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Une balade de sensations ~ [YAOI ; PV : Maher Dhia ]

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MessageSujet: Une balade de sensations ~ [YAOI ; PV : Maher Dhia ] Dim 11 Nov - 23:40

    UN CONCERTINO ACCESO,
    UNO OPERA AMOROSO.

Un concert enflammé, un opéra amoureux.

Cela faisait maintenant quatre mois que j'étais arrivé à Suki Gakuen et sept ans que j'étais en France. Je commençais lentement — mais sûrement — à m'habituer au rythme de vie de l'école, oubliant certaines bribes de souvenirs douloureuses et créant d'autres fragments de mémoire plus heureux que jadis tandis que je commençais aussi à voir ma vie sociale s'épanouir, le langage ne faisant plus partie des barrières qui m'empêchaient de communiquer avec les autres. Je me souvenais encore, comme si c'était hier, de l'Été 2012 où je venais tout juste de sortir de mon centre de désintoxication et goûtais les premières bouchées d'une liberté passagère. Quand le soleil se couchait, adieu étiquettes et attitude conciliante, bonsoir au Yuri au sourire malsain. En effet, lorsque le soir arrivait, j'assistais à des fêtes — non alcoolisées et chaperonnée par des adultes —, aguichais parfois deci delà quelques adolescents de mon âge — qu'importait leurs parentés ou leur apparence tant qu'ils étaient consentants — et me faisais gâter par mes parents, modérément heureux de me retrouver guéri. Je n'en n'avais pas l'air, c'est vrai mais, c'était en quelque sorte un petit secret que je ne partageais avec personne qu'avec moi-même. Même sachant pertinemment que je ne devais pas m'y acclimater, ces soirées devinrent bientôt des habitudes de vie, ne m'empêchant à aucun moment, d'en profiter un maximum. Hélas, ce temps-là passa extrêmement vite, la chaleur de la saison remplacée par un vent mordant d'Automne, les petites réunions festives de soirs d'Été par des cours d'un ennui des plus total et des parents presque affectueux par des professeurs très étranges.

Encore profondément plongé dans mes pensées, je levais mes yeux vers le ciel nuageux et rosé et appréciait l'odeur typique de la mer qui se trouvait face à moi, comme si je sentais la nostalgie de cette période. Pourtant, je n'étais pas si malheureux d'être à Suki Gakuen. Certes, je trouvais le temps affreusement long et sortais souvent quand on nous accordait du temps libre mais, qui refuserait un peu d'air maritime quand celui-ci était à portée de main ? Sur la plage, une légère brise souffla dans ma chevelure, à l'instar d'une réponse à ma question, et fit doucement onduler quelques mèches dorées, rejetant un peu plus loin la mer sur le sable refroidi pendant que le doux chant des mouettes s'éloignait pour laisser place à celui, moins criard, de l'onde bleue. Il devait sûrement être aux environs de 18 heures quand je décidais enfin de venir me percher sur un rocher massif, rempli d'algues et de sable, juste devant des oyats dansant. En arrivant, je n'avais vu personne, pas de chat, pas de marchands, pas une seule âme qui vive. Et pour cause, qui serait assez fou pour s'échouer ici alors qu'en ce moment, le climat n'était pas favorable à une balade au bord de mer et les soirées les plus « branchées » se passaient en boîte de nuit ? Je me sentais désolé pour moi-même et pour mes idées folles puis, enlevais ma paire de converses rouges pour les exposer à côté de moi, sur le sable et, m'allongeais de tout mon long sur le rocher large et plat, décidant de me laisser bercer par la nature et mes cicatrices psychiques puisque j'étais quasiment certain que personne n'irait me déranger.

À présent que mes yeux étaient clos, mes autres sens prenaient tour à tour le relais. Je sentais l'atmosphère calme et maritime de la plage déserte m'envoyer des rêves colorés, le vent frais me caresser mes jambes nues et mon visage encore juvénile et les quelques oyats souples qui parvenaient à me toucher le buste. De bonne humeur, je me permettais même de chanter un peu :

« Ô mon bel amour, quand viendras-tu ? Je t'ai attendu si longtemps, presque 100 ans ! Où es-tu, mon prince ? Ma patience diminue ! »

Bien que conscient que je n'étais pas un chanteur hors pair, je prenais plaisir à improviser quelques airs et même si la pierre dans mon dos subsistait, j'avais l'impression de planer, entraîné par l'harmonieuse mélodie qui m'accompagnait.
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MessageSujet: Re: Une balade de sensations ~ [YAOI ; PV : Maher Dhia ] Mer 28 Nov - 21:58

Je ne sais plus quoi faire, je ne sais plus quoi penser. Mon coeur est toujours serré, mon esprit tourmenté et mon âme chagrinée. J'en ai plus qu'assez de tout cela. Je veux passer à autre chose, mais c'est plus facile à dire qu'à faire... J'ai l'impression qu'il me manque quelque chose pour vivre... Une part de moi. Sarra a laissé un immense gouffre derrière elle en partant. Depuis cet incident, l'abime qui s'est creusé dans mon coeur n'a fait que s'agrandir, de plus en plus. Je me sens si seul, dépossédé de ce soleil qui me garantissait le bonheur éternel... Malgré tout, je n'imagine pas un autre soleil prendre sa place. Peut-être dans un futur lointain... Mais je ne crois pas ressentir de sitôt les chauds rayons d'un autre astre.
Malgré la température un peu froide à l'extérieur, j'ai décidé qu'un petit tour à la plage ne pourrait me faire de mal. C'est l'un de mes endroits favoris où j'ai l'habitude de ruminer mes souvenirs. Je me suis bien adapté au quartier où j'habite, mais je n'ai pas encore osé m'aventurer autre part. Jusqu'à aujourd'hui, je me suis contenté de vivre dans un périmètre restreint. Je n'ai pas besoin de plus. Pas pour l'instant. D'abord, accepter la réalité. Ensuite je pourrai vivre tranquille et aller voir plus loin. Si seulement j'y arrive un jour...
C'est en claudiquant que j'abouti enfin à la plage. Évidemment, il n'y a personne. Avec le froid de cette température automnale, il aurait été surprenant que quiconque veuille se retrouver ici. Le vent frais me rosi les joues. Ça ne m'est pas désagréable. Je ne suis pas du genre à être frileux.
Je poursuis donc mon chemin jusqu'à mon rocher « habituel ». Je m'arrête promptement en constatant qu'il est déjà occupé. Non mais, il fallait absolument que cette personne aille s'évacher à cet endroit précis. Je me gratte la nuque et soupire, exaspéré. Résigné à m'installer ailleurs, mon regard explore les environs. Il y a un deuxième rocher près du premier, je m'y dirige donc, toujours en boitant. Je m'arrête pourtant à quelques mètres de celui-ci, percevant un air mélodieux.

« Ô mon bel amour, quand viendras-tu ? Je t'ai attendu si longtemps, presque 100 ans ! Où es-tu, mon prince ? Ma patience diminue ! »

Mon regard se porte instinctivement vers le jeune homme étendu. Je n'ai pas saisi l'intégralité de ses paroles, puisque que je connais peu cette langue — étant d'origine arabe et connaissant peu le français —, mais j'ai compris le nécessaire. Une chanson d'amour, à coup sûr. J'esquisse un petit sourire et regarde au loin, le large. Un léger grognement s'échappe de ma gorge lorsque je me penche pour m'asseoir en tailleur sur la pierre. Pas que le fait de me pencher me fasse mal, mais j'évite de faire de faux mouvements pour ne pas aggraver ma blessure. Conseil des médecins. Heureusement, je ne ressens aucune douleur. La plus grande souffrance subie suite à cet accident, c'est bien d'avoir perdu ma soeur. Je me fiche éperduement de n'importe quelle blessure physique. La douleur morale a bien plus d'impact que la douleur physique, à mon avis...
Mon coeur se serre dans sa poitrine et je me recroqueville un peu, comme pour me protéger d'autres blessures. Je ne me préoccupe pas de la présence du jeune homme. Moins de deux mètres nous séparent l'un de l'autre. Je songe à cette chanson, celle qu'il a chanté tout à l'heure. Peux-être est-il amoureux d'une jeune fille, que celle-ci ne l'aime pas en retour. Ou alors il sort tout juste d'une rupture avec l'être aimé. Je me trompe peut-être totalement... Il chante certainement car il en a envie, car il aime bien cet air.
Je ressens un brin de jalousie s'emparer de moi. Je me sens si seul... Je suis seul... Je me pose souvent la question : Pourquoi suis-je parti ? Pourquoi ai-je tout laissé derrière moi ? Ma vie, mes amis, mon travail, ma famille... Qu'est-ce que j'espérais ? Oublier tout et repartir à zéro ? Je suis bien naïf... Je regrette, à présent. Je souhaite de tout mon coeur reculer, revenir en arrière, ne pas y aller, ne pas emprunter ce chemin...
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MessageSujet: Re: Une balade de sensations ~ [YAOI ; PV : Maher Dhia ] Mer 5 Déc - 1:34

Ne décelant pas encore la présence d'un autre homme sur la plage, je continuais à voguer sereinement dans l'univers enchanté que je m'étais peigné à l'esprit, tandis que, dans ma gorge, un amas de sons semblant mélodieux constituaient un air sans queue ni tête, sans règle ni accord. Les intervalles se succédaient, dans un désordre innommable pour musicien vétéran mais, cela ne m'empêchant en aucun cas de poursuivre ma « chanson ». Je pouvais aisément passer de deux notes conjointes majeures à des tierces mineures ou des octaves justes, sans que mon père ne vienne me châtier d'une punition corporelle. Et les paroles insensées que je proférais, à qui cela importait au fond ?

« Mon Prince que j'attends a des cheveux d'or, il ne chevauche peut-être pas un beau destrier blanc mais, il m'aimera moi, pour ce que je suis. S'il est vraiment aussi parfait que je l'imagine alors ces 100 ans de patience n'auraient été vain. Je l'aime tant ; ah, je l'aime fort... »

Un zéphyr frais continuait de prendre plus de force à mesure que le temps avançait, comme s'il me poussait à arrêter et son souffle sur ma peau refroidie, modifiait perceptiblement ma voix qui ne cessait de tressauter en déformant un peu plus ce que j'improvisais. La chair de poule avait pris possession entière de mon corps, tentant vainement de retenir la chaleur qui s'en échappait et mon esprit priait tout aussi inutilement afin que personne n'entende ce massacre musical dont j'en étais l'auteur. J'étais une honte, un déchet car d'une seule note mal interprétée, je détruisais mon seul loisir et plaisir et me noyais un peu plus dans l'immondice de ma folie humaine. Cependant, seuls la mer et moi en aurait été témoin, s'il ne s'était pas trouvé là, à quelques mètres du rocher sur lequel je me reposais.

Je ne l'avais pas entendu marcher sur le sable mais, en s'installant sur le roc voisin, un grognement me parvint à l'oreille. Il était grave et humain, montrant clairement que c'était un homme et me paralysant dans ma liberté momentanée. Une erreur de plus que je commettais, à présent. Sentant le vertige me prendre, j'ouvrais promptement mes yeux, mon sang se concentrant sous mes joues par embarras et me redressais en silence, cherchant le nouveau venu. La Terre tournait sans moi, me laissant impuissant contre le sort et me ridiculiser devant un inconnu. Déjà, je me sentais coupable des droits que je m'étais approprié sans pour autant le montrer et me giflais mentalement pour tout ce que j'avais osé penser auparavant.

* Étiquettes, étiquettes... Souviens-toi de tout ce qu'on t'a appris, ne sois pas le déshonneur des Juilliard... Respire.

Mes idées devenant à peu près claires, j'obéissais docilement à mon propre ordre et inspirais longuement une grande goulée d'air salé tandis que les muscles tendus de mes épaules se détendaient peu à peu. Lorsque je revins à une attitude calme et digne, je m'asseyais sans précipitation, enfonçant mes pieds nus dans le sable froid et posais mes mains sur la roche pour me soutenir, une chaque côté de mes hanches. Ainsi posé, mon regard sonda lentement la plage, craintif de découvrir ce que je redoutais, et vis un bel homme blond, visiblement un brin plus âgé que moi. Je lui donnais 25 ans, tout au plus. Il avait des yeux d'un bleu translucide, un teint plus hâlé que moi-même ne l'étais et sa carrure athlétique, si différente de la mienne, me faisait déduire sans trop de difficulté qu'il était un étranger venant du monde Oriental. Son regard pensif lui donnait un certain charme, bien qu'il semblait en proie à une souffrance intérieure — peut-être dû à mon horrible chant, qui sait ? — et avait le visage interdit, restant dans un silence de mort. Il arborait des vêtements relativement étranges — pas plus que moi sûrement — et m'intimidait presque, dans la mesure où son bandeau et sa paire de gants noirs me rappelaient le stéréotype du malfrat. Toutefois, sans le connaître et constatant manifestement son air douloureux, je ne me permettais pas de le juger sévèrement et me posais plutôt la question suivante : que faire ?

Il m'avait vu sous le plus mauvais angles qui soit et, je ne pouvais décemment pas passer outre cet acte terrifique au risque de passer pour un incapable à la voix de castrat. Paniquant de nouveau, une vague de courage m'incita à lui parler, lui dire n'importe quoi tant que cela lui faisait oublier mon abominable performance précédente et, accessoirement effacer ses traits soucieux.

— Eum... Euh... Bonjour ? lançais-je d'un ton désespérément lâche.

N'affichant qu'un visage neutre apparent, je me maudissais intérieurement de la faiblesse que je montrais face à un bellâtre de son genre et espérait néanmoins qu'il ne me prenne pas pour l'un de ces hommes de plage, toujours à flirter avec quelqu'un et, conséquemment, en quête d'amour nouveau.
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MessageSujet: Re: Une balade de sensations ~ [YAOI ; PV : Maher Dhia ]

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