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La tragique épopée du portable. [PV : Robynne]

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MessageSujet: La tragique épopée du portable. [PV : Robynne] Ven 22 Fév - 23:12

Devenir surveillant dans un lycée à on a 20 ans et 1m75 ne fut pas l'idée la plus lumineuse de ma vie. Certains élèves étaient plus âgés que moi, et la plupart plus baraqués. Finalement je commençais à comprendre pourquoi il y avait tant de critères pour obtenir ce job : mentir m'avait permis de l'obtenir, pas d'être qualifié. Effectivement cela me permettait de gagner de l'argent avant d'essayer de me lancer dans la mode, mais ça ne faisait pas de moi un bon surveillant.

J'avais repéré dans la cage d'escalier un petit rassemblement étrange, trop discret pour ne pas être suspect. Alors, fort de mon tout nouveau rôle, je m'étais approché. D'abord discrètement, je les observais : ils semblaient s'échanger quelque chose. Puis je vis de l'argent passer des mains de l'un dans les mains d'un des trois autres garçons. Ils étaient plutôt baraqués, mais je ne devais pas me démonter si facilement : j'étais chétif, mais surveillant. En tout cas, je trouvais ça très suspicieux. Ainsi, d'une voix autoritaire je clamais :

- Hey vous là, qu'est-ce que vous fichez ? Vous ne devriez pas être cours ? Vous n'avez rien à faire dans les couloirs.

Ils se retournèrent vers moi, d'abord en rangeant précipitamment leurs affaires pas tout à fait nettes. Puis quand ils virent à qui ils avaient à faire, ma fierté retomba. Un type d'une tête de plus que moi se mit à rire en me voyant. Puis il s'approcha de moi, me surplombant largement. Ce n'était pas très classe de devoir lever les yeux pour regarder quelqu'un, mais c'était comme ça. Les quatre types se mirent à éclater de rire. Quoi, j'étais vraiment si pitoyable dans mon rôle d'autorité ?

- Vous allez moins faire les malins quand vous serez dans le bureau du directeur. Suivez-moi immédiatement.

Ma voix ne tremblait pas : je n'étais pas quelqu'un de peureux. Je ne me laissais pas marcher sur les pieds par qui que ce soit, même si j'avais une personnalité profondément imprégnée par la gentillesse. Mais il ne fallait pas me chercher. Mon corps était légèrement musclé, mais bien sûr je n'aurais jamais fait le poids contre quatre personnes, pas même contre deux.

- Il est marrant le blondinet.

Fis celui qui tentait de m'impressionner à ses amis. Ils rirent alors tous grassement. Ils me répugnaient assez je devais dire, mais bon, je n'étais toujours pas effrayé. Mais bien vite je déchantais : le type devant moi me frappa à l'estomac, me faisant me courber sous le choc de la douleur. C'était un premier jour plutôt haut en couleur. J'avais dû les surprendre en train de dealer quelque chose, et ça ne plaisait guère.

La douleur était plutôt cuisante, et je commençais à regretter de m'être embarqué dans cette galère. Je me redressais et retournai son coup de poing au type qui m'avait frappé. Il eut l'air de souffrir également, mais immédiatement un de ses toutous vint à son secours et saisit mes poignets pour les bloquer dans mon dos. Mes bras me faisaient souffrir mais je n'en dis rien, désormais de toute façon incapable de bouger. Je me débattais tant bien que mal, mais je devais admettre que le mal était plus présent pour le coup.

- Prends-lui son fric.

Alors un deuxième toutou commença à me faire les choses, notamment les poches arrière de mon jean. J'eus un peu peur pour mes fesses à ce moment, mais ils n'avaient pas l'air gays, et ne pouvaient pas deviner que je l'étais. Quoique... avec mes cheveux mi-longs et soigneusement ébouriffés, mon bandeau noir et mes bracelets multicolores, finalement ça pouvait se remarquer. Mais ils se contentèrent de chercher de l'argent sur moi. Manque de chance, j'étais pauvre et n'avais rien. Sauf mon portable, bien entendu.

- Je vous conseille de me lâcher tout de suite ou vous allez avoir des ennuis non plus seulement avec le lycée mais avec la Justice, fis-je sur un ton menaçant on continuant d'essayer de me libérer.

- Ta gueule. Putain il a rien sur lui, je prends juste son téléphone.

Il dit que mon téléphone il prendra, et il prit. Je soupirai, lassé. J'avais eu bien du mal à me le payer, alors ça ne m'arrangeait pas qu'on me le vole. Cependant je n'allais pas pouvoir y faire grande chose. Les imbéciles attardés se mirent alors à rire de nouveau en voyant que je ne pouvais plus me défendre et qu'ils avaient obtenu quelque chose de moi. Que quelqu'un me sorte de ce mauvais pas...
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MessageSujet: Re: La tragique épopée du portable. [PV : Robynne] Ven 22 Fév - 23:47

Je soupirai doucement assis dans les escaliers de ma fac. Normalement je devrais me trouver en cour cependant comme la plus part du temps je ne me trouvais nullement dans la salle. Les cours m’ennuyait tellement que je ne pouvais y passer plus d’une heure par semaine et je venais de la passer ce matin même alors je me prélassais seul assis dans des escaliers désert à cette heure-ci. J’entendais seulement vaguement une conversation en dessous dans la cage de l’escalier. Probablement les dealers du coin. C’était courant à la fac, beaucoup plus de jeune qu’on ne le pensait consommait ce genre de chose : notamment parce que c’était la mode et que cela donnait un genre populaire. Moi cela ne m’intéressait absolument pas, je n’avais pas besoin de ça pour me sentir populaire ou sur de moi.

Je m’assoupis un peu ou du moins j’essayais car alors que j’allais enfin m’endormir doucement je fus réveillé par un bruit sourd. Une dispute je crois. Je me relevais curieux et me penchais discrètement au-dessus de la balustrade pour regarder la cage sous mes pieds. Je contemplais calmement un gamin blond qui mesurait à peine 1m80 tenu fermement par des gaillards faisant trois fois sa taille. D’ici je n’entendais pas ce qu’il disait mais l’un des gaillards faisait les poches au petit blondinet et celui-ci semblait bien agacé lorsque finalement son portable fut perquisitionné.

Je me demandais ce qu’avait fait le gamin. Probablement avait-il cherché les noises des dealers en venant ce mêlé de ce qui ne le regarderait pas ou peut-être était-il un de leurs clients qui ne payaient. Habituellement je me serais juste rassis ne me mêlant pas de ce qui me regardait pas cependant ce gamin attirait mon regard. Il était gay. Ca j’en mettrais ma main à coupés. Bracelet multicolore, vêtement à la dernière mode, cheveux mi long parfaitement coupés. Probablement même un uke. Cependant ce qui m’attirait réellement était son comportement car contrairement à ceux qui se faisait habituellement attrapé il ne pleurait pas comme une madeleine ou ne paniquait pas, il semblait juste exaspéré par la situation.

Je devais l’avouer il était plus qu’intéressant. Doucement je descendais les escaliers sans vraiment comprendre pourquoi. Je n’étais pas quelqu’un de méchant mais me prendre un coup pour aider quelqu’un n’était vraiment pas mon genre cependant j’avançais tout de même vers le groupe. Les gaillards mesuraient environ ma taille et même si il était baraqué je l’étais plus qu’eux et je savais me battre probablement l’avantage d’avoir vécu des années dans des orphelinats ou pour avoir le meilleur lit il fallait savoir jouer des poings. Mais d’abord j’optais la discrétion. Délicatement je fis signe au garçon qui était le seul à pouvoir me voir de se taire en plaçant un doigt devant ma bouche puis m’avançait vers celui qui tenait son téléphone. Je saisis le mobile d’un geste vif et finalement envoyais mon genou dans l’estomac de l’un des types en rangeant avec précaution le dit téléphone.

- C’n’est pas bien de s’en prendre au plus petite que soit, dis-je souriant à pleine dent.

Puis alors qu’un autre gars s’approchait de moi visiblement outré du coup que j’avais envoyé à son comparse et je lui envoyais simplement une bonne droite dans la figure. Je secouais un peu ma main l’air de rien tandis que mes phalanges avaient craqués au contact de la mâchoire mais fière de moi je vis les garçons décampés. Sous leurs airs de caïds ceux qui vendaient de la drogue surtout à la fac n’en était guère. C’était plus souvent des poltrons, peut-être était-ce pour cela que j’étais tout de même intervenu.

Doucement finalement je soupirai en passant ma main négligemment dans mes cheveux en bataille devenu trop long désormais mais le coiffeur n’était pas prévu dans mon budget de ce mois-ci qui comme les autres allait être serré. Après quelque seconde je ressortais le petit téléphone et le tendait à son propriétaire :

- Tu devrais éviter de traîner dans cette partie de l’établissement, dis-je en plantant les yeux dans les siens. Ce n’est pas le coin le plus fréquentable.

Je lui souris vaguement même je devais avouer que plus je le détaillais plus il me donnait une drôle d’impression. Je le trouvais mignon mais ça ce n’était pas surprenant mais je n’avais pas spécialement envie de le coucher dans mon lit je voulais plutôt qu’on se rapproche…je déraillais ? Moi me rapprocher de quelqu’un ? Alors que je ne pensais même pas à coucher ? Je crois que je me faisais sacrément vieux.

Je bougeais un peu les doigts pour me changer les idées le coup ayant fait un peu plus de dommage que je ne l’avais crus mais rapidement j’enfonçais mes mains dans mes poches et me tournais à nouveau vers le garçon.

- En tout cas désormais fais plus attention, tu n’es pas bien épais et on ne viendra pas toujours à ton secours, soufflais-je. Enfin contre un paiement naturel je veux bien prendre soin de toi.

Je lui tirai la langue malicieusement et avec gaminerie comme je le faisais toujours comme une tique que j’avais depuis des années. Et j’étais satisfait de retrouver ma vraie personnalité de coureur de jupon.
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MessageSujet: Re: La tragique épopée du portable. [PV : Robynne] Sam 23 Fév - 11:40

La douleur dans mon ventre était assez handicapante, mais ce n'était pas une excuse. Même si je n'avais pas été frappé, je n'aurais pas pu tenir tête à trois types faisant une tête de plus que moi. Je soupirais : c'était vraiment à ça que ressemblaient les élèves de nos jours ? Bon, d'accord, j'étais certainement plus jeune qu'eux. Mais quand bien même, c'était terriblement lâche de se mettre à quatre sur une seule personne. Ce genre de comportement m'exaspérait : il n'y avait aucun intérêt à faire cela. Quand ils prirent mon portable ils eurent l'air satisfait. Je devais admettre que ma famille était plutôt riche, 'javais donc un téléphone qui valait quelque chose.

Puis quelque chose me fit redresser la tête et regarder devant moi, stoppant mes gestes pour me sentir de l'étreinte de mon agresseur. Un garçon s'approchait de nous. Lui aussi plutôt grand. C'était quoi cette lubie de mesurer 1m90 ?! Je le regardai d'abord de manière suspicieuse. Il n'était pas laid comme les autres abrutis qui me tenaient, mais ça ne faisait pas de lui une personne à qui faire confiance. Mais il me fit signe de me taire en se cachant discrètement. Qu'avait-il en tête ? De toute façon je n'avais rien à gagner à me le mettre à dos, alors je me tus effectivement.

Puis il s'avança, insidieux, saisit mon téléphone des mains d'un de mes agresseurs et envoya un coup de genou bien placé dans l'estomac du même type, et rangea le téléphone. Décidément, le pauvre mobile n'avait jamais connu d'aussi nombreuses péripéties au cours de sa vie qu'aujourd'hui.

- C’n’est pas bien de s’en prendre au plus petite que soit.

- Hey, ça va bien de dire que je suis petit, soupirais-je longuement.

De toute façon j'avais l'impression que ma présence n'avait plus d'importance. Mon mètre soixante-quinze commençait à en avoir marre, mais je n'allais plus grandir désormais de toute manière. Bon, certes mon sauveur faisait leur taille, mais il restait tout seul, l'autre n'ayant pas daigné me lâcher pour le moment. Probablement que regarder cette scène lui demandait trop d'attention pour envisager une action. L'une des brutes s'approcha alors d beau brun aux cheveux en bataille, mais elle se prit une droite magistrale. J'ouvrais la bouche, un peu subjugué. Il n'avait certes pas l'air d'être un gringalet, mais de là à deviner qu'il allait faire fuir quatre mecs.

Enfin, l'imbécile qui me tenait sembla recevoir les signaux nerveux jusqu'au cerveau, lorsqu'il vit que ses compagnons partaient en courant. Il les suivit, lâchant par la même occasion mes poignets. Je les massais douloureusement, essayant de les désengourdir. Je regardais en même temps le garçon qui m'avait sauvé. Franchement, il avait de la classe. Il devait avoir à peu près mon âge, de beaux cheveux en bataille mais de toute évidence pas entretenus, et je devinais qu'il devait être assez musclé au vu de la force dont il avait fait preuve. Alors que je le matais de façon un peu trop insistante, il tourna la tête vers moi. Je pris un air innocent, espérant qu'il n'avait pas remarqué. Il me tendit alors mon portable que je saisis de suite : il était encore en état.

- Tu devrais éviter de traîner dans cette partie de l’établissement. Ce n’est pas le coin le plus fréquentable.

Je pouffais de rire à sa réplique. D'accord, ce n'était probablement pas un coin fréquentable et je venais d'en faire les frais. Mais j'étais payé pour faire ce job. Bon, ça ça n'avait pas d'importance en réalité. Je pouvais le faire juste assez bien pour ne pas être viré, je n'avais pas l'intention de faire de cet établissement quelque chose de fabuleux. Mais je n'avais pas envie de ne pas aller quelque part juste parce que des personnes pensaient s'être approprié cet endroit.

- Merci de m'avoir aidé, effectivement j'avais quelques difficultés. Mais il n'y a pas de raison que je ne vienne pas dans cet endroit juste à cause d'une bande de dealers.

Je remarquais qu'il me détaillait également. J'eus un sourire flatté à cette constatation, c'était agréable de plaire. Ou alors peut-être se questionnait-il juste sur mon orientation ? Il bougea alors ses doigts visiblement endoloris. Il enfonça alors ses mains dans ses poches, me regardant de nouveau. Je fronçais les sourcils, un peu inquiet.

- En tout cas désormais fais plus attention, tu n’es pas bien épais et on ne viendra pas toujours à ton secours. Enfin contre un paiement naturel je veux bien prendre soin de toi.

Mes joues se mirent à rosir. Non mais franchement, quelle idée de proposer une chose pareille quand on est si séduisant. Au moins je n'avais plus de doute sur son orientation sexuelle, ce qui était plutôt positif... Mais un surveillant ne pouvait pas sortir avec un élève. Et aussi, il avait l'air d'être du genre direct et sûr de lui. Moi j'étais vierge et n'avait pas l'intention de ne plus l'être pour avoir un garde du corps.

Cependant je n'avais pas pu m'empêcher de rire, prenant avec un humour agréable sa répartie. Je ne donnais pas l'impression de me moquer de lui mais plutôt de le trouver vraiment agréable. J'avais vu, lorsqu'il l'avait tirée, que sa langue était tatouée. Je trouvais ça très sexy. En passant ma main dans mes cheveux je répondis :

- Eh bien on peut dire que tu es direct toi. C'est bien gentil de vouloir prendre soin de moi, mais je suis surveillant ici, ça fait mauvais genre si un élève me défend, tu comprends ? Fis-je en riant doucement.

Je redoutais un peu qu'il éclate de rire en apprenant que j'étais surveillant, cela aurait été un peu méchant quand même. En tout cas, c'était difficile de se dire que je n'avais pas le droit d'apprendre à mieux le connaître dans une optique dépassant la relation surveillant/élève. Mais il avait l'air sympa, et rien ne m'empêchait de devenir un peu plus proche de lui malgré tout. Il n'était pas interdit de sympathiser, bien au contraire. Je m'approchais alors de lui, l'air un peu plus sérieux.

- Montre-moi ta main.

Je pris alors sa main enfoncée dans son jean avec délicatesse et regardait son état. Elle était rougie, c'était certain, et commençait à prendre une couleur bleutée. Je fronçais les sourcils : ce n'était pas trop bon signe. Mais je ne pouvais m'empêcher de remarquer que sa main était douce et agréable au toucher. Je secouai la tête en la lâchant précipitamment. Mais qu'est-ce que je foutais franchement ? Ce n'était pas forcément une bonne chose que de trouver attirant un élève et d'introduire un contact avec lui de cette manière lorsqu'il me plaisait.

- Tu devrais te rendre à l'infirmerie pour faire soigner ça, elle n'a pas l'air en bon état.

Je le détaillais ensuite encore un peu. Ca ne coûtait rien de faire connaissance, non ? Tant que j'évitais le contact ça devrait bien se passer. Et après tout, il m'avait sauvé d'une manière chevaleresque des griffes de quatre dealers. Je le regardais alors alors un sourire en lui demandant :

- Je peux connaître le nom de mon sauveur ?
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MessageSujet: Re: La tragique épopée du portable. [PV : Robynne] Sam 23 Fév - 14:04

- Hey, ça va bien de dire que je suis petit.

Je le regardais surpris sans pouvoir m’empêcher de finalement légèrement sourire. Il était petit et visiblement n’aimait pas que l’on lui rappelle, je trouvais ça adorable. Je secouais la tête n’importe quoi. C’était juste amusant. Amusant. Pas adorable. Amusant. J’essayais de me convaincre mais visiblement je ne pouvais toujours m’empêcher de sourire cependant bien vite la réalité me rattrapa. Ce n’était pas le moment de vivre un dilemme intérieur sur le fait si je le trouvais adorable ou juste amusant.

Rapidement les dealers partirent en déroute, ce n’était pas vraiment une grande surprisse. Face à quelqu’un de plutôt faible et à quatre ils se sentaient puissant et fort mais dès qu’il trouvait quelqu’un d’un plus costaud c’était plus souvent courir la queue entre les jambes qui s’appliquaient à leurs cerveau. Je rendis donc le portable à son propriétaire satisfait de voir qu’il n’avait aucun dommage et semblait en bonne état je notais d’ailleurs en le lui rendant le fait que ce soit un portable que l’on pourrait considérer comme appartenant à un bourge…pourtant un bourge dans nôtre fac ? Elle n’était pas mauvaise mais n’avait rien avoir avec de prestigieuse école. J’étais alors intrigué par le blondinet.

- Tu devrais éviter de traîner dans cette partie de l’établissement. Ce n’est pas le coin le plus fréquentable, lui dis-je finalement en reprenant le premier la parole.

Et il me rit au nez. Je le regardais surpris et fronçais les sourcils un peu septiques. Soit il était barge soit il était barge. Lorsque l’on se faisait agresser comme lui venait de le vivre on ne riait pas on acquiesçait en disant qu’on ne reviendrait plus et c’était sage. Si vous aviez la chance d’échapper une fois à c’est stupide gorille vous aviez surtout l’incroyable chance de vous faire massacrer la prochaine fois qu’ils vous recroissaient. Enfin je m’en fichais, si il était suicidaire c’était son problème, j’étais intervenu une fois je ne le referais pas du moins pas gratuitement.

- Merci de m'avoir aidé, effectivement j'avais quelques difficultés. Mais il n'y a pas de raison que je ne vienne pas dans cet endroit juste à cause d'une bande de dealers.

Ce fut à mon tour de pouffer de rire. Quelques difficultés ? Il était dans la merde jusqu’au coup oui. Ce genre de gars n’était pas le genre à ce contenté de prendre le téléphone et de laisser ce minus sans punition physique et un coup de poing n’était pas une punition. Mes pensées se confirmaient donc il était courageux dans sa folie. Cependant je suppose que j’admirais sa ténacité, habituellement on pleure et va dans les jupons de maman quand on se sent menacé mais lui semblait rester très détaché avec tout ce qu’il venait de ce passé comme si cela ne lui importait pas.

- Fait comme tu le souhaite, soufflais-je en haussant finalement les épaules. Ce n’est pas mon problème si tu te fais casser la figure.

Je lui souriais sobrement. Ce n’était pas que j’étais méchant après tout je lui avais évité que son jolie minois soit abimé aujourd’hui mais moi je n’étais pas le genre à foncé tête bêche alors que je connaissais le danger ainsi je le prenais réellement pour un fou et ne pouvais que en sourire. Peut-être sinon qu’il n’était pas fou…juste immensément idiot.

Doucement je le détaillais alors et toute pensée de folie s’évapora. Il était désirable je ne pouvais nullement le nié et cela aurait été avec plaisir que j’aurais passé des moments plus intimes avec lui cependant j’étais dans une période creuse, depuis que j’avais vu Kira au bras d’un homme je me sentais étrange. J’étais envieux. Kira…probablement le meilleur partenaire que j’ai eu jusqu’à présent et celui qui me ressemblait le plus sur le point de vue coureur de jupon était en couple et de façon totalement sérieuse. Je lui avais envié l’amour qu’ils partageaient tous les deux et depuis je n’avais eu de relation. C’était idiot probablement mais je n’avais plus désiré personne sauf ce garçon aujourd’hui.

- En tout cas désormais fais plus attention, tu n’es pas bien épais et on ne viendra pas toujours à ton secours. Enfin contre un paiement naturel je veux bien prendre soin de toi.

Je ris doucement en le voyant dès lors rougir, il était mignon même si il me faisait un peu pensé à une fille au fond. Cependant même si il ne semblait pas révulsé par ma proposition confirmant mon intuition sur son orientation sexuel je me fis rejeté sans trop de surprisse cela dit m’attendant guère à ce qu’un garçon aussi téméraire ce jette dans les bras du premier venu, je l’imaginais plutôt au contraire à se faire désirer.

- Eh bien on peut dire que tu es direct toi. C'est bien gentil de vouloir prendre soin de moi, mais je suis surveillant ici, ça fait mauvais genre si un élève me défend, tu comprends ?
- Surveillant ? Répétais-je immédiatement abasourdi.

Tout envie fut coupé nette. Tout ce qui avait un rapport avec la fac sans moi. Au lycée j’avais eu le malheur d’avoir une relation avec un professeur et je vous promets que je l’ai regretté jusqu’à la fin de mes jours. Il m’avait chanté jour après jour pour que j’assiste à tous mes cours et ce fut la période la plus horrible de toute ma vie. Ainsi aussitôt mon sourire disparut et je mis plus de distance entre nous.

- Je comprends, finis-je cependant pas répondre. Je ne m’occuperais plus de tes affaires.

Et je le pensais vraiment cependant…c’était un sentiment étrange mais je crois que j’aurais apprécié qu’il me laisse le protéger. J’eu un haut le cœur, c’était vraiment moi qui avait pensé ça ? Je déraillais complétement aujourd’hui, j’avais dû pas assez dormir c’était la seule explication possible.

Puis me surprenant le surveillant s’avança vers moi en me faisant le regarder de toute ma hauteur. Je fronçais les sourcils alors que finalement autoritaire il me demandait de lui montrer ma main et sans même demander mon avis il l’a sortis de ma poche ou elle était bien au chaud en me faisant allégrement grogner. Elle avait une couleur peu orthodoxe et me faisait légèrement souffrir mais j’avais connus bien pire cependant j’appréciais qu’il semble sans soucier. Pourquoi ? Je ne sais pas et je ne veux pas comprendre. Mais brutalement il retira sa main qui tenait la mienne en me faisant détourner le regard gêné de ne pas le lui avoir retiré moi-même mais qu’il semble soudainement rebuté à l’idée de me toucher.

- Tu devrais te rendre à l'infirmerie pour faire soigner ça, elle n'a pas l'air en bon état.
- Ca va, affirmais-je du tac au tac en soupirant vaguement. Pas besoin, je suis suffisamment grand pour juger si j’ai besoin ou non de soin. Tu ferais mieux de te soucier de toi même.

Et j’étais sincère. Apprendre à se défendre serais déjà une première chose par exemple mais je me tus tandis qu’il me dévisageait. Sagement j’affrontais son regard me demandant pourquoi il me fixait ainsi mais profitant pour détailler son visage encore une fois. Il était remarquablement mignon pour un surveillant habituellement nos surveillant était rabougris et tout sauf désirable tout l’opposé du blondinet.

- Je peux connaître le nom de mon sauveur ?

Surpris de réentendre sa voie je revenais à la réalité en secouant vaguement ma tête. Je fis mine de remonter les escaliers mais m’y asseyait juste en posant ma tête sur mes mains l’air sérieux. Mon nom ? Je n’en avais pas vraiment. L’officiel était Robynne Melkor Volgan et signifiait tout un passé que je ne voulais pas me rappeler pourtant c’était mon nom ainsi je ne pouvais dire que je m’appelais autrement.

- Robynne, fis-je donc simplement omettant mon nom de famille. Et vous ?

Je ne sais pas pourquoi j’employais le vouvoiement peut-être parce que c’était normalement de mise avec un surveillant ou peut être que j’avais peur de le trouver trop séduisant et de m’attacher à lui…je soupirais. Il fallait que je dorme c’était urgent.
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MessageSujet: Re: La tragique épopée du portable. [PV : Robynne] Sam 23 Fév - 15:09

- Fait comme tu le souhaite. Ce n’est pas mon problème si tu te fais casser la figure.

Je le regardais en fronçant un peu les sourcils. Il venait de se moquer de moi parce que je ne comptais pas cesser de fréquenter un endroit seulement parce que j'y avais rencontré des ennuis, et maintenant il commençait à me dire que ce n'était pas son problème ? Je le savais parfaitement ça, je n'aimais d'ailleurs pas le ton qu'il prenait avec moi. Je lui étais reconnaissant de m'avoir donné un coup de main, mais je n'avais jamais prétendu que cela impliquait qu'il devait s'occuper de moi. Je me vexais peut-être pour quelque chose de stupide, mais c'était presque un reproche qu'il me faisait et je n'appréciais pas.

- Je sais bien ça, je n'ai jamais prétendu le contraire, fis-je en haussant un sourcil.

Je ne me montrais pas agressif dans mes propos même si j'étais un peu agacé intérieurement, mais je n'allais pas m'énerver pour si peu. je n'étais pas si alambiqué. Il me dit ensuite après un silence à me détailler de faire plus attention à moi. Décidément il me prenait pour un gamin alors que j'étais une sorte de supérieur hiérarchique. Il aurait au moins pu me prendre pour son égal, nous avions certainement le même âge. Je n'étais pas un pauvre lycéen qui venait de se faire racketter non plus.

Il me fit cependant rougir un peu en proposant un paiement en nature. Il se mit d'ailleurs à rire un peu en me voyant, mais je ne me vexais pas. J'aurais eu la même réaction. J'eus alors à mon tour un petit rire, un peu gêné peut-être. Je lui expliquais alors mon rôle ici pour qu'il arrête de me prendre pour un lycéen, j'éclaircissais juste les choses.

- Surveillant ?

Il avait l'air de ne même plus vouloir me connaître. Je pris un air surpris et un peu déçu également. Quand j'étais élève nous étions proches de nos surveillants, leur rôle ne nous interdisait pas tout contact. Les choses n'étaient probablement pas différentes ici, mais visiblement à lui ça lui posait un problème. Il s'écarta de moi et cessa tout de suite de sourire.

- Je comprends. Je ne m’occuperais plus de tes affaires.

Ma mine fut assez attristée. Finalement le simple fait d'être surveillant faisait de moi une personne détestable à ses yeux ? Une fonction était plus importante que ma propre personne ? Il ne regardait pas plus loin que le bout de son nez visiblement. Mais je me repris assez vite : ce n'était pas correct de montrer ma tristesse comme ça. Je bossais ici, je n'avais pas à m'occuper du fait qu'un élève veuille ou non devenir proche de moi, ça ne devait pas m'affecter. Et puis je ne le connaissais même pas, qu'est-ce qu'il me prenait ?! Je mis une petite tape sur mes joues avec mes mains comme pour reprendre mes esprits. Je fis alors un sourire en me reprenant.

- Allez ne réagis pas comme ça, je ne vais pas te manger parce que je bosse ici. Je ne suis pas un monstre hein.

Je pris alors sa main de sa poche pour la regarder, le faisant grogner légèrement. Ca avait l'air douloureux, c'était certain. Mais bien vite je lâchais sa main avec précipitation. Il détourna alors le regard, visiblement gêné. Ma réaction avait été étrange, c'était sûr, mais bon. Je n'aimais pas trop le contact comme ça avec des hommes que je trouvais séduisants. J'avais peur de déraper, et ça ne devait pas arriver. Je lui conseillais alors de se rendre à l'infirmerie.

- Ca va. Pas besoin, je suis suffisamment grand pour juger si j’ai besoin ou non de soin. Tu ferais mieux de te soucier de toi même.

Je le regardais d'un air choqué. Je m'étais simplement inquiété pour lui et il me demandait de m'occuper de mes affaires. Je n'avais pourtant pas de mauvaises intentions, et ce n'était qu'un conseil. Je m'écartais alors un peu de lui, comprenant bien vite que ma présence ne lui plaisait pas. Cependant je trouvais ça véritablement idiot de mettre une telle distance sous le seul prétexte que j'étais surveillant.

- Ca va, on a compris que tu étais grand, fis-je avec humour. Je me soucis de moi-même alors, fais comme tu veux. Tu as l'air majeur après tout.

Je lui demandais ensuite son nom. Il commença alors à monter dans les escaliers en me faisant arquer un sourcil : il se tirait, vraiment ? Je venais de lui poser une question et il se cassait, comme ça ? Mais finalement il s'assit et posa sa tête entre ses mains.

- Robynne. Et vous ?

Je pris une mine faussement vexée. "vous" ? Sincèrement, j'avais l'air si vieux que ça ? J'en doutais réellement. Je montais alors un peu les escaliers pour réduire la distance entre nous. Je posai alors un index à chacune des extrémités de ses lèvres et les rehaussais pour former un petit sourire. Je pouffais de rire devant le résultats : c'était ridicule. Je retirais mes doigts pour lui répondre.

- Pas la peine de me vouvoyer, on doit avoir le même âge. Je m'appelle Luce.

Je m'assis alors à côté de lui en tripotant mes bracelets. Il avait vraiment l'air d'avoir un problème avec le fait que je bosse ici, j'aurais aimé comprendre davantage pourquoi. Je tournai alors le visage vers lui et pris la parole d'un air naturel. J'étais un peu blessé d'être à ce point mal perçu par ce garçon, mais je tentais de ne pas le montrer. Et puis pourquoi je m'obstinais comme ça d'abord ? Ca ne changeait rien si nous ne devenions pas proches. Mais il avait l'air d'avoir bon fond, après tout il m'avait sauvé la mise... Je voulais comprendre avant d'abandonner.

- Tu as l'air d'avoir un problème avec le fait que je sois surveillant, je me trompe ?
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MessageSujet: Re: La tragique épopée du portable. [PV : Robynne] Sam 23 Fév - 22:21

- Je sais bien ça, je n'ai jamais prétendu le contraire.

Je faillais lui répondre que tant mieux mais me retenait de justesse. Je n’avais pas à être agressif, je ne comprenais pas vraiment pourquoi mes réactions étaient si violente avec lui. Après tout je n’avais pas à être inquiet pour un blondinet trop idiot pour admettre qu’il y’avait certain endroit qu’il fallait éviter quand on mesurait à peine un mètre soixante-dix et que visiblement on n’était pas plus fort qu’un moustique.

J’haussais finalement les épaules tandis qu’il semblait surpris de mon détachement soudain. Mais je n’allais pas lui dire que j’étais heureux qu’il se mette dans des situations dangereuses justes pour paraître probablement plus adulte qu’il ne le prétendait.

Puis finalement il rougit en me détendant et nous rions ensembles de sa propre réaction. C’était étrange comme il pouvait me faire éprouver des sentiments aussi diverses que variés. Mais je n’aimais pas ça, éprouver des sentiments ainsi n’était jamais bon. Il fallait que je me détache et vite de garçon, il avait quelque chose de trop attractif pour que je puisse admettre que je le voulais juste pour une nuit. Mais finalement je fus totalement rebuté parce qu’il m’apprit…un surveillant.

Je détestais tout ce qui avait rapport avec la fac, peut-être parce que c’était ce que je détestais le plus. Pas que j’étais mauvais, au contraire j’étais plutôt intelligent puisque même si je ne venais jamais en cour j’assumais mes cours avec brio et passait de classe en classe sans trop de problème. C’était peut-être idiot mais j’aimais je ne m’autoriserais plus à avoir une relation avec un quelconque membre de l’institution de l’université.

- Allez ne réagis pas comme ça, je ne vais pas te manger parce que je bosse ici. Je ne suis pas un monstre hein.

Je ne pus m’empêcher de sourire en levant les yeux aux ciels. Bien sûr ca je savais qu’il n’allait pas me manger et me parler ainsi me faisait plus penser à un père parlant à son fils qu’a un surveillant asseyant de dialoguer avec un étudiant qu’il était censé justement surveiller. Alors doucement je passais ma main dans ses cheveux ébouriffant sa parfaite chevelure. S’il voulait me prendre pour un gamin j’allais le prendre lui aussi pour un gamin.

- Désolé, fis-je cependant en retirant ma main en regardant un point imaginaire. Tout ce qui a un rapport avec l’enseignement me rebute. Mais peut-être que tu pourrais me faire changer d’avis ?

Je lui souriais laissant à nouveau un long sous-entendu et lui tirait à nouveau la langue de façon totalement désinvolte puisque c’était devenu presque une tique pour moi de faire cela quand je cherchais à séduire quelqu’un même si je doutais que les choses entre nous ne serait plus que de simple discussion entre surveillant et élève.

[...]

- Robynne. Et vous ?

Son visage sembla se renfrogné tandis que je le vouvoyais mais il fallait instaurer de la distance mes sentiments me perdaient totalement et je ne savais que faire. Cependant alors que j’aurais pensé qu’il reste dans cette idée de distance je fronçais les sourcils alors qu’il s’approchait de moi en grimpant les marches que j’avais moi-même monté pour m’assoir et toujours en état d’étonnement je le laissais faire lorsqu’il me fit faire un sourire en saisissant les deux coins de mes lèvres. Il ria aussitôt en me faisant froncer les sourcils, il jouait à quoi au juste ? Je n’étais pas un gamin à qui on pouvait faire faire un sourire et ensuite se moquer devant le piètre résultat.

- Pas la peine de me vouvoyer, on doit avoir le même âge. Je m'appelle Luce.

Il s’assis alors à côté de moi et doucement agacé par son comportement je le poussais légèrement pour me placer devant lui écartant d’un mouvement sec ses jambes pour me placer dans l’espace crée. Brusquement je posais mes lèvres sur les tiennes caressant finalement de ma langue la peau pulpeuse de ses lèvres puis m’éloignait aussi rapidement que je m’étais installés en sautant habillement jusqu’au bas des marches pour me trouver le plus loin possible que lui.

Doucement je passais mes doigts sur mes lèvres là ou une douce chaleur semblait pétillée. Je détournais le regard de Luce un instant un peu déconcerté par cette sensation si agréable et reprenait vite mon aplomb et ma vengeance.

- Evite de trop me toucher si tu ne veux pas que je perdre le contrôle, fis-je narquoisement. Luce…

Je ne perdais bien évidemment pas du tout le contrôle je voulais juste qu’il arrête de me donner cette impression d’être un gamin et qu’il me voit totalement comme un adulte. Après tout il l’avait dit lui-même « on doit avoir le même âge ». J’étais agacé étrangement par son attitude je voulais qu’il me considère comme égal à lui et non inférieur je ne voulais pas de quelqu’un qui me faisait faire des sourires ou me parlait comme à un débile profond.

- Tu as l'air d'avoir un problème avec le fait que je sois surveillant, je me trompe ?

Je retournais mes yeux vers lui alors que je m’étais adossé au mur en face de Luce. Mes yeux émeraude se plantèrent dans les siens et je les laissais ainsi. Est-ce que…est ce que je pourrais tomber amoureux de lui ?

Je m’arrêtais surpris. J’avais vraiment pensé ça ? Je me mis à rougir et détournais le regard et levais les yeux aux ciels. Je déraillais mais vraiment là. Il fallait que je parte et qu’il quitte ma vue rapidement.

- Pas spécialement, avouais-je cependant en haussant les épaules. Mais disons que j’aurais préféré que tu sois étudiant, je n’aime pas beaucoup ceux qui représente l’autorité et les règles.

Au bout d’un moment je remontais quelque marche et venait prêt de lui. J’allais partir, ce n’était pas bon tous ses sentiments fou il fallait que je prenne mes distances. Pourquoi devais-cet être pour un gars comme lui que je me mette à réfléchir aux faits que je puisse tomber amoureux ? Il semblait trop gentil. Trop distant. Trop différent de moi. Moi j’aimais le plaisir, j’aimais m’amuser, j’aimais plein de chose alors que lui semblait plutôt le farouche garçon vierge et pur qui ne pensait qu’à rendre heureux les autres.

- Je dois y’aller, dis-je en plantant mes yeux dans les siens le surplombant de toute ma hauteur. J’ai été ravie de pouvoir t’aider mais tâche de faire un peu plus attention quand même à ton jolie minois.
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MessageSujet: Re: La tragique épopée du portable. [PV : Robynne] Dim 24 Fév - 13:38

- Allez ne réagis pas comme ça, je ne vais pas te manger parce que je bosse ici. Je ne suis pas un monstre hein.

Ca ne semblait pas beaucoup lui plaire que je lui parle comme ça. Avais-je dit quelque chose de mal ? Je me demandais s'il aurait si mal pris mes propos s'il ne savait pas que j'étais surveillant. Il eu un sourire agacé en levant les yeux au ciel, et finalement il ébouriffa mes cheveux bien ordonnés. Je haussais les sourcils en le regardant. Il semblait se venger d'une chose un peu stupide.

- Désolé. Tout ce qui a un rapport avec l’enseignement me rebute. Mais peut-être que tu pourrais me faire changer d’avis ?

Je ne pus m'empêcher de rire un peu à son grand sourire. Décidément il était très porté sur le sujet, ce qui n'était pas exactement mon cas. J'aimais certes prendre du plaisir avec des hommes, mais je n'étais jamais allé très loin. Ca m'effrayait assez d'être aussi intime avec quelque je supposais, mais visiblement pour lui coucher avec quelqu'un n'était pas spécialement intime. Ceci me dérangea un peu, et pourtant ça n'aurait pas dû. Qu'est-ce que ça pouvait bien me faire qu'un étudiant soit un coureur de jupons ?

- J'enseigne rien du tout moi. Et je suis sûr qu'en effet je pourrais te faire changer d'avis, fis-je avec un sourire innocent.

[...]

- Pas la peine de me vouvoyer, on doit avoir le même âge. Je m'appelle Luce.

Je crois que mon petit jeu l'avait agacé, et pas qu'un peu. Il me poussa pour se placer devant moi, écartant mes jambes brutalement pour se placer devant moi. Je le regardai en écarquillant les yeux, ne sachant que faire. J'étais sur le point de le repousser plus loin quand il posa ses lèvres sur les miennes. Une effervescence de chaleur se déversa dans tout mon corps à partir de mes lèvres, et mon coeur battait comme un fou. Sa langue vint caresser mes lèvres pour couronner le tout. Juste avant qu'il s'écarte, ma langue frôla la sienne. Instinctivement, j'avais commencé à participer au baiser.

Il s'écarta alors beaucoup de moi. Mon coeur ne se calmait pas. Normalement un tel comportement aurait dû me rebuter : je me détestais à trouver appréciable un coureur de jupons. J'étais sérieux dans mes relations. Certes je n'aimais pas instaurer une intimité, mais je ne sortais pas avec quelqu'un sans l'aimer. Alors qu'un mec vienne de m'embrasser comme ça, et que ça m'est plu... je secouai la tête, sentant encore mes lèvres et mes cuisses me brûler de son contact.

- Evite de trop me toucher si tu ne veux pas que je perdre le contrôle. Luce…

Après un moment de silence je répondis, encore totalment abasourdi par ce qu'il venait de se passer. Peut-être effectivement l'avais-je considéré comme un "inférieur hiérarchique". Là ce n'était plus le cas, et je comprenais qu'il ne fallait pas le prendre pour un gamin. Il était tout à fait adulte.

- Je... d'accord, je suppose.

Je lui demandais ensuite, après avoir repris mes esprits, s'il avait un problème avec le fait que je sois surveillant. J'avais l'impression d'avoir engendré son animosité dès le moment où j'avais dit cela, et ses paroles ainsi que son comportement me confirmaient mon hypothèse. Il détourna le regard en rougissant soudainement. Je ne comprenais pas ce qu'il lui arrivait mais ne fit pas de remarque. Notre relation était déjà partie d'une manière étrange, me moquer de lui, même gentiment ne serait pas une bonne idée.

- Pas spécialement. Mais disons que j’aurais préféré que tu sois étudiant, je n’aime pas beaucoup ceux qui représente l’autorité et les règles.

Cette fois-ci je ne pus m'empêcher d'éclater de rire. Moi, l'autorité et les règles ? Je faisais ce job car me faire appeler "surveillant" revenait à être payer. J'allais peut-être vite fait faire le tour des couloirs, surveiller quelques permancences et remplir deux ou trois papiers administratifs. Je n'avais pas grand chose à faire que l'ordre règne dans ce lycéen ou non.

- Ce n'est pas mon rêve d'enfance d'être surveillant tu sais, je me fiche un peu de tout ça, c'est question d'avoir un salaire.

Il s'approcha alors finalement de moi en me surplombant. Mon coeur reprit une course effrénée à une distance aussi réduite, mais je le regardais en arquant un sourcil. S'il essayait de m'impressionner c'était raté : je me levais pour lui faire face. Je n'avais pas l'intention de me laisser marcher sur les pieds juste parce qu'il était grand.

- Je dois y’aller. J’ai été ravie de pouvoir t’aider mais tâche de faire un peu plus attention quand même à ton jolie minois.

Je le regardais avec un sourire gentiment moqueur. Comme pour le provoquer un peu plus, j'ébouriffai ses cheveux comme il l'avait fait pour les miens. Bon, les siens n'étaient pas coiffés alors ça n'avait guère d'importance, mais c'était le geste qui comptait.

- Tu as raison, mais fais attention à toi aussi, ce serait dommage de t'abîmer, fis-je en déposant un baiser au coin de ses lèvres.

Puis je me rendis compte de ce que je venais de faire. Ca ça n'allait pas du tout. C'était certes une vengeance, mais ça avait été beaucoup trop naturel. Un peu précipitamment, je lui fis donc un vague signe de main et partis. Je ne devais non seulement pas m'impliquer sentimentalement avec un coureur de jupons, mais en plus c'était un élève. Certes je n'affectionnais pas mon job, mais il me fallait de l'argent. Je ne pouvais pas prendre le risque de me faire virer à ma première semaines.

Je devais mettre de la distance. Ce Robynne allait me causer bien des soucis.


FIN
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MessageSujet: Re: La tragique épopée du portable. [PV : Robynne]

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La tragique épopée du portable. [PV : Robynne]

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