il allait manquer quelque chose. J'allais être vide.

C'était un acte terriblement violent que de perdre l'amour de celui dont nous étions fou amoureux. Comme si l'on vous arrachait de force quelque chose de vital, et que tout effort pour le conserver était vain. La blessure mettait un temps si long à cicatriser, si elle cicatrisait. Je ne doutais pas qu'avec Robynne, jamais elle ne cicatriserait.

- Tu ne vas pas aimer.

J'eus un petit rire nerveux. Ca je m'en doutais bien que je n'allais pas apprécier... Si tel était le cas nous ne serions pas tous deux dans un tel état de tension. Mais je tentais de garder mon calme du mieux que je le pouvais. Ce n'était pas en me jetant à ses pieds et en le suppliant en pleurant qu'il allait rester près de moi. Il fallait réfléchir. Mais je craquais : je dis une chose trop émotive et sentimentale. Il était difficile de rester logique quand vos sentiments étaient tiraillés à ce point. Dissocier la réflexion de l'amour était impossible.

- Qu'est-ce que j'ai fait de mal Robynne...?

Je ne pus soutenir son regard. Je ne voulais pas le voir vide d'affection pour moi. Allais-je le supporter ? Je commençais déjà à envisager qu'il soit amoureux d'un autre. Qu'il caresse un autre comme il le faisait avec moi, et que ses sentiments à mon égard n'aient pas été l'objet d'une force exceptionnelle comme je le croyais.

La caresse de ses doigts sur ma joue. Je redressais mon regard vers le sien, cherchant à comprendre pourquoi cette tendresse soudaine, de l'espoir plein les yeux. Sa main libre se positionna sur ma taille. Je frissonnais à son contact, terrifié de le perdre à jamais. Puis ses lèvres se collèrent aux miennes en faisant violemment bondir mon coeur. Non Robynne... Si tu ne m'aimes plus, ne m'infliges pas de t'aimer encore plus... Mes doigts se crispèrent machinalement sur ses vêtements. Son goût. Sa chaleur. Je l'aimais. Je l'aimais bien trop pour pouvoir le regarder partir.

Il s'éloigna finalement un peu, me laissant totalement hagard et encore plus perdu que je ne l'étais avant son geste. Réconforté..? Pas forcément non. S'il comptait me dire que c'était fini, cela avait été cruel. M'aimait-il..? Ses mains serraient les miennes. Je ne pouvais plus me crisper, ou alors c'était sur ses paumes. Je tremblais alors seulement légèrement.

- Rien du tout Luce. Tu n’as strictement rien fait de mal.

Je ne pus m'empêcher de me crisper sur ses mains. Mes ongles s'enfoncèrent un instant dans sa peau, mais je cessais immédiatement. Je voulais retirer mes mains, mais je n'avais pas le force de rompre ce contact. Et s'il ne les reprenait jamais ? Je ne pouvais pas prendre ce risque. Le risque de le voir disparaître. Il me serra alors contre lui. Que devais-je comprendre ?

Me dire que je n'avais rien fait de mal, c'était typiquement le genre d'explication quand les sentiments se dirigent vers quelqu'un d'autre. Rien de mal, mais rien d'assez bien non plus pour garder son amour. Mes pensées s'embuèrent totalement. Aurais-je dû insister davantage pour le voir ? Je voulais le laisser respirer et je savais qu'il était très occupé, mais ça avait peut-être été un mauvais calcul. N'étais-je pas satisfaisant au lit ? Mon caractère était-il désagréable ? Ne le méritais-je pas..?

- Ce n’est pas du tout ce que tu crois Luce. Ne saute pas aux jugements hâtifs sur mes sentiments, idiot.

Mes doigts se serraient sur ses vêtements et je gardais ma tête posée contre son torse, les yeux grands ouverts de panique. Je réfléchissais à toute vitesse, mais particulièrement mal. Je ne comprenais pas ses paroles, ni sa douceur. Pourquoi était-il aussi gentil et tendre ? Etait-ce de la cruauté ? Ca ne lui ressemblait pas. De la pitié alors..? Je m'écartais de lui pour le regarder dans les yeux.

- Il y a quelqu'un d'autre..? C'est ça le problème..?

Il m'embrassait doucement une nouvelle fois. Je me laissais totalement défaillir sous le goût de ses lèvres. Je les aimais déjà de manière totalement déraisonnable en temps normal, mais quand on pense perdre quelque chose, sa valeur est décuplée. Il caressait mes mains qui étaient pourtant si crispée. Mais j'avais peur de me raccrocher à son affection si c'était pour la perdre dans un instant. Il posa son front contre le mien, comme il le faisait toujours, et me regarda dans les yeux. Les siens étaient si beaux...

- Je…je vais partir Luce. Je vais allez vivre ailleurs.

Je me tournais sur le côté, incapable de lui faire face. Alors c'était comme ça ? Il ne voulait même plus me voir ? J'enfouis ma tête entre mes mains, tentant de me calmer. J'avais rompu le contact finalement, c'était bien trop difficile à entendre. Il voulait rompre au point de partir loin de moi. Je tentais de respirer lentement et de retenir mes larmes.

- Si ce n'est pas de ma faute, que s'est-il passé pour que tu souhaites partir loin de moi ?

J'étais bien incapable de le regarder. Je ne comprenais pas ce que je lisais en lui. Je ne comprenais pas ce qui pouvait le pousser à partir si loin. Et son affection, il m'aimait encore..? Après tout pourquoi pas, mais dans tous les cas il souhaitait me quitter visiblement. Je n'y comprenais rien, et je n'étais pas dans la mesure de réfléchir correctement.

Je retirais mes mains de devant mon visage, prenant une grande inspiration. Je m'approchais de Robynne et posais ma main sur la sienne. Il fallait que je sache. Que je comprenne. Où en était-il par rapport à moi ? Pourquoi ? Les questions sans réponse me tuaient. Mais étais-je capable de supporter la vérité ? Parfois elle était plus difficile à vivre que l'ignorance.

- Pourquoi pars-tu loin ? Même si je ne te conviens plus, tu peux rester non..?

Mes doigts se serrèrent sur sa main. J'étais si faible que je ne parvenais pas à me retenir d'être en contact avec lui. Je voulais profiter de lui, mais s'il ne m'aimait plus cela semblait compliqué. J'approchais tout de même mon visage du sien pour l'embrasser. Il m'aimait toujours, je le savais. Avec force d'ailleurs, non..? J'appuyais mon baiser en posant ma main sur sa cuisse. Je ne voulais pas qu'il parte. Je le retiendrais de n'importe quelle manière.

- Je ne peux pas te laisser partir Robynne, j'en suis incapable...

Je l'aimais tellement. Mais je ne pouvais le lui dire, s'il ne voulait plus de moi, alors cela aurait juste été cruel.
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MessageSujet: Re: Reste. [PV : Robynne ♥] Sam 30 Mar - 22:38

- Il y a quelqu'un d'autre..? C'est ça le problème..?

Je le regardais sidéré. Quelqu’un d’autre ? Comment pouvait-il pensé un truc pareil ? D’accord je n’étais pas irréprochable, je l’avais un brusqué à le faire avec moi pour la première fois et j’avais un passé de Dom Juan peu appréciable mais il savait pourtant que je l’aimais à la folie n’est-ce pas ? Comment pouvait-il songé ne serais-ce qu’une seconde que j’avais pu tomber amoureux de quelqu’un d’autre.

Mécontent je vins mordre gentiment sa lèvre inférieure en le regardant sévèrement. Je n’aimais pas qu’il doute de moi alors que je l’aimais tant. Je laissais mes yeux dans les siens avant de finalement simplement lui balancé un léger coup de poing sur l’épaule en laissant mon corps tout près du sien. Il ne devait pas pensé ce genre d’idiotie. Depuis des mois je ne regardais que lui et il n’y avait que lui dans ma tête. Il m’était impossible de même envisager éprouver un quelconque sentiment pour quelqu’un d’autre tellement il remplissait tous mon être. Je l’aimais plus que tout au monde et jamais je n’aimerais personne d’autre autant que lui.

- Ne doute pas autant de moi Luce, tu es blessant, finis-je par lâché. Il n’y a que toi dans ma tête imbécile.

Je l’embrassais tendrement pour essayer de lui assurer qu’il avait mon affection mais visiblement ses doigts crispés m’indiquèrent qu’il ne me croyait absolument pas. Cela me blessait réellement qu’il doute ainsi de moi alors que mes sentiments pour lui était si violent et important. Je sais que j’avais une réputation pourri mais avec lui j’avais abandonné tout ce que j’étais avant, je l’aimais juste d’un amour fou et c’était qui ce qui me brisait aujourd’hui. Je ne pourrais plus l’aimer ainsi intensément…

Finalement je posais mon front contre le sien. Je voulais tellement voir encore qu’il m’aimait et non son doute. Je ne voulais pas que nous nous quittions sur sa pensé que je l’avais trompé ou quelque chose dans le genre. Je voulais juste qu’il me dise qu’il m’aimait et peut-être…qu’il m’attendrait ? Non c’était impossible. Et attendre quoi ? Je n’allais pas revenir avant longtemps. Il fallait que je finisse mes études et entre réellement dans la vie active. Cela prendrait du temps…trop de temps loin de lui. Il avait le droit de retomber amoureux et de connaître un bonheur que je n’avais visiblement pas le droit de lui donner.

- Je…je vais partir Luce. Je vais allez vivre ailleurs, avouais-je finalement.

Il se détourna aussitôt de moi en me faisant froncer les sourcils alors que mon cœur se serrait dans ma poitrine. Pourquoi devait-il ainsi visiblement douter de moi ? C’était réellement douloureux qu’il ne cherche pas à comprendre mais se conforte visiblement tout de suite dans l’idée que c’était parce que je ne voulais plus le voir que je partais. Je soupirais en passant ma main dans mes cheveux mal à l’aise.

- Si ce n'est pas de ma faute, que s'est-il passé pour que tu souhaites partir loin de moi ?
- Tu dis n’importe quoi Luce, soupirais-je.

J’étais fâché par son comportement. Et blessé aussi. J’allais partir, j’allais le perdre et lui tout ce qu’il faisait c’était douté de moi. Cela me m’était stupidement dans tous mes états. Mais rapidement Luce ré accapara mon attention en venant poser sa main sur la mienne en me faisant poser mes yeux dans les siens. Je voulais qu’il me dise juste qu’il m’aimait, pas qu’il me demande pourquoi je le quittais alors que ce n’était même pas le cas.

- Pourquoi pars-tu loin ? Même si je ne te conviens plus, tu peux rester non..?

Alors qu’il serrait ma main je me dégageais un peu en fermant les yeux. Qui avait dit qu’il me convenait plus ? Pourquoi devait-il sauter ainsi à des conclusions totalement faute ? Ne lui avais-je pas témoigné à quel point j’étais tombé fou amoureux de lui ? Mais avant que je n’aie le temps de lui dire qu’il se trompait réellement il se rapprocha de moi et m’embrassa un peu violemment en posant sa main sur ma cuisine.

Surpris au départ je participais cependant au baiser. Je voulais me sentir proche de lui. Doucement je caressais un peu son torse avec délice. J’aimais tellement le sentir ainsi proche de moi mais rapidement je m’éloignais en soupirant. Il ne faisait cela que parce qu’il pensait que je voulais partir et pour essayer de me faire rester. C’était plaisant en un sens mais je détestais qu’il me mette ainsi en doute.

- Je ne peux pas te laisser partir Robynne, j'en suis incapable...

Mon cœur rata un battement…je voulais lui dire de me retenir. De me forcer à rester ici d’une quelconque manière. Je ne voulais pas le perdre…il était tellement essentiel à ma vie. Je soupirais en sentant des larmes monter à mes yeux. Tout cela était trop pour moi. Je me sentais de plus en plus vide à l’idée que bientôt même sa voie ne franchirait plus l’un de mes sens.

- Je n’ai jamais dit que tu ne me convenais plus Luce, je t’aime. Je t’aime plus que tout au monde alors s’il te plaît arrête de douter de moi…

Je soupirais et finalement allait m’assoir sur un banc non loin en m’étirant. Je ne voulais pas le dire…je ne voulais pas expliquer comme si cela signifiait la fin définitif de notre histoire. Je haïssais tellement mon frère de nous séparer ainsi, et je me détestais aussi moi-même d’être incapable de faire en sorte d’être prêt de lui. J’étais faible.

Je me doutais que Luce m’avait suivi alors finalement je plantais mes yeux dans les siens pour me donner de l’assurance. Au moins un peu. Il avait le droit de connaître la vérité et je détestais tellement qu’il doute autant de moi que j’avais envie de le lui dire aussi pour qu’enfin il cesse de penser ces choses si idiotes.

- Mon frère est venu me voir il y’a quelque jours, avouais-je en entrelaçant mes doigts en baissant le regard. Et je n’ai pas envie de renouer les liens avec lui alors je dois déménager…mais je n’ai pas les moyens pour vivre ici, je dois allez donc ailleurs.

Je me sentais réellement mal et j’avais du mal à articuler les mots marquant régulièrement des pauses dans ma phrase. Mais enfin c’était dit et j’espérais que maintenant au moins il cesserait de penser que j’avais fait des choses incorrectes envers lui. Il était le seul dans ma vie et…je crois qu’il serait désormais et à jamais le seul. Comment penser aimer quelqu’un d’autre alors que mon cœur semblait s’émietter à chaque seconde ou j’imaginais ne plus jamais le voir.

- Donc vraiment si tu pouvais arrêter de penser que je t’ai trompé ou quelque chose dans le genre cela me soulagerait.

J’étais un peu froid puisque blessé mais je ne pouvais dignement pas gâcher nôtre dernière journée ensemble alors je me redressais et venait serrer Luce dans mes bras en blottissant ma tête dans son cou. Je l’aimais tant. Doucement je passais ma langue dans sa nuque taquin et pour essayer de détendre un peu l’atmosphère. Je voulais réellement que nous profitions de cette journée tous les deux.

Au bout de quelque seconde je redressais la tête et l’embrassais en fermant les yeux quelque seconds. J'avais beau me dire qu’il fallait profiter de cette journée, je me sentais déjà anéanti à l’idée des or voir. Donc pour profiter de mes yeux clos je continuais un peu le baiser en glissant délicatement ma langue entre ses lèvres. Sans vraiment de désir, juste pour être proche de lui encore plus.

- Je t’aime tellement, avouais-je finalement en m’éloignant. Je suis désolé de…pour tout. Si j’avais sus j’aurais évité d’être si proche de toi pour que ce ne soit pas si dur aujourd’hui…

Une larme m’échappa et je m’empressais de la sécher un peu surpris. Je n’aimais pas pleurer. Ce n’était pas dans mon caractère fort. Je ne devais pas pleurer de plus…pas devant Luce. Il fallait que nous passions une dernière bonne journée. Alors je finissais par essayer de sourire calmement et prenait sa main dans la mienne.

- Passons une dernière bonne journée ensemble tu veux ?

Je serais ses doigts entre les miens. Mes yeux dans les siens criaient probablement mon désespoir mais je ne pouvais que me taire. Il fallait profiter de lui une dernière fois…un dernier souvenir a encré en moi.
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MessageSujet: Re: Reste. [PV : Robynne ♥] Sam 30 Mar - 23:31

- Ne doute pas autant de moi Luce, tu es blessant. Il n’y a que toi dans ma tête imbécile.

Je redressais mon regard vers ses yeux verts somptueux. Jamais je ne voulais qu'ils appartiennent à quelqu'un d'autre, qu'une autre personne puisse les voir de si près. J'étais le seul à voir à quel point leur beauté était fulgurante. Personne ne pourrait jamais aimer Robynne autant que je le faisais. Les yeux légèrement embués de larmes se calmèrent un peu en sentant la douleur piquante à ma lèvre que Robynne avait mordillée.

Je ne parvenais toujours pas à réfléchir, mais il semblait plutôt qu'il n'y avait personne d'autre dans sa vie. En étais-je soulagé..? Probablement oui. Son amour était la chose la plus précieuse que je possédais, alors j'étais heureux de ne pas l'avoir perdu. Il m'embrassa finalement, apaisant la douleur nécessaire de ma lèvre. Je répondis à son baiser, incapable de laisser son affection m'échapper.

Robynne m'expliqua alors qu'il allait partir. Mon coeur cessa de battre dans ma poitrine. Loin de moi... Pourquoi les choses devaient-elles se dérouler ainsi ? Notre relation ne pouvait-elle pas être douce et simple ? Etions-nous voués à subir des difficultés, voire une rupture..? Si nous nous aimions tant, ne pouvions-nous pas tout surmonter ? Je me détournais de lui, incapable de supporter son regard sur ma douleur.

Je lui demandais alors pourquoi voulait-il partir si loin. Cependant, contrairement à ce que je pensais, je n'eus pas de réponse claire. Je l'avais juste énervé en le lui demandant. Robynne était mécontent que je remette en cause son amour pour moi, mais n'était-ce pas normal s'il partait loin de moi ? N'y avait-il rien que l'on puisse faire pour rester ensemble ? Je posais cependant ma main sur la sienne pour tenter de le calmer un tant soit peu.

Je lui demandais s'il ne pouvait pas rester même si je ne lui convenais plus. Je ne voulais pas le voir partir, alors je cherchais des solutions. Mais il dégagea sa main de la mienne. Mais enfin pourquoi s'énervait-il ainsi..? Comment aurais-je pu être clair dans mon esprit dans une telle situation ? Je me méprenais, certes, mais il était difficile de faire la part du vrai et du faux quand on tente de vous arracher votre essence.

Mais je ne pouvais définitivement pas le laisser m'échapper, alors je l'embrassais un peu brusquement en caressant sa cuisse. Il participa au baiser en caressant mon torse, me donnant une envie fulgurante de son corps. De son amour. De son attachement aussi déraisonné que le mien. Il s'éloigna alors un peu de moi. Je lui murmurais que j'étais incapable de le laisser partir...

- Je n’ai jamais dit que tu ne me convenais plus Luce, je t’aime. Je t’aime plus que tout au monde alors s’il te plaît arrête de douter de moi…

Robynne partit alors s'asseoir sur un banc en soupirant. Je restais un instant sur place, paralysé. Sa déclaration me transperçait le coeur d'une hache à la fois douce et cruelle. Moi aussi je l'aimais de cette manière, alors pourquoi devais-je le voir partir loin de moi..? Des larmes coulèrent sur mes joues. Robynne n'était pas du genre à me jouer des tours. S'il me disait qu'il devait partir, c'était parce qu'il y avait bien réfléchi. J'avais l'horrible sensation de ne rien pouvoir y faire de plus.

Je vins finalement m'asseoir à ses côtés sur le banc après avoir séché mes larmes aussi discrètement que possible, mais mes yeux étaient un peu rougis. Je ne le regardais donc pas, préférant masquer mon visage derrière mes cheveux.

- Mon frère est venu me voir il y’a quelque jours. Et je n’ai pas envie de renouer les liens avec lui alors je dois déménager…mais je n’ai pas les moyens pour vivre ici, je dois allez donc ailleurs.

Je redressais soudainement le visage vers lui. Son frère ?! Celui-là même à qui j'avais donné l'adresse de Robynne en pensant bien faire ? Ma gorge se noua douloureusement. Les choses devenaient plus claires : j'étais à l'origine de notre rupture... Mais ne pas voir son frère était une chose plus importante que d'être avec moi..? La nature de ses sentiments pour moi me parut floue. Il préférait rompre avec moi à l'idée de devoir voir son frère. Je me sentis sans importance, mais je devais admettre que c'était tout de même un assez gros souci pour lui. Je souris douloureusement en me disant que j'avais été assez sot pour penser suffire à le retenir face à ses problèmes, dont j'étais de toute manière l'origine.

- Donc vraiment si tu pouvais arrêter de penser que je t’ai trom...
- Tu plaisantes n'est-ce pas ? Le coupais-je. Tu crois vraiment que je vais te laisser partir loin de moi pour ça ? Nous trouverons une solution. Je parlerais à ton frère.

Je savais très bien qu'il n'approuverait pas l'idée. Mais ce problème ne me semblait pas dénué de solution, même s'il n'allait pas du tout aimer celle que je venais de lui proposer. Toutefois nous n'avions pas encore fait le tour des possibilités ensemble. Je pouvais toujours partir avec lui. Je pouvais le suivre là où il irait. Mes moyens étaient un peu serrés, mais pourquoi pas. Cependant il me faudrait un peu de temps pour économiser, un travail ne se trouve pas si aisément... Cela allait nous faire nous séparer pendant plusieurs mois. Ca semblait difficile à tenir.

Robynne avait été froid en me parlant, mais je lui avais coupé la parole. Il se blottit néanmoins dans mon cou et je le serrais dans mes bras. Savoir que j'avais son amour faisait battre mon coeur un peu plus doucement, même si pour le moment les solutions efficaces ne fusaient pas. Sa langue caressa mon cou en me faisant le serrer un peu plus fort et soupirer de plaisir à son oreille. C'était injuste : il savait combien j'étais sensible à ses caresses. Il n'avait pas le droit d'essayer de me faire oublier nos problèmes de cette manière. Il m'embrassa alors en douceur, et je ne pus que répondre lorsque sa langue passa entre mes lèvres.

- Je t’aime tellement. Je suis désolé de…pour tout. Si j’avais sus j’aurais évité d’être si proche de toi pour que ce ne soit pas si dur aujourd’hui…
- Je t'aime aussi Robynne... Pardonne-moi d'avoir douté de toi, je ne savais pas du tout à quoi m'attendre. Et arrête de t'excuser pour des choses idiotes enfin, nous allons trouver une solution. Tu ne m'échapperas pas.

Je n'aimais pas du tout qu'il ait l'air de regretter notre relation. Même si je tentais de paraître naturel, des larmes me montaient aux yeux. Tout ceci me donnait juste l'impression que pour lui, notre amour était une erreur. C'était terriblement douloureux de savoir qu'il ressentait les choses comme ça : comment auraisj-e pu regretter un seul instant tout le bonheur qu'il me faisait ressentir ? Je ne voulais pas que tout s'arrête.

Robynne s'était écarté un peu de moi. Et je vis une larme couler sur sa joue. Je fus vraiment surpris de voir cela : c'était la première fois que je le voyais pleurer. Il était un homme fort et solide, pas du genre à montrer sa souffrance. Je compris alors combien tout ceci était horrible pour lui. Je ne pouvais pas lui en vouloir de me dire des choses blessantes, c'était probablement comme moi lorsque j'avais cru qu'il en aimait un autre.

- Passons une dernière bonne journée ensemble tu veux ?

Ma réaction ne se fit pas attendre : Robynne se prit un coup de poing dans l'épaule, pas spécialement gentil. J'avais eu envie de lui envoyer en plein visage pour me suggérer une stupidité pareille, mais je ne pouvais pas le résoudre à réellement le blesser. Je l'aimais bien trop pour cela, mais ma patience avait ses limites.

- Non mais tu plaisantes ?! Comment je pourrais passer une bonne journée qui se clôturerait par perdre celui que j'aime plus que tout au monde ?!

Je le saisis par le col de son T-shirt et l'amenais près de mon visage pour l'embrasser possessivement. Maintenant que je connaissais ses raisons, il était hors de question que je le laisse partir. Il ne s'agissait pas d'une justification légitime pour me larguer, c'était tout ce que je pouvais affirmer. La solution, j'allais la trouver. Je finis par rompre le baiser en ramenant mes jambes contre mon torse, mes pieds sur le banc.

- Tu es un idiot. Si tu crois que je vais te laisser partir tu te mets le doigt dans l'oeil, marmonnais-je dans ma barbe. Je suppose que parler à ton frère ne serait pas très utile après tout, il nous faut une meilleure idée...

Je réfléchissais à toute vitesse. Son frère ne m'écouterait certainement pas. Il m'avait effectivement entendu quand je lui avais donné l'adresse de Robynne, mais je ne le connaissais pas assez pour le convaincre de lâcher son propre frère. D'autant plus que d'après ce que j'en avais compris, les raisons de leur dispute étaient assez obscures. C'était peut-être un peu tôt dans notre relation pour que je me mêle de ça, et la dernière fois Robynne n'avait pas aimé.

Rien ne me venait à l'esprit. J'enfonçais ma tête contre mes genoux et quelques larmes coulèrent à l'abri du regard de celui que j'aimais tant. Pourquoi étais-je incapable de songer à une solution efficace pour le garder à mes côtés ? Je me détestais d'être aussi inutile à mon objectif. Je ne voulais pas le perdre : si je ne parvenais pas à trouver une solution je m'en voudrais éternellement. Alors je lui proposais quelque chose d'assez stupide.

- Robynne si tu veux je peux t'aider à payer un autre appartement si tu n'as pas les moyens de le faire seul. Après tout c'est de ma faute si ton frère te harcèle, c'est la moindre des choses. Ne refuse pas s'il te plaît, je ne supporterais pas que tu partes...

La fin de ma phrase se perdit presque dans ma gorge tant elle me blessait. C'était une solution stupide car j'allais avoir des difficultés à lui payer un bout d'appartement. Robynne ne connaissait pas le montant de mon salaire de surveillant, alors j'espérais pouvoir lui faire croire que cela suffirait. En réalité, cette solution impliquait que je prenne un second job. Tout ce que j'espérais, c'était qu'il tenait plus à rester à mes côtés qu'à mon argent.
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MessageSujet: Re: Reste. [PV : Robynne ♥] Dim 31 Mar - 0:28

- Tu plaisantes n'est-ce pas ? Me coupa-t-il. Tu crois vraiment que je vais te laisser partir loin de moi pour ça ? Nous trouverons une solution. Je parlerais à ton frère.

Je le regardais et finis par sourire légèrement. Il pourrait dire ce qu’il veut à mon frère, il ne l’écouterait pas. C’était un garçon égoïste qui faisait toujours ce qui lui semblait à lui le mieux alors Luce pouvait bien lui dire qu’il ne causait que des ennuis ou autre cela ne ferait qu’intensifier ses actions. Je savais que bientôt il allait se pointer à nouveau devant chez moi si je ne partais pas et il ne cesserait que quand j’aurais accepté de le revoir.

J’avais conscience d’être égoïste en un sens mais mon frère m’avait abandonné comme mes parents à une époque. Je ne pouvais pas lui pardonner. Quand on est un adolescent on se sent perdu lorsque l’on se retrouve seul. J’avais appris à vivre avec mon frère et il m’avait délaissé juste parce qu’il trouvait plus confortable une vie de famille et même lorsque je m’étais retrouver seul il n’avait pas changé d’avis. Je ne pouvais pas pardonner tout cela…j’en étais navré parce que cela brisait un peu nôtre couple mais…je ne pouvais pas…

- Tu ne ferais qu’envenimer la situation si tu lui parle Luce, soupirais-je finalement. Et désolé si pour toi ce n’est rien mais pour moi c’est ma vie. Je ne veux pas revoir mon frère.

Je n’avais pas aimé le « pour ça ». Il ne comprenait pas que c’était important pour moi…d’accord j’étais égoïste et il était normal qu’il le prenne aussi mal mais…c’était blessant et j’en avais vraiment mare de me sentir blesser. Je voulais juste que nous passions une bonne journée ensemble. Et je voulais qu’il ne m’aime juste pas que nous nous prenions la tête. Pourquoi gâché le dernier moment à passer ensemble ?

Dernier…ce mot m’arrachait le cœur à chaque fois et je me sentais défaillir. Alors pour me changer les idées et vraiment faire en sorte que Luce pense aussi à autre chose je taquinais doucement sa nuque, taquin, avant de venir l’embrasser doucement sans brusquerie. Je frissonnais de plaisir lorsqu’il répondit à mon baiser : au moins les choses ne semblaient pas fichues totalement entre nous.

- Je t’aime tellement. Finis-je par dire. Je suis désolé de…pour tout. Si j’avais sus j’aurais évité d’être si proche de toi pour que ce ne soit pas si dur aujourd’hui…
- Je t'aime aussi Robynne... Pardonne-moi d'avoir douté de toi, je ne savais pas du tout à quoi m'attendre. Et arrête de t'excuser pour des choses idiotes enfin, nous allons trouver une solution. Tu ne m'échapperas pas.

Je souris vaguement et caressait tendrement sa joue. Moi aussi je pensais trouver une solution il y’a quelque jours. Mais mes espoirs avait été bien vain et je ne voulais pas encore espérer et être dessus alors j’embrassais amoureusement Luce mais cependant ne pus retenir ensuite une larme sur ma joue. Bien sûr que non il n’y avait pas de solution c’était une évidence pour moi.

- J’ai cherché toute les solutions possible Luce, soupirais-je en passant ma main dans mes cheveux. Tu ne crois pas que j’ai tout fait pour rester prêt de toi ? Je n’ai pas envie non plus de t’échapper.

Je voulais que les choses soit autrement. Etre ailleurs avec lui peut être dans un monde inébranlable ou mes rêves de vie avec lui ne seraient pas froidement anéantis. Je voulais tout de lui encore et encore et non le perdre. Je soupirais encore une fois en sentant à nouveau des larmes montés à mes yeux. Il fallait que je me change les idées.

L’idée de passé encore un bon moment avec lui fut l’occupation qui me permit d’éviter d’encore pleurer stupidement. Pleurer ne changerait rien et gâcherais nôtre dernier moment à passer ensemble. Je voulais faire de ce jour un autre jour rempli de bonheur même si la fin serait déchirante je voulais que nous soyons encore proche une dernière fois.

- Passons une dernière bonne journée ensemble tu veux ?

Si il ne parla pas ses mains oui. Je reçus un coup de poing sur l’épaule en fronçant aussitôt les sourcils. Je n’aimais pas du tout sa réaction. Etais-ce affreux de demander cela ? J’avais peur de le perdre et cela me faisait mal mais me plaindre ne ferait que gâcher ce temps précieux, ne pouvait-il comprendre mon point de vue ? Je voulais simplement enfermés encore une fois son amour dans ma tête pour pouvoir encore et encore me le remémorer jusqu’à la fin des temps. Je détournais donc le regard en serrant les poings à sa réaction.

- Non mais tu plaisantes ?! Comment je pourrais passer une bonne journée qui se clôturerait par perdre celui que j'aime plus que tout au monde ?!

Je serais encore un peu plus mes mains…je savais qu’il avait raison…mais quoi ? Devons-nous juste nous disputer ? Il voulait que nôtre dernier jour se résume à cela ? Je savais que je perdrais aussi la personne que j’aime le plus au monde mais je voulais profiter de lui et non regretter toute ma vie que cette dernière journée ce soit dérouler dans de pareille conditions.

Je soupirais bruyamment et passais ma main dans mes cheveux. Je comprenais cependant son point de vue…il était douloureux de se dire de passer une bonne journée, ce dire je t’aime, peut-être faire l’amour ou être simplement proche tous les deux puis finalement se dire à dieu. Cela serait mon cœur douloureusement en me coupant le souffle mais je préférais la tristesse aux regrets de quitter celui que j’aime dans une dispute qui me briserait juste un peu plus car je penserais qu’il me détestait…

- Tu me perdras jamais, finis-je par murmurer doucement. Je serais toujours à toi, peu importe le temps et l’endroit où nous sommes.

J’étais sincère même si je ne le regardais pas trop conscient qu’affronter ses yeux alors que les miens s’embuait n’était pas une bonne idée pour retenir mes larmes. Je lui tournais un instant le dos pour inspirer une grande fois pour me calmer. Je l’aimais à la folie, à un point de non-retour qui me permettait d’affirmer sans doute dans ma voie que je l’aimerais encore des années même si nous n’étions plus ensemble. Il avait été le premier à faire battre mon cœur et sans aucun doute il serait le seul encore des années.

Mais coupant ma tristesse il me saisit par le col me surprenant un peu en m’attirant vers lui. J’aurais pu résister mais je me laissais faire docile alors que me surprenant il plaquait ses lèvres sur les miennes. Il était un peu brusque et possessif ce qui me surprenait mais calmement je posais mes mains sur son torse et fermait les yeux en participant à se baiser. Mais trop vite à mon goût il s’éloigna en se recroquevillant sur lui-même. Je soupirais en le voyant ainsi et me rapprochait de lui pour passer mon bras autour de sa taille avec délicatesse.

- Tu es un idiot. Si tu crois que je vais te laisser partir tu te mets le doigt dans l'œil, marmonna-t-il. Je suppose que parler à ton frère ne serait pas très utile après tout, il nous faut une meilleure idée...
- J’y ai déjà réfléchis Luce, soupirais-je en laissant choir ma tête en arrière laissant le rayon chaud du soleil caresser ma peau. J’ai cherché toute les solutions possible il n’y en a pas…

Et j’en étais le plus navré. Je blessais Luce et je me blessais moi-même. C’était douloureux à un point inimaginable. L’amour faisait ressentir des émotions douces et chaleureuses mais elle rendait aussi la vie beaucoup plus cruelle parfois. Je soupirais encore une fois. Je haïssais définitivement mon frère, il fichait toujours tout en l’air.

- Robynne si tu veux je peux t'aider à payer un autre appartement si tu n'as pas les moyens de le faire seul. Après tout c'est de ma faute si ton frère te harcèle, c'est la moindre des choses. Ne refuse pas s'il te plaît, je ne supporterais pas que tu partes...

Je regardais Luce en arquant un sourcil. Il déraillait. Avec quel argent il voulait m’aider à avoir un appartement ? Certes je comprenais qu’il veuille que je reste vers lui et cela me rendait incroyablement heureux au fond mais je n’étais pas idiot. Il ne gagnait certainement pas assez avec son salaire de surveillant pour payer son logement et le mien. C’était donc hors de questions, jamais je ne serais un poids pour lui.

J’hochais la tête négativement en l’attirant tout de même un peu contre moi pour qu’il ne le prenne pas mal. Je ne voulais pas qu’il pense que je ne tenais pas à rester puisque ce n’était absolument pas le cas mais jamais je ne compliquerais sa vie.

- Je suis désolé Luce mais je n’accepterais jamais ça, soufflais-je doucement en regardant un point fixe devant moi. Tu n’as pas plus les moyens que moi, cela deviendra alors l’enfer pour toi, je ne le permettrais pas.

Doucement je le regardais et passais ma main dans ses cheveux en souriant légèrement amoureusement. Même ce simple petit geste me comblait de bonheur. Je l’aimais à en perdre la raison et le souffle. Cela me détruisait aussi…je détournais donc le regard en sentant qu’à nouveau j’allais craquer. Je retirais mon bras autour de sa taille et m’éloignais un peu sur le banc. Il fallait que je me reprenne.

- S’il te plaît…passons juste un bon moment Luce…, murmurais-je. Ne gâchons pas le temps qu’ils nous restent.

Je n’osais pas le regard tellement je me sentais effondré mais ma voie à peine audible devait en témoigner bien plus que mon regard. Je soupirais encore une fois en m’avachissant un peu et en regardant le ciel bleuté au-dessus de nous. Je serais les dents. C’était trop douloureux. Un peu furieux je finissais par me redresser légèrement et venir coller violemment mes lèvres sur les siennes alors que quelques larmes s’échappaient de mes yeux. Au fond j’en voulais à Luce d’avoir joint mon frère…parce que cela gâchait tout alors j’étais un peu brusque mais pour autant mes doigts caressant sa peau était extrêmement doux. Je voulais simplement que nous soyons heureux tous les deux…c’était mon seul souhait…

Je m’écartais gêné par mon comportement et séchait mes larmes du revers de la main. Je le regardais un peu et murmurais un vague désolé du bout des lèvres tandis que j’étais conscient que j’avais été bien trop abrupt avec lui.

- J’ai faim, dis-je finalement pour changer de conversation. Tu veux qu’on aille manger quelque part ?

J’essayais d’être naturel mais maintenant…tout semblait définitivement briser en moi. C’était fichu. Tout était fichu. Ma vie entière allait perdre de son sens…
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MessageSujet: Re: Reste. [PV : Robynne ♥] Dim 31 Mar - 16:34

Robynne m'avait mis hors de moi un instant en me demandant de passer une dernière bonne journée ensemble. C'était dit sur le même ton que "tu veux aller manger une glace ?". Comment. Comment pouvait-il penser que j'étais capable de faire abstraction du fait que j'allais le perdre ? C'était impossible. Je n'avais même pas envie d'essayer. Je lui envoyais un coup de poing dans l'épaule, très énervé par sa demande.

Il me regarda en fronçant les sourcils, et je lui répondis par le même regard. S'il pensait que j'allais gentiment répondre à sa demande il se mettait le doigt dans l'oeil. Je préférais passer la journée à chercher une solution pour qu'il reste à mes côtés. Même si à la fin je ne trouvais rien, au moins j'aurais tout essayer pour le garder. Il détourna ensuite le regard en serrant les poings alors que je lui exprimais mon mécontentement. Robynne se mit à soupirer bruyamment. Je me doutais que ma réaction ne lui plaisait pas, mais je n'aimais pas davantage qu'il ne la comprenne pas.

- Tu me perdras jamais. Je serais toujours à toi, peu importe le temps et l’endroit où nous sommes.

Je cessais immédiatement de lui jeter un regard noir. Mon coeur avait douloureusement bondi dans ma poitrine. C'était ce qu'il ressentait..? Il me tourna le dos alors que les mots se perdaient dans ma gorge. J'étais.. heureux ? Véritablement oui, ses paroles m'allaient droit au coeur. Savoir que même s'il partait il serait toujours amoureux de moi... C'était un réconfort certain, car mes sentiments étaient similaires.

Mais je ne pus m'empêcher qu'il finirait par vouloir m'oublier et me remplacer par quelqu'un d'autre. Il allait vouloir refaire sa vie quand il aurait presque oublier mon visage. Je le saisis alors par le col pour l'embrasser assez brutalement. Il était à moi et je voulais qu'il le reste éternellement, mais à mes côtés... Je ne supportais pas de le perdre. Si j'avais été suffisamment fort physiquement, je crois que je l'aurais retenu de force. Je perdais la tête. Il participa au baiser en me rassurer, mais bien vite je me recroquevillais sur moi-même pour réfléchir activement.

- Tu es un idiot. Si tu crois que je vais te laisser partir tu te mets le doigt dans l'œil. Je suppose que parler à ton frère ne serait pas très utile après tout, il nous faut une meilleure idée...
- J’y ai déjà réfléchis Luce. J’ai cherché toute les solutions possible il n’y en a pas…
- Me prend pas pour un idiot, t'as pas forcément pensé à tout.

Je lui jetais un regard furieux. Il m'énervait à penser qu'il avait déjà envisager toutes les options possibles. Comme si j'étais plus idiots que lui, je pouvais très bien penser à une chose qui ne lui était pas venue à l'esprit. Par exemple nous pouvions tenter une relation à distance, non..? Je supposais que ça il l'avait déjà envisagé. Je grognais légèrement en pensant que de toute façon il aurait encore une chose à me rétorquer si je lui présentais cette idée.

Je lui proposais alors une idée plus crédible. Je lui suggérais de l'aider à payer un autre appartement. Cela serait difficile pour moi et nous risquions de nous voir encore moins, mais c'était bien mieux que de rompre avec lui. Il allait me falloir un autre travail, mais peu importait tant que je pouvais rester à ses côtés.

Cependant Robynne n'était pas convaincu par mon idée de tout évidence. Il me regarda en arquant un sourcil. Apparemment il n'avait pas envisagé cette option, mais elle ne lui plaisait pas. Comme pour confirmer mes soupçons, il secoua la tête en signe de négation. Je baissais les yeux en serrant les poings. Pourquoi devait-il être un idiot borné à ce point ? Il me serra tout de même un peu contre lui. Je le connaissais, je savais qu'il était comme ça. Mais il ne comprenait pas combien je me fichais de devoir bosser davantage si c'était pour le garder près de moi.

- Je suis désolé Luce mais je n’accepterais jamais ça. Tu n’as pas plus les moyens que moi, cela deviendra alors l’enfer pour toi, je ne le permettrais pas.

Il passa sa main dans mes cheveux en me souriant tant bien que mal. Moi je n'y arrivais pas : mes yeux se remplissaient déjà de larmes. Il s'éloigna de moi sur le banc, mais bien vite je le rattrapais cependant. Je ne voulais pas être loin de lui.

Je me blottis dans ses bras, tremblotant. Il refusait. Il refuserait tout de toute manière. Mes mains serrèrent douloureusement son T-shirt alors que mes larmes tombaient dessus. Je ne parvenais plus à me retenir de pleurer, j'étais totalement dévasté par son refus. J'avais l'impression que mon monde entier s'effondrait, s'effritait à une telle vitesse que mon bonheur ne semblait avoir été qu'illusoire. Je murmurais en sanglotant :

- Je te déteste... Pourquoi faut-il que tu refuses..? Tu ne comprends pas que l'enfer ce serait de te perdre ? je me fiche de bosser plus... Je t'aime bordel...

J'étais très contradictoire, entre le détester et l'aimer. Mais je supposais que je détestait surtout de le perdre plus que lui-même. Je voulais le blesser pour le retenir ? C'était totalement immature, mais j'aurais voulu qu'il me dise combien il était désolé et qu'il n'essaierait plus de partir loin de moi. Je voulais qu'il reste, c'était ce que je désirais plus que tout.

- S’il te plaît…passons juste un bon moment Luce… Ne gâchons pas le temps qu’ils nous restent.

Tout me semblait soudainement sombre autour de moi. L'espoir commençait à me quitter. Le seul moyen que nous avions était qu'il accepte de voir son frère, ou qu'il accepte mon argent. Mais je savais qu'aucun des deux n'obtiendrait une réponse positive. Alors c'était ça : à la fin de la journée, j'allais perdre celui que j'aimais le plus au monde. J'avais la consolation de pouvoir l'aimer encore même si nous n'étions plus ensemble. Je me raccrochais à ce que je pouvais. Jamais mes sentiments ne pourraient se diriger vers qui que ce soit d'autre : Robynne était le seul à faire battre mon coeur, et ce dernier lui appartiendrait pour l'éternité.

Robynne semblait tout aussi effondré que moi. Il était détruit, tout comme je l'étais. Pourquoi les choses devaient-elles se dérouler ainsi ? Pourquoi notre bonheur devait-il être si cruellement anéanti ? Je séchais mes larmes et me redressais un peu. Mais je ne voulais pas lui faire encore plus de mal qu'il n'en avait déjà. Ainsi je m'en voulais beaucoup d'avoir dit que je le détestais.

- Je... tu as raison. Ne gâchons pas ça. Je suis désolé pour ce que je t'ai dit, tu sais bien que je ne le pensais pas... Tout ce que je ressens pour toi c'est un amour profond et innommable.

Robynne qui s'était écarté de moi se rapprocha et plaqua violemment ses lèvres sur les miennes. Je fus un peu choqué de sa brutalité. Son baiser avait un goût... de rancoeur..? Je l'acceptais malgré tout. C'était de ma faute après tout : si je ne m'étais pas mêlé de sa vie auparavant, il n'aurait pas à partir loin de moi. Le karma est parfois cruel. Je sentis le goût salé d'une de ses larmes venir se mêler à notre baiser, accroissant ma culpabilité.

En contraste, ses doigts me caressaient avec une tendresse incroyable. Finalement il me disait bien la même chose que j'avais pu lui dire juste avant : "Luce, je t'aime et te déteste". Il rompit finalement le baiser, me laissant un peu hagard et blessé. Il sécha ses larmes et s'écarta de moi, encore une fois. Il me murmura des excuses auxquelles je hochais la tête. Je n'avais pas été plus tendre que lui, alors je ne pouvais pas lui en vouloir.

- J’ai faim. Tu veux qu’on aille manger quelque part ?

Moi je n'avais pas faim du tout, et je doutais sincèrement que ce soit le cas de Robynne. Mon estomac était totalement noué, bien incapable d'éprouver la moindre faim. Mais Robynne avait raison : nous ne pouvions rien faire, et nous nous aimions tellement... Notre meilleur option était de passer une dernière journée ensemble en tentant d'en profiter dans la mesure du possible. Puis de se dire au revoir correctement.

Je pris alors mon sac en bandoulière sur mes genoux et en sortis ce que j'avais préparé. Ca n'allait vraiment pas être bon, mais vu l'appétit que j'avais... Je souris douloureusement en me rappelant combien j'avais été enthousiaste en les préparant et toute la bonne humeur qu'ils contenaient. Ca me donnait envie de vomir de comprendre à quel point j'avais été dans le faux ce matin.

- Si tu veux j'ai préparé quelques trucs, mais c'est probablement dégoûtant. On peut aller s'acheter autre chose, ce serait une meilleure idée je suppose.

Je ne savais plus comment réagir. En fait je faisais même n'importe quoi. Je fermais finalement le sac sans rien en sortir pour aller le poser contre une poubelle. C'était mon sac favori mais désormais je le détestais : il me rappelerait immanquablement cette journée si douloureuse et insoutenable. D'ailleurs je savais déjà que dès le lendemain j'allais mettre ces vêtements dans un conteneur car je serais bien incapable de les porter de nouveau.

Ce que j'avais préparé et mon intention de départ étaient tant en décalage avec l'ambiance actuelle qu'y repenser me dégoûtait. Je préférais que tout soit emmené aux ordures. Je repartis alors vers Robynne sur le banc en lui tendant la main, un sourire forcé sur les lèvres et le regard totalement vide. Je ne savais plus comment gérer mes émotions.

- Allons-y alors, tu veux manger quelque part en particulier ?

Passer une bonne journée était totalement impossible. Soit j'avais l'impression que mon esprit avait quitté mon corps, comme si la situation était si insoutenable qu'il voulait s'en tenir loin, auquel cas je n'étais plus moi-même, je ne parvenais plus à être un peu naturel. Ou alors j'étais vraiment naturel, mon esprit bien dans mon corps, et j'avais envie de m'effondrer tant le poids de la perte de Robynne m'achevait.

Je marchais ensuite aux côtés de Robynne car je supposais qu'il m'avait suivi. Je ne savais pas trop si je devais lui tenir la main ou non, mais au final je ne pus m'en empêcher. J'entrelaçais possessivement nos doigts, désireux de ne jamais le voir partir. Si seulement je pouvais le retenir, même de force...

Je réfléchissais alors à la situation que nous allions affronter. Que pouvions-nous bien faire ? Il était forcé de partir, et moi je n'avais pas les moyens de le suivre. Trouver un emploi quand on n'étudie plus, c'était vraiment la galère. Il fallait d'abord que j'économise, mais combien de temps ? Cela risquait de nous séparer un certain temps. Mais pourquoi pas après tout ? Je me tournais alors vers Robynne pour venir déposer un doux baiser sur ses lèvres en me plaçant devant lui pour qu'il cesse d'avancer.

[color=green]- Dis, on pourrait vivre une relation à distance le temps que je vienne te rejoindre, non ? C'est notre meilleure solution je suppose...[/color

Je ne voyais pas trop ce qu'il pourrait avoir à redire à cela, ainsi j'avais bon espoir qu'il accepte. Cela faisait un compromis plutôt mauvais, mais c'était ce que nous avions de mieux.
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MessageSujet: Re: Reste. [PV : Robynne ♥] Lun 1 Avr - 13:43

- Je suis désolé Luce mais je n’accepterais jamais ça. Tu n’as pas plus les moyens que moi, cela deviendra alors l’enfer pour toi, je ne le permettrais pas.

Ce n’était pas que je ne voulais pas rester près de lui c’était juste que je voulais le protéger. Il finirait rapidement mort de fatigue entre deux boulots et peu de temps pour lui. Il n’avait pas besoin de se gâcher ainsi la vie pour moi, certes j’étais heureux qu’il était prêt à gâcher ainsi sa vie pour moi mais je ne pouvais en nier que tout cela impliquerait bien trop d’inconvénient pour lui. Je le voulais en parfaite santé et dans la meilleure des vies possibles pas malheureux, malade ou dans une vie où il n’aurait plus une seconde pour lui.

Je m’éloignais un peu cependant nerveux. Je savais qu’il allait finir par me dire qu’il me détestait…mais me surprenant Luce se rapprocha aussitôt de mot…tremblotant. Je me mordis violemment la lèvre peinée. Je ne voulais tellement pas le blesser…je voulais simplement qu’il soit heureux pas qu’il soit ainsi aussi peiné. Je me sentis réellement faible et mal. Ses mains serrèrent mon T-shirt et je n’osais même pas le toucher de crainte de le blesser juste encore plus. Je le laissais juste pleurer contre moi en me crispant réellement de douleur…je ne pouvais absolument pas supporter tout cela…cela me brisait.

- Je te déteste... Pourquoi faut-il que tu refuses..? Tu ne comprends pas que l'enfer ce serait de te perdre ? Je me fiche de bosser plus... Je t'aime bordel...

Je me mordais encore plus violemment alors que le sang envahis un peu ma bouche en me surprenant. Je me détestais tellement…je comprenais son sentiment de haine envers moi. Je savais que j’étais égoïste et que les choses pour Luce devaient probablement être aussi horribles que pour moi.

- Pardon…, murmurais-je faiblement. Mais je ne veux pas devenir un poids pour toi. Tu m’hérite mieux Luce…

Toujours je n’osais pas le toucher comme si c’était la dernière chose à faire. « Je te déteste ». Ces mots restaient gravés en moi et me rendait fou. Je souffrais silencieusement au point d’en perdre la raison. Bien sûr j’avais su dès le départ qu’il ne le prendrait pas bien mais entendre ces mots étaient bien plus dur que je ne l’avais crus. Je ne le supportais même pas. Comment de toute façon apprécier que la personne, que l’on chérie au point de la perdre pour son bien, nous dise qu’elle nous déteste.

Finalement about de je le suppliais de passer une dernière journée agréable ensemble. Passer du bon temps, profiter simplement du soleil, nous aimer encore follement quelques heures. Je voulais oublier un instant qu’il me détestait…juste un instant faire comme si de rien n’était et passer juste quelques heures encore comme si nous étions ce couple si amoureux que nous avions été durant des semaines.

- Je... tu as raison. Ne gâchons pas ça. Je suis désolé pour ce que je t'ai dit, tu sais bien que je ne le pensais pas... Tout ce que je ressens pour toi c'est un amour profond et innommable.
- Tu peux me détester, lui dis-je simplement en un vague sourire. Je comprendrais. Enfin je te remercie.

Je passais ma main dans ses cheveux en essayant d’un peu calmer mon cœur si douloureux. J’étais tout de même heureux qu’il me dise qu’il m’aimait autant, cela me rassurait et me faisait espérer qu’un jour il me pardonnerait même si j’en doutais un peu. Une séparation après un amour si chaud et doux ne pouvait pas être pardonné ni oublier. Il restait comme une brûlure nette sur la peau.

Puis finalement je me mis à penser que moi aussi je le détestais un peu. C’était aussi de sa faute si nous étions obligés de nous séparer, c’était lui qui avait voulu parler à mon frère en pensant bien faire. Je l’embrassais alors violemment pour mélanger mon amour incommensurable et ma colère à l’idée de le perdre. Je ne voulais cependant pas le blesser alors mes mains elles compensèrent ma violence tandis que je ne finissais par plus contrôler mes larmes qui se répondait sur ma joue. Je me forçais à m’éloigner rapidement alors, m’excusant et séchant mes larmes. Je réagissais idiotement.

- J’ai faim, finis-je par dire pour changer de conversation. Tu veux qu’on aille manger quelque part ?

Je regardais Luce un moment tandis qu’il s’agitait. A vrais dire je n’avais absolument pas faim mais je n’avais trouvé que cela pour changer l’atmosphère qui me pesait temps mais j’allais me retrouver bien idée une fois devant quelque chose à manger et incapable de l’avaler. Je soupirais un peu avant de me rendre compte que Luce sortait de son sac quelque chose en me faisant froncer les sourcils intrigués : qu’est-ce que c’était ?

Ma réponse muette eu pour seul réponse le sourire blessé de Luce. Instinctivement je venais prendre sa main blessé par ce sourire empreint de douleur…je voulais un sourire doux et heureux pas ça…

- Si tu veux j'ai préparé quelques trucs, mais c'est probablement dégoûtant. On peut aller s'acheter autre chose, ce serait une meilleure idée je suppose.

J’ouvris la bouche étonné. Il m’avait préparé quelque chose ? A mon attention ? Sûrement avait-il dû se lever tôt ce matin afin de le préparer. Je refermais la bouche en détournant le regard encore plus mal. J’avais tout gâché. Je relâchais un peu sa main mal à l’aise, il avait dû faire des efforts pour moi et être content en prévision de cette journée mais maintenant il devait réellement dessus.

Cependant je ne pouvais nier être ravis de son attention mais alors que j’allais lui dire que je voulais manger ce qu’il avait fait il me prit de cour en rangeant prestement ce qu’il avait sortis de son sac et en allant poser celui-ci prêt d’une poubelle en me laissant scotcher. Il n’était pas sérieux ? C’était son sac préfère de plus. Il revint vers moi en me tendant sa main tandis que je le regardais encore éberlués. Qu’est ce qui lui prenait ?

- Allons-y alors, tu veux manger quelque part en particulier ?

Je le regardais encore incrédule. Il était sérieux ? Il pensait réellement que j’allais accepter ca ? Simplement je me redressais et allez récupérer son sac. Il était déjà partit quand je retournais au banc et finissait par lui courir après pour marcher à sa hauteur. Rapidement je me plaçais devant lui et l’empêchais de continuer d’avancer. Je l’embrassais doucement et le forçais ensuite à me regard.

J’essayais de sourire vaguement mais même si j’étais encore blessé par son « je te déteste » je souriais réellement avec sincérité.

- Je veux manger ce que tu as cuisiné, fis-je doucement en caressant sa nuque du bout des doigts. Je ne mangerais rien d’autre que ça.

Doucement alors que nous marchions tout de même dans l’idée de trouver un coin plus tranquille pour ma part. Luce prit ma main en me faisant sourire au début puis juste en me crispant. Il souriait de manière si faussé que cela rendait toute possibilité de me sentir bien totalement impossible.

Je soupirais un peu mais entrelaçais nos doigts. Je voulais profiter de lui jusqu’au bout et dans les moindres détails de ce qu’il était. Je voulais m’emprunter de son odeur, de la douceur de sa peau, le regarder longuement pour graver le moindre de ses traits dans ma tête…jamais je ne pourrais l’oublier mais j’avais peur…que le temps n’efface ses sentiments. Nous ne pourrions pas nous voir longtemps et même si nous nous promettions une certaine fidélité en choisissant de rester ensemble je doutais qu’il ne finisse pas par se dire que cette situation n’avait rien de bien pour lui et qu’il trouve une meilleure situation avec quelqu’un d’autre…

Alors je l’imaginais dans les bras d’un autre et mon cœur se serra un peu plus…je ne le supporterais certainement pas mais c’était peut-être ce que je pouvais lui souhaiter de meilleur pour son bonheur. Moi j’étais visiblement incapable d’être près de lui et de le rendre heureux comme en témoignant son sourire forcé. Me tirant de mes pensées un peu sombre Luce me surprit en s’arrêtant brusquement devant moi à son tour, docile je me stoppais donc en posant mes yeux dans les siens curieux de savoir ce qu’il se passait. Ses lèvres se posèrent sur les miennes et je passais naturellement mon bras sur sa taille pour blottir son corps contre le mien.

- Dis, on pourrait vivre une relation à distance le temps que je vienne te rejoindre, non ? C'est notre meilleure solution je suppose...
- Je veux bien essayer, approuvais-je en replaçant distraitement une mèche de ses cheveux. Mais si la situation est trop pesante pour toi je comprendrais, d’accord ?

Je ne voulais pas que tout cela lui pèse plus que ne le rende heureux alors même si j’étais ravis de sa proposition et qu’il veuille essayer une relation à distance je ne le forcerais pas à continuer à m’aimer si c’était trop difficile pour lui.

Doucement je tirais sa main et l’entraînait derrière moi dans une partie déserte du parc. Souriant je m’asseyais par terre simplement sans me soucier de la terre ou quelque chose dans le genre, je m’en fichais pas mal. Je rouvris le sac à Luce pour en sortir le contenu. Cela sentait plutôt bon et même si je n’avais pas vraiment faim je voulais réellement goûter ce que Luce avait préparé spécialement pour moi alors après un moment je choisissais des boules de riz totalement fan de tous ce qui pouvait avoir un rapport quelconque avec le japon.

Je le mis en bouche doucement et fut étonnamment surpris. Contrairement à ce que disais Luce ce n’était pas mauvais du tout. Je n’étais pas bon cuisiner, enfin du moins je ne savais faire que les choses les plus basiques alors pour moi quelqu’un capable de faire ça était un dieu. J’en mangeais encore un peu et finissais par sourire à Luce.

- Parfois tu dis vraiment n’importe quoi hein, fis-je en lui balançant un léger coup. C’est vraiment très bon et tu as intérêt à encore cuisiner po…

Je ne terminais pas ma phrase…conscient que c’était un peu comme si je faisais à nouveau une promesse d’avenir intenable. Je m’allongeais alors sur le sol en regardant simplement le ciel bleu au-dessus de nous. Passer une journée normale allait être impossible. Je mettais finalement sur le côté en fermant les yeux. Je me sentais soudainement épuisé. Je dormais peu depuis plusieurs soirs trop tracassé et là maintenant j’avais l’impression que toute la pression me tombait encore plus dessus en me rendant totalement amorphe. Je soupirais bruyamment en gardant les yeux fermés n’osant même plus me tourner vers Luce.

- Je devrais rentrer, soufflais-je calmement. Je ne pense pas que nous puissions réellement passer une journée agréable…on est tous les deux trop…bouleversé je suppose.

Je me redressais un peu et venait délicatement embrasser Luce d’un petit baiser doux avant de le faire basculer en arrière en me retrouvant à califourchon au-dessus de lui. Je penchais et l’embrassais à nouveau en glissant sans brusquerie ma langue dans sa bouche. Je voulais tout ressentir une dernière fois.

Je profitais ainsi de lui un peu caressant son corps du bout des doigts et frottant délicatement sa langue de la mienne avec délice. Mon cœur battait à tout rompre comme à chaque fois que j’étais ainsi aussi proche de lui. Il était le seul à me faire ressentir tout cela. Mais à contre cœur je dû m’éloigner trop conscient que ça allait être l’une des dernières fois ou peut-être même la dernière fois.

- Je ne sais pas si je dois te dire or voir ou à dieu, murmurais-je maladroitement en sentant un peu les larmes embués mes yeux.

Rapidement je me détournais mal à l’aise et frottait mes yeux afin que cela ne coule pas puis me redressait finalement sur mes deux pieds. Je devais partir…
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MessageSujet: Re: Reste. [PV : Robynne ♥] Lun 1 Avr - 16:33

- Tu peux me détester. Je comprendrais. Enfin je te remercie.

Je ne pus pas vraiment répondre quoi que ce soit. L'amour et la haine n'étaient pas incompatibles, et je le détestais profondément pour ne penser qu'à lui-même. Ou pour penser trop à moi..? Je ne savais pas exactement quel était le problème, mais je détestais qu'il ne fasse pas comme j'en avais envie et comme j'en étais capable. Il me sous-estimait, et je détestais cela. Cependant mon amour pour lui était toujours aussi brûlant et fulgurant. Impossible de ne pas le lui dire.

Il m'embrassa finalement d'une manière qui me montrait bien l'ambivalence de ses sentiments à mon égard. Si je les avais formulés oralement, lui me les démontrais physiquement. Il m'aimait et me haïssait. Et pourtant, je savais que notre amour n'en souffrait pas. Ses réactions étaient dénuées de logique, mais c'était bien normal dans les conditions actuelles. Il me dit alors avoir faim, alors je sortis machinalement ce que j'avais préparé pour ce midi. J'eus un sourire blessé en repensant à mon enthousiasme, et je sentis la main de Robynne sur la mienne, son regard inquiet posé sur moi. Je lui souris plus sincèrement, adorant son attention, avant de redevenir visiblement triste. A quoi bon être gentil avec moi si il m'abandonnait ce soir ?

Je lui expliquais alors que j'avais préparé ces infamies. En temps normal, cela aurait été drôle de le voir les manger et se rendre compte que je suis mauvais cuisinier. Nous aurions dû beaucoup rire, mais là tout me semblait si décalé. Robynne me regardait la bouche ouverte, très étonné. Peut-être n'aurais-je même pas dû en parler, mais en un sens je voulais qu'il culpabilise de me blesser. De toute façon il me détestait, alors que risquais-je à utiliser des méthodes basses pour le garder près de moi ?

Mais l'effet ne fut pas trop celui attendu. Il lâcha ma main, visiblement mal à l'aise. En un sens si, je voulais qu'il se sente mal. Je voulais qu'il souffre de m'imaginer enthousiaste et qu'il sente qu'il n'avait pas le droit de me quitter. Je soupirais en prenant ma tête entre mes mains. Je déraillais totalement. Je n'étais pas plus important que sa famille, j'étais ridicule de vouloir cela.

J'étais un abruti à vouloir le faire souffrir ainsi. Mon comportement de gamin n'allait pas le faire rester à mes côtés, je risquais même qu'il me haïsse à vrai dire. Je voulais juste qu'il m'aime : c'était une maigre consolation, mais cela restait mieux que rien. La chose la plus intelligente à faire était celle-ci : je partis poser mon sac contre la poubelle. Je ne voulais plus voir tout ceci, ça n'avait rien à faire dans l'ambiance morose de notre dernière rencontre.

Je l'invitais alors à chercher un endroit pour manger quelque chose s'il avait faim. Je me commanderais un soda éventuellement. Robynne me rejoint finalement alors que je marchais déjà. Il se posta devant moi, me faisant m'arrêter. Il avait mon sac sur l'épaule. Il déposa un baiser sur mes lèvres, me faisant frissonner. Son sourire était douloureux, mais sincère.

- Je veux manger ce que tu as cuisiné. Je ne mangerais rien d’autre que ça.

Je ne savais pas comment réagir. Je n'aimais pas ça, j'aurais préféré qu'il jette mon sac à la poubelle plutôt que de le ramener. Je détestais repenser à mon enthousiasme si ridicule de ce matin. Je me contentais alors de hausser les épaules en détournant le regard. Il pouvait bien faire ce qu'il voulait, mais cela me serrait terriblement le coeur. Nous nous tenions la main, mais tout semblait tellement... faux. Je ne pouvais pas être heureux en sachant que c'était la dernière fois, et je doutais que Robynne en soit davantage capable.

Nous étions silencieux. Très silencieux même. A quoi songeait Robynne ? A ce que sa vie allait être sans moi ? en était-il satisfait ? Avait-il des rêves d'avenir ? Après tout j'étais probablement nul au lit par rapport à ses autres conquêtes. Il allait tomber amoureux de quelqu'un d'autre et je ne serais plus qu'une ombre de son passé. Je serrais ma main sur la sienne, crispé. Je déraillais : je savais que Robynne m'aimait et qu'il n'avait pas trop le choix. Nous avions un semblant de solution. Je me plaçais alors devant lui et il s'arrêta, attendant d'entendre ce que j'avais à dire. Je l'embrassais alors et il attira mon corps contre le sien. C'était idiot mais j'avais réellement envie de lui.

- Dis, on pourrait vivre une relation à distance le temps que je vienne te rejoindre, non ? C'est notre meilleure solution je suppose...
- Je veux bien essayer. Mais si la situation est trop pesante pour toi je comprendrais, d’accord ?

J'hochais la tête en signe d'affirmation. Cela soulageait un peu mon coeur qu'il accepte cette alternative. Peut-être que cela ne fonctionnerait pas, mais j'aurais détesté ne pas au moins essayer. Et je savais d'avance que cela ne serait pas trop difficile pour moi. Je pouvais supporter bien des choses pour le garder, la distance en faisait partie.

Il prit alors ma main pour m'attirer dans un endroit que je ne connaissais pas de ce parc. Une fois sur place, je me rendis compte que nous étions seuls et plutôt à l'abri des regards. C'était en effet moins gênant que d'avoir des larmes coulant sur mes joues en public. Robynne s'assit au sol et je l'y rejoins. Il avait toujours mon sac avec lui, et finalement il me fit sourire doucement. J'étais un peu moins amer maintenant que je savais que nous n'étions pas en train de rompre.

Il ouvrit alors mon sac pour regarder ce qu'il y avait à l'intérieur. A ma grande surprise, il saisit une "boule" de riz. C'était probablement la chose à l'aspect le plus immangeable qui se trouvait dans mon sac, et pourtant ce fut son tout premier choix. Je ne pus m'empêcher de pouffer de rire en voyant ses goûts. C'était bien la première fois que je riais depuis que je le voyais aujourd'hui. Il sembla très surpris en le mangeant : ce devait être répugnant.

- Parfois tu dis vraiment n’importe quoi hein. C’est vraiment très bon et tu as intérêt à encore cuisiner po…

J'avais commencé par sourire, puis à grommeler gentiment quand il me mit un coup dans l'épaule. Mais la fin de sa phrase m'attrista autant que lui. Non en effet, je n'allais pas pouvoir cuisiner pour lui avant un long moment. Plusieurs mois. Il devait partir, et il allait certainement m'oublier de toute façon, alors ce n'était pas comme si j'allais en avoir l'occasion.

- On verra bien, fis-je avec un sourire qui se voulait rassurant.

Mais je n'y croyais pas moi-même. Je serrais un peu mes doigts sur mes paumes de main. Robynne quant à lui s'allongea sur l'herbe. Je le regardais, me rendant compte combien je le désirais et pourtant à quel point j'avais envie de lui hurler qu'il était un imbécile. C'était un peu difficile de comprendre petit à petit qu'il n'allait pas continuer à m'aimer si nous ne nous voyions plus.

- Je devrais rentrer. Je ne pense pas que nous puissions réellement passer une journée agréable…on est tous les deux trop…bouleversé je suppose.

Je détournais le regard, furieux. C'était ça qu'il voulait ? Nous n'avions presque plus de temps à passer ensemble, mais sous prétexte que ce n'était pas un moment comme d'habitude il prenait la fuite ? Mes poings se serraient plus douloureusement encore. Je détestais sa réaction. A quel point tenait-il à moi au juste ? S'il ne voulait pas rester à mes côtés, je n'allais pas le retenir de force.

- Si c'est ce que tu veux, répondis-je visiblement énervé.

Robynne vint alors m'embrasser doucement. Malgré ma colère, je ne pouvais pas me résoudre à le repousser : j'aimais bien trop son contact. J'avais si peur de le perdre... Il me fit alors basculer en arrière, assis à califourchon sur moi. Sa langue glissa sur mes lèvres pour terminer sa course dans ma bouche. Je répondis à son baiser, serrant sa taille contre moi. Notre baiser était long. Délicieusement long. J'aurais aimé qu'il ne se termine jamais. Sa langue contre la mienne, sa douceur, son goût, sa chaleur... Il rompit finalement le baiser, à contre-coeur pour moi.

- Je ne sais pas si je dois te dire or voir ou à dieu.

Des larmes dans ses yeux. Il se redressa. Sur ses deux pieds. Je me redressais également pour le faire retomber au sol et le surplomber. Nos positions étaient inversées. Je plantais mon regard furieux dans le sien. Si l'on pouvait fusiller du regard, alors Robynne serait en train de souffrir. Je maintenais fermement ses poignets collés en sol de mes mains.

- Tu te fous de moi ?! On vient de se mettre d'accord pour rester ensemble malgré tout et c'est là tout ce que tu espères pour nous ?!

Je le détestais. Mais je l'aimais furieusement également. Sans réfléchir je l'embrassais cette fois-ci brusquement. J'enfonçais ma langue entre ses lèvres en maintenant toujours fermement ses poignets. Aussi loin que je me souvienne, je n'avais jamais été ainsi avec lui. J'avais toujours été le uke docile, mais cette fois-ci les choses étaient différentes. Je glissais ma jambe entre les siennes pour l'apposer contre son intimité. Mes sentiments étaient terriblement contradictoires. Je l'aimais. Je le détestais. Je le désirais. Il me tuait de douleur. Robynne me faisait passer par mille états en même temps.

- Si tu tiens tant que ça à ce que ça ne marche pas entre nous tu n'as qu'à me larguer maintenant ! S'il n'y a que ça pour te faire plaisir !

Je m'écartais finalement de lui pour aller appuyer mon dos contre un arbre, assis. Je me recroquevillais et me mis à sangloter. Je ne voulais pas qu'il cesse de m'aimer, mais je supposais que la situation risquait de rendre cela inévitable. Je l'aimerais éternellement, mais je ne savais pas si c'était la même chose pour lui. La preuve, il m'avait bien dit qu'il pensait me dire adieu, non..?

J'étais dans un cauchemar. Ma maigre consolation semblait s'être envolée. Et pourtant je ne pus m'empêcher de retourner physiquement aux côtés de Robynne. Je me blottissais contre lui en tentant de reprendre mon calme. Je serrais son T-shirt entre mes doigts en le retenant physiquement. Je ne voulais pas qu'il s'en aille. Jamais. Mais absolument pas en avance. Je tentais de retenir mes sanglots en relevant mes yeux vers les siens. La colère était partie.

- Je... Je suis désolé... Je n'aurais pas dû être si brutal. Robynne s'il te plaît ne pars pas maintenant, nous avons encore si peu de temps à passer ensemble....

Je retenais mes larmes et vins déposer un baiser sur ses lèvres, avec douceur cette fois-ci. Je cessais d'ailleurs de le retenir physiquement. S'il voulait partir je n'étais pas en droit de lui imposer ma présence. Je l'aimais tellement que je ne m'autorisais pas de m'imposer à lui, je voulais juste que les choses se passent au mieux pour lui. Je tentais de m'empêcher de penser qu'il allait rencontrer quelqu'un d'autre que moi. Je mettais tout mon esprit dans cette tâche.

Puis soudain, une idée émergea. Une idée... banale. Et pourtant qui ne semblait pas pouvoir être contrée. Je me redressais, m'asseyant, et pris les mains de Robynne entre les miennes. J'étais surpris de ne pas y avoir songé avant en toute honnêteté, et je me sentais même tout particulièrement stupide. Je le regardais, perplexe devant ma propre idiotie. Comment avais-je pu ne pas y penser plus tôt ?

- Robynne... est-ce que tu veux vivre chez moi ?

je serrais un peu plus mes doigts autour des siens avec un amour sans pareil. Un mince sourire se dessina sur mes lèvres. J'étais vraiment heureux de cette option qui me rendait fou de joie, mais je craignais qu'une fois encore il n'ait quelque chose à y redire.
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MessageSujet: Re: Reste. [PV : Robynne ♥] Lun 1 Avr - 17:40

- Parfois tu dis vraiment n’importe quoi hein. C’est vraiment très bon et tu as intérêt à encore cuisiner po…

Un court instant j’ai crus que tout allait se passer correctement, Luce avait enfin sourit naturellement et semblait détendu mais tout dérapa à nouveau. Tout comme moi il sembla blesser de cette possibilité d’avenir impossible. Je soupirais, j’étais maladroit et idiot. Je me sentais de plus en plus mal et je me rendais compte que cette journée allait être impossible.

Luce avait raison…comment passer une bonne journée alors que nous savions désormais tous deux que nous serions dans l’obligation de nous dire à dieu au moins pour un certain temps. C’était trop difficile et douloureux à la fois. Passer une bonne journée comme si de rien n’était serait juste encore plus douloureux. Pourquoi ? Je ne sais pas vraiment, peut-être que cela renforcerait mon idée de perdre la chose la plus précieuse que j’avais.

- On verra bien.

Il souriait. Mais il n’y croyait visiblement pas plus que moi. Je souris blessé. J’avais l’impression de mourir de l’intérieur. C’était une sensation horrible et qui me ravageait. J’avais envie de hurler, de pleurer aussi je suppose et après de me dire que j’avais évacué même si j’étais conscient que tout cela ne suffirait pas à me calmer. J’avais bien trop de peine. Je soupirais doucement allongés sur le dos.

- Je devrais rentrer. Je ne pense pas que nous puissions réellement passer une journée agréable…on est tous les deux trop…bouleversé je suppose.

Il ne me regarda pas visiblement juste furieux. Il ne comprenait pas mon point de vue sans aucun doute et devait juste me détester…mais au fond c’était peut-être le mieux pour lui. Me détester pour pouvoir m’oublier au plus vite. Ce dire que je n’étais qu’un monstre et me haïr de tous son cœur au point de me rayer totalement de sa mémoire. Ce serait moins douloureux pour lui mais peut-être plus pour moi…mais ça n’avait pas d’importance. J’étais déjà suffisamment égoïste alors qu’il me déteste…était une bonne chose.

- Si c'est ce que tu veux.

Je serais les points…comme si je pouvais désirer ça. Comme si je pouvais vouloir partir mais je n’avais pas le choix. Je ne pouvais pas, c’était au-dessus de mes forces. J’eu envie de le frapper. Il ne comprenait pas ce que j’éprouvais, il ne pensait même pas je suis sûr à quel point j’étais moi-même blessé. Mais bien vite je baissais juste le regard, à nouveau j’étais égoïste. Je crois…que je voulais qu’il me console et me dise que tout irait bien mais cela devait aussi être difficile pour lui alors je ne pouvais pas lui demander ça.

Cependant un peu about de nerf je le renversais pour venir l’embrasser une nouvelle fois avec appuie. Peut-être la dernière fois. J’avais du mal à retenir mes larmes et lorsque je rompais finalement le baiser mes yeux voyait flou derrière le rideau d’eau qui s’était abattue devant mes pupilles.

- Je ne sais pas si je dois te dire or voir ou à dieu.

Je me redressais rapidement en frottant mes yeux. Il devait me détester…et c’était ce que je voulais. C’était plus facile pour lui. Je ne pouvais faire que ça pour lui faciliter la tâche…mais pourtant cela me brisait et je n’arrivais plus désormais à le regarder en face.

Mais avant même que je n’ai le temps de réfléchir une seconde de plus je me sentis tomber pousser par Luce qui c’était lui-même redresser. Je grimaçais quand brutalement mon dos rencontra le sol mais n’eut pas une seconde pour protester sur son geste dangereux croisant simplement son regard qui semblait meurtrier. Je détournais mes propres yeux tandis que je ne pouvais bouger mes poignets fermement maintenue par Luce qui me dominait.

- Tu te fous de moi ?! On vient de se mettre d'accord pour rester ensemble malgré tout et c'est là tout ce que tu espères pour nous ?!
- La ferme, murmurais-je doucement en sentant mes larmes remonter. Tu ne crois pas que cela me blesse aussi Luce ?

Je voulu me dégager mais encore une fois il me coupa dans mon élan glissant furieusement sa langue dans ma bouche. Je le regardais surpris tandis que pour la première fois il semblait réellement vouloir…me dominer ? Bien vite je sentis sa jambe se placer entre les miens frottant mon intimité. Je me cambrais en gémissement maladroitement. J’eu envie de le mordre mais je comprenais sa colère alors je me laissais faire mais ne participait pas au baiser. Je ne voulais pas juste de sa colère. Ce n’était pas bon et trop douloureux pour moi. Juste quelques larmes perlèrent sur ma joue tandis que je me disais qu’aujourd’hui je pleurais bien trop à mon goût.

- Si tu tiens tant que ça à ce que ça ne marche pas entre nous tu n'as qu'à me larguer maintenant ! S'il n'y a que ça pour te faire plaisir !

Il s’écarta et cette fois ma main partit tout seul. Je le giflais. Je voulais bien qu’il me déteste. Je voulais bien qu’il me juge totalement égoïste, puéril ou tout ce qu’il voulait mais je ne refusais catégoriquement qu’il remette en question mais sentiment et me sorte des horreurs pareilles.

J'étais égoïste, j'étais cruel, j'étais même un enfoiré si il le voulait mais je l'aimais à la folie et ca je ne permettrais personne d'en douté pas même lui. Je ne voulais pas que cela se termine entre nous au contraire mais je n'avais pas le choix, cela me brisait mais c'était ainsi. Je ne pouvais pas faire autrement...

- Traite moi de tous les noms si tu veux mais je t’interdis de me jeter à la figure que je fais ça par plaisir.

Je lui tournais le dos en sentant mes larmes afflués sans que cette fois je n’arrive à les contenir. Il était cruel. Mais rapidement je dus me retourné en entendant ces sanglots. Je ne savais plus quoi faire quand je le vis recroquevillé sur lui-même dos contre un arbre. J’eu envie de lui dire que j’étais désolé, que tout cela n’était qu’un mauvais rêve mais…ce n’était pas possible. Alors simplement je restais distant enfonçant mes mains dans mes poches réellement blessé.

Alors que j’allais lui dire que je le laissais tranquille il me surprit en revenant vers moi. Serrant ses mains sur mon T-shirt. Je passais un peu une main sur sa taille par réflexe inquiet de son geste.

- Je... Je suis désolé... Je n'aurais pas dû être si brutal. Robynne s'il te plaît ne pars pas maintenant, nous avons encore si peu de temps à passer ensemble....

Doucement je l’enlaçais. Je posais ma tête dans le creux de sa nuque et le serais juste de toutes mes forces dans mes bras. Je l’aimais tellement. Le voir si malheureux était la pire chose qu’il m’était donné de voir et je me haïssais probablement plus que lui ne le faisait. Je me sentais faible d’être incapable de pouvoir le rendre heureux et je me disais que finalement que je parte était la meilleur chose pour lui, il méritait bien que moi.

- C’est moi qui te demande pardon, soupirais en me redressant un peu. Je suis trop faible.

Je caressais doucement ses cheveux en essayant de sourire tant bien que mal pour le rassurer mais c’était difficile et les mots restaient coincés dans ma gorge. Je soupirais un peu mal à l’aise dans cette situation ou je ne savais plus si je devais partir ou simplement le consoler.

Il m’embrasse délicatement et je réponds cette fois au baiser en nouant mes bras autour de sa taille. Avec douceur je glisse ma langue dans sa bouche pour effacer le baiser plein de rancœur de tout à l’heure. Je voulais oublier tout ça et juste me dire que je l’aimais à la folie. Il fallait que je fasse un effort pour qu’une dernière fois je le rende heureux.

- Si tu veux bien je vais rester, j’ai été idiot je te demande pardon, soufflais-je en essayant encore une fois de sourire mais cette fois avec plus de sincérité j’étais réellement désolé autant pour la gifle que pour la peine causé.
- Robynne... est-ce que tu veux vivre chez moi ? Me dit-il en me coupant presque.

Je le regardais étonné puis fronçais les sourcils. Vivre chez lui ? Ce n’était pas totalement une mauvaise idée mais…était-il sûr de le vouloir ? Cela voulait dire que…je lui sauterais dessus souvent et c’était aussi dangereux, si a la fac on le découvrait il allait avoir de gros ennuis. Je soupirais un instant réfléchissant…mais pourtant…je ne voulais pas le perdre et cette solution était meilleure que les autres qu’il avait proposé.

- Tu es conscient des risques que tu prendrais ? Demandais-je en prenant sa main dans la mienne. Si on le découvre tu seras renvoyé de la fac et vivre ensemble…ce n’est pas rien Luce…je veux que tu le face pas par obligation.

Je passais mais dans ses cheveux et posait un petit baiser sur ses lèvres. Je n’étais pas totalement pour cependant…j’en avais envie. Vraiment envie. Cela réglerait tellement tous les autres problèmes…

- Mais ton idée…personnellement…me plaît, avouais-je donc en souriant réellement cette fois-ci. Les risques je m'en fiche si je suis avec toi.

J’espérais qu’il répondrait avec affection à l’idée qu’il savait les risques et qu’il voulait de moi chez lui non pas juste parce qu’il ne voulait pas me perdre. J’en serais le plus heureux des hommes.
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MessageSujet: Re: Reste. [PV : Robynne ♥] Lun 1 Avr - 19:20

- La ferme. Tu ne crois pas que cela me blesse aussi Luce ?

Je venais de le faire tomber brusquement par terre pour le dominer de mon corps. J'étais fou de rage. Comment pouvait-il être égoïste au point de me quitter ainsi, de ne nous laisser aucune chance ?! Etait-ce ce à quoi son amour pour moi se limitait ? S'il ne souhaitait pas me garder à ses côtés alors en effet peut-être valait-il mieux qu'il me dise adieu. J'avais l'impression qu'il tenait si peu à moi... Mais ce fut avant ses paroles. Il ne me parlait jamais mal. C'était la première fois qu'il le faisait. Et il était blessé aussi.

Mais j'étais dans une colère noire. Je l'embrassais brutalement sans qu'il ne me réponde. J'avais l'impression de n'avoir aucune influence sur lui. Comme si je hurlais ma douleur à objet inanimé. Peu importait combien je souffrais, cela ne changerait pas son avis. Son gémissement quand j'amenais ma cuisse contre son intimité me donna envie de lui davantage. Je m'écartais finalement, déçu, et vis qu'il pleurait. Malgré tout, je m'énervais encore après lui en lui disant qu'il n'avait qu'à me larguer si ça pouvait lui faire plaisir.

Une gifle. En plein visage, douloureuse et cuisante. Ma colère s'envola immédiatement, et le silence bourdonnait dans mes oreilles. Le temps venait de s'arrêter et je pris conscience du comportement atroce que je venais d'avoir. Il me l'avait pourtant dit. Il souffrait. Il était blessé. Et moi j'en rajoutais. Je le traitais d'égoïste et je remettais son amour en cause.

Je portais ma main à ma joue rougie et douloureuse, regardant Robynne dans ses yeux humides. Je me détestais. Comment avais-je pu lui faire si mal..? Comment pouvais-je prétendre l'aimer si je me permettais de le blesser à ce point ? Je ne méritais même pas de prétendre être son petit ami. Je m'étais laissé aller à un point insupportable pour lui. L'égoïste dans l'histoire, c'était moi. En prendre conscience fut aussi douloureux que sa gifle.

- Traite moi de tous les noms si tu veux mais je t’interdis de me jeter à la figure que je fais ça par plaisir.

Je hochais doucement la tête, n'osant plus vraiment prendre la parole. J'étais toujours un peu sous le choc du coup qu'il m'avait porté. Pas qu'il ait été particulièrement violente, mais c'était la première fois que Robynne levait la main sur moi. Il me tourna alors ne dos. J'étais allé beaucoup trop loin. Je me mis à sangloter comme un idiot, me recroquevillant sur moi même. J'avais mal. Tellement mal. J'avais l'impression de mourir tant le perdre me détruisait.

Puis finalement je revenais vers lui. Je me blottis en douceur contre lui et serrais mes doigts sur son T-shirt. Il m'enlaça avec amour, ce qui me soulagea vraiment. Il ne faisait pas que me détester. Je lui susurrai alors comprends j'étais désolé de ma brutalité, mes paroles, mon comportement... C'était désolant d'avoir eu besoin d'une gifle en pleine figure pour m'en rendre compte, mais au moins je le réalisais.

Il me serra très fort dans ses bras, sa tête dans le creux de mon cou. Je pouvais encore sentir l'humidité de ses larmes, la chaleur de son souffle. Bientôt tel ne serait plus le cas. Alors je décidais d'en profiter en le serrant avec la même force, respirant son odeur avec souffrance.

- C’est moi qui te demande pardon. Je suis trop faible.

Je me redressais un peu pour le regarder, posant mon front contre le sien, puis je posais un doigt sur ses lèvres. Je ne voulais pas qu'il en dise plus. Il n'était pas trop faible, je ne pouvais pas prétendre compter plus que ses problèmes de famille. Il était tout aussi brisé que moi de notre séparation, alors il n'y avait aucune faiblesse là-dedans. J'unissais simplement de nouveau nos lèvres en le serrant tendrement contre mon corps.

Ses doigts dans mes cheveux me faisaient du bien. Je voulais profiter de chaque contact qu'il pouvait encore me donner, de chaque marque d'affection. J'étais calmé. Totalement dévasté, mais calmé. J'avais plus ou moins accepté notre sort je supposais, même s'il ne me convenait pas du tout. De nouveau, je l'embrassais et il me répondit cette fois-ci. Je m'en sentais véritablement comblé, d'autant plus quand sa langue vint doucement caresser la mienne en me serrant un peu plus fort contre lui.

- Si tu veux bien je vais rester, j’ai été idiot je te demande pardon.
- Robynne... est-ce que tu veux vivre chez moi ?

J'avais écouté sa phrase mais nous avions presque parlé en même temps. Je lui fis un sourire en hochant la tête pour répondre à ses excuses. Peut-être m'avait-il giflé mais je lui avais mis un coup de poing, l'avais fait tombé par terre et l'avais embrassé de force en le maintenant au sol. J'étais celui qui était le plus supposé présenter mes excuses.

Robynne me regarda avec des yeux très surpris. Apparemment il n'avait pas envisagé cette option non plus, et je ne pus m'empêcher de sourire d'espoir. Cela ressemblait-il à notre solution..? Il saisit alors ma main dans la sienne. Je déglutis en attendant le verdict. Allait-il encore trouver une chose à répondre pour me contrer ?

- Tu es conscient des risques que tu prendrais ? Si on le découvre tu seras renvoyé de la fac et vivre ensemble…ce n’est pas rien Luce…je veux que tu le face pas par obligation.

Je passais ma main dans mes cheveux à l'évocation des risques. Non bien sûr, je n'y avais jamais vraiment réfléchi. La situation ne pressait pas jusque là. Je savais bien sûr que sortir avec un élève présentait des risques, vivre avec c'était une histoire encore bien différente. Oui je serais viré si c'était découvert, ça c'était certain. Mais sincèrement, je me fichais pas mal de galérer à trouver un nouveau job dans ce cas.

Je serrais la main de Robynne dans la mienne et le regardais affectueusement. J'étais conscient des risques, et nous trouverions des solutions.

- Oui ne t'en fais pas. Je sais que c'est plus risqué que de simplement sortir ensemble, mais nous ferons très attention dans ce cas, d'accord ? Et sinon bah... je t'avouerais que surveillant n'est pas ma vocation, alors je trouverais juste autre chose, plaisantai-je.

Bien sûr dans la réalité les choses n'étaient pas si évidentes. Et je savais que malgré tout Robynne en avait conscience. Cependant il ne savait pas ce qui figurait sur mon CV ni mes chances d'être pris ailleurs, donc je comptais un peu sur cette ignorance pour qu'il accepte sans trop de détours.

- Mais ton idée…personnellement…me plaît. Les risques je m'en fiche si je suis avec toi.

Il m'embrassa doucement et je lui répondis. J'avais l'impression que nous avions enfin le doigt sur une solution. Robynne et moi allions vivre ensemble..? J'étais vraiment heureux que l'idée lui plaise et l'enthousiasme. Je ne doutais pas que notre train de vie allait être des plus difficiles à adapter, moi qui était un peu flemmard et lui du genre très débrouillard. Mais je souriais d'avance de tout ce que nous allions découvrir ensemble.

- Je suis sûr de moi. Je pense que ça va nous faire de belles expériences à deux ça. Et surtout on se verra beaucoup plus qu'en ce moment, fis-je en rougissant un peu.

Finalement, je fouillais dans mon sac qui j'avais auparavant posé contre la poubelle pour en sortir une seconde boule de riz en la cachant à Robynne. Je m'approchais alors de lui en l'embrassant doucement, créant une opportunité pour ma feinte. Je l'embrassais à plusieurs reprises, l'habituant sadiquement à un petit rythme. Cependant j'avais bien du mal à me détacher de ses lèvres.

Mais enfin, emprunt d'une volonté certaine, alors que ses yeux étaient toujours fermés, je mis une boulet de riz dans sa bouche, quelques grains lui restant sur les lèvres. Devant son air que je devinais incrédule, je me mis à rire. J'aimais bien lui faire des blagues immatures de ce genre, c'était ainsi que se déroulait notre relation. Je vins lécher doucement un grain de riz sur sa joue avant de mordiller son oreille pour y susurrer :

- Voilà qui marque le jour de notre emménagement ensemble.

J'étais vraiment heureux que la situation soit ainsi. Je ne pouvais que me réjouir de cette solution. Je me voyais déjà amener les cartons de Robynne chez moi, me demandant d'avance où donc pourrais-je bien ranger tous ses livres ? D'ailleurs mon appartement était petit, nous allions passer beaucoup de temps proches l'un de l'autre. Je posais ma tête dans le creux du coup de Robynne, soufflant doucement sur sa peau.

- Je t'interdis de partir loin de moi de toute façon...

Un petit sourire serein se dessinait sur mes lèvres. Je l'aimais. Je l'aimais plus que tout au monde.
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Reste. [PV : Robynne ♥]

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